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"Le but, c'est de jouer dimanche"

par Staff Writer / Ottawa Senators
QUEBEC - Le Canada et la Suède se sont entraînés, jeudi, sur la glace du Colisée de Québec, en vue de leur affrontement de vendredi, en demi-finale du Championnat du monde de hockey.


Pour le Canada, à n'en pas douter, ce match constitue une autre étape dans sa préparation pour la grande finale de dimanche. "Le but, c'est de jouer dimanche", a affirmé l'adjoint au directeur général, Luc Robitaille, quelques instants après l'entraînement du Canada.

Cette demi-finale est d'ailleurs une répétition de celle de l'année dernière, à Moscou, alors que le Canada avait vaincu la Suède par la marque de 4-1. Mais pour l'entraîneur-chef de la Suède, Bengt-Ake Gustafsson, il ne s'agit pas de venger cet échec.

"On ne peut pas parler de revanche, a-t-il dit. Ce sont deux nouvelles équipes, un nouvel amphithéâtre. Tout est différent. Mais il demeure que tout le monde est excité par ce match. Tout le monde a hâte de jouer cette demi-finale."

Pour Gustafsson, la clé pour la Suède est de respecter le plan de match et de ne pas tomber dans le jeu des Canadiens.

"On ne veut pas que ça devienne une série de chances de marquer entre les deux équipes, a-t-il expliqué. Et je crois que le Canada ne veut pas voir le match prendre cette direction non plus. On se doit de jouer un bon match défensif."

C'est sans surprise que les représentants des deux nations ont déclaré s'attendre à un match difficile et avoir beaucoup de respect pour leurs adversaires.

"La Suède présente le meilleur jeu d'ensemble de ce tournoi, a déclaré l'entraîneur-chef canadien, Ken Hitchcock. Leur concept de jeu est basé sur des unités de cinq joueurs. Ils foncent à cinq et se replient à cinq.

"Bien sûr, nous croyons pouvoir les battre, mais nous avons beaucoup de pain sur la planche."

L'entraîneur canadien a d'ailleurs bien hâte de voir comment son équipe va se comporter, maintenant qu'elle ne sentira plus la pression d'atteindre cette étape du tournoi. Il estime également, tout comme Robitaille, que sa formation s'est améliorée de match en match.

"Nous formons une bien meilleure équipe sans la rondelle, a-t-il expliqué. Nous sommes aussi meilleurs en échec avant."

Premiers au classement, mais négligés

La formation suédoise occupe présentement le premier rang du classement mondial de l'IIHF, juste devant le Canada. Néanmoins, c'est dans le rôle de négligés que les Suédois sauteront sur la glace, vendredi. Bizarre, non?

"Pas du tout, insiste le défenseur Anton Stralman, qui a disputé 50 matchs avec les Maple Leafs de Toronto la saison dernière. On n'a pas joué comme une équipe qui occupe le premier rang mondial dans ce tournoi. On doit élever notre jeu d'un cran."

La fédération suédoise a essuyé plusieurs refus de la part de ses vedettes évoluant dans la LNH au moment de former l'équipe qui défend actuellement ses couleurs. Mais Gustafsson, loin de s'en formaliser, comprend la décision prise par ces joueurs.

"On espérait présenter une formation plus puissante dans ce championnat. Ce n'est pas le cas. C'est décevant, mais plusieurs joueurs que nous avons invités ont préféré se reposer. Certains ont eu à composer avec des blessures cette saison. Mais c'est une grande déception. Ceci dit, nous avons les joueurs que nous avons, et cette équipe est forte. Chacun accepte son rôle et réalise qu'on doit pratiquer un style plus hermétique pour connaître du succès."

Leclaire et Lundqvist dans le filet

C'est Pascal Leclaire qui défendra la cage du Canada dans ce match. Du côté de la Suède, Gustafsson ira avec son homme de confiance, Henrik Lundqvist.

La présence de Leclaire n'est pas surprenante, puisque Hitchcock a instauré un système d'alternance entre ses deux gardiens. Il a d'ailleurs déjà annoncé que le prochain match sera l'affaire de Cam Ward.

"Ces deux gars méritent de jouer", a spécifié Hitchcock.

Leclaire, quant à lui, est bien heureux d'être à Québec "quand ça compte".

"On est contents d'affronter des équipes qui jouent du 'hockey normal'. On a rencontré des clubs qui se repliaient à cinq joueurs parce que c'est la seule façon qu'ils pouvaient tenter de nous arrêter. Là, on va retrouver des clubs qui jouen
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