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Nouvelles des Sénateurs

Le d.g. des Sénateurs Bryan Murray lutte contre le cancer grâce au travail

par Staff Writer / Ottawa Senators

Par Chris Stevenson - Correspondant LNH.com

OTTAWA – À presque tous les jours, on peut voir le directeur général et président des opérations hockey des Sénateurs d'Ottawa, Bryan Murray, dans les couloirs, les bureaux et les gradins du Centre Canadian Tire, alors qu'il discute avec les membres de son personnel, les joueurs et les représentants des médias.

Seize mois après que l'homme de 72 ans eut reçu un diagnostic de cancer du côlon en phase terminale qui s'était répandu jusqu'à son foie et ses poumons, Murray résiste plutôt bien à la maladie et il estime que se présenter au travail l'a aidé énormément dans sa bataille.

« Je viens de passer des examens et on m'a dit que c'est plutôt stable, a indiqué Murray. Ça ne prolifère pas, ça ne diminue pas, ça reste pas mal comme c'était. La chimio et les autres traitements que je suis semblent avoir, pour le moment du moins, réussi à contrôler la croissance. »

Les Sénateurs recevront les Flames de Calgary, mercredi, à l'occasion d'un des matchs présentés dans le cadre du programme « Le hockey pour vaincre le cancer » (19h30 HE; TVA Sports, SN1).

« Je ne cesse de me dire que je vais soutirer une autre année de ce vieux corps et j'espère que ça va continuer, a affirmé Murray. C'est un type de maladie, me dit-on, qui ne va jamais disparaître. Si je peux garder cela stable pendant un certain temps, je peux gagner quelques années. Je ne sais pas, je ne prétends pas savoir, et sans doute que je ne veux pas savoir combien de temps j'ai probablement à vivre. Je fais ce que je peux pour combattre et rester actif. Je crois que mentalement, je vais bien parce que je continue de rester impliqué dans mon travail avec l'équipe, et que je continue de côtoyer de jeunes gens la plupart du temps. Je crois que ce sont tous là des éléments positifs. »

En plus de recevoir de la chimiothérapie aux deux semaines, Murray a droit à des traitements au Centre de cancérologie intégrative d'Ottawa. Murray a également fait savoir qu'il a recours à la naturopathie pour se soigner, au moyen d'extraits de gui et de champignons.

« Il y a plusieurs choses, a-t-il dit. Par exemple, trois injections aux deux jours d'anticoagulants et un autre médicament pour favoriser la croissance des globules blancs, ce qui permet de contrer les effets de la chimio.

« La clé, c'est la chimio, mais les autres choses aident au niveau des effets secondaires, et ça semble fonctionner. »

Selon Murray, le fait de continuer à travailler lui a permis de se « donner la permission de ne pas m'inquiéter de mon sort ».

« Alors je me présente à l'aréna, je parle aux joueurs, je m'implique et je pense constamment à ce que nous pouvons faire pour nous améliorer. J'interagis avec les gens, les joueurs, les entraîneurs, le personnel.

« Je crois que ç'a un impact très, très positif sur ce qui arrive. J'ai souvent parlé à mon épouse, Geri, du fait que c'est bien d'avoir des périodes de congé, d'avoir le temps de voyager un peu, mais je crois que c'est important de rester impliqué et de continuer d'entretenir des liens étroits avec l'équipe. »

La présence de Murray chez les Sénateurs est bénéfique pour tout le monde. Il en retire des éléments positifs, mais il est tout aussi vrai que les joueurs sont inspirés par son ardeur au travail et son attitude, compte tenu du contexte auquel il fait face.

« C'est impressionnant et c'est vraiment inspirant, a déclaré le défenseur des Sénateurs Mark Borowiecki. Je ne peux imaginer l'épreuve qu'il doit traverser en ce moment, ce que vit sa famille. Le fait qu'il soit ici aussi souvent, le fait qu'il s'engage auprès de l'équipe, qu'il soit autant impliqué dans nos succès, c'est une inspiration pour nous tous.

« Ça met ta vie et tes problèmes en perspective. S'il peut lutter contre le cancer et continuer à travailler, ça veut dire que je n'ai aucune raison de me lever le matin et de me dire, 'Je suis fatigué, je ne vais pas donner un effort complet aujourd'hui'. »

Pour l'instant, Murray prévoit continuer d'être le directeur général des Sénateurs jusqu'à la fin de la saison. L'entente qu'il a avec le club prévoit ensuite qu'il occupe un poste de conseiller pendant deux années.

Tout dépendant de son état de santé à ce moment-là et de ce qu'en pense le propriétaire des Sénateurs Eugene Melnyk, Murray a l'intention de continuer à travailler par la suite.

« Nous allons continuer à en discuter, mais je ne pense pas que je vais fermer la porte complètement, a dit Murray. Peut-être que ma charge de travail ne sera pas la même. Si Eugene et les gens ici qui travaillent pour les Sénateurs ont besoin d'une personne qui peut les aider à certains égards sans être là tous les jours, on pourrait me convaincre de le faire. C'est là quelque chose que j'envisagerais au fil du temps. »

Entre-temps, la décision de Murray de révéler publiquement son état de santé et d'encourager les gens à subir des colonoscopies a peut-être contribué à sauver des vies.

Après avoir entendu le témoignage de Murray, l'entraîneur associé des Blues de St. Louis Brad Shaw s'est fait examiner par colonoscopie et cela a permis de constater qu'il avait une tumeur de la grosseur d'une balle de golf – qu'on a pu enlever.

« J'avais 50 ans et je n'avais pas eu [de colonoscopie] et j'avais l'impression d'être en bonne forme, a déclaré Shaw. Il n'y avait aucun indice. J'étais sous le choc. Je m'attendais à ce qu'on me dise que j'étais en parfaite santé, qu'on me renvoie chez moi et qu'on me dise de revenir dans 10 ans. »

Shaw doit maintenant faire un examen de suivi tous les ans, afin qu'on puisse suivre l'évolution de son état de santé.

« Ça fait peur, a-t-il reconnu. Ce que Bryan a traversé comme épreuve, on peut voir que c'est un battant. Je suis reconnaissant du fait que Bryan ait décidé d'en parler publiquement et ait essayé de sensibiliser les gens à ça. Sans ça, il n'y a aucun moyen de le savoir, aucun. Dans ce sens-là, c'est un peu sinistre. [Subir une colonoscopie] est une façon plutôt simple de s'assurer que tout va bien. »

Murray a trouvé le moyen de transformer sa situation en élément positif pour les autres.

« C'est difficile, parfois, de parler publiquement de quelque chose. C'est dur d'en discuter, a-t-il affirmé. Pour mes enfants surtout, qui n'arrêtaient pas de voir 'cancer terminal' partout, et qui n'aimaient pas ça. La récompense, c'est que le message a peut-être aidé bien des gens. Si tu peux redonner à d'autres, c'est bien. »

Author: Chris Stevenson | Correspondant LNH.com

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