Skip to main content
The Official Site of the Sénateurs D'Ottawa

Nouvelles des Sénateurs

La Génération Y fait déjà sa marque

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Le défenseur Erik Karlsson, le premier choix des Sénateurs au repêchage de 2008, est devenu un joueur-clé au sein de l'équipe à sa première année dans la ligue. D'autres jeunes espoirs attendent impatiemment de faire leur marque dans le futur (André Ringuette/NHLI via Getty Images).
Il s’agit sans aucun doute d’une des réalités inévitables de la vie dans la Ligue nationale de hockey.


Une génération de talents connait sa période de gloire, puis passe le flambeau à la suivante. Et si une organisation trouve une façon de bien coordonner le tout, la transition s’effectue généralement sans heurts.

Pas de chichi.

C’est ainsi que les Sénateurs d’Ottawa analysent leurs récentes récoltes au repêchage – lors des deux dernières assises en particulier – sur lesquelles ils fondent leurs plus grands espoirs. Quelqu’un doit incarner le prochain Daniel Alfredsson ou Chris Phillips, ou simplement être la bonne personne qui permettra à l’organisation d’aller de l’avant dans une position donnée. Et comme les Sénateurs commencent à le découvrir, ils pourraient déjà avoir ces éléments en place.

La perle du repêchage amateur de 2008 — un jeune défenseur talentueux du nom d’Erik Karlsson —semble déjà démontrer qu’il connaîtra beaucoup de succès dans la LNH. Étant donné son petit gabarit (5’ 11’’, 175 livres) et son jeune âge, l’athlète de 19 ans originaire de Landsbro, en Suède, ne devait pas en principe arriver dans le grand circuit avant la saison 2010-2011. Toutefois, dès la moitié de la présente campagne, il s’est avéré être le défenseur agile et capable de déplacer la rondelle que le directeur général Bryan Murray et son personnel recherchaient depuis déjà quelques années.

« Il a fait énormément de progrès en très peu de temps », a déclaré l’entraîneur-chef des Sénateurs, Cory Clouston, à propos du jeune phénomène. « Il joue avec beaucoup de confiance et de sang-froid. Il démontre (déjà) qu’il sera tout un joueur, pas seulement à court terme. »

Karlsson vous dira qu’il a probablement devancé d’un an son échéancier qui prévoyait deux années complètes à partir de la soirée de juin 2008 où il avait été sélectionné à la Place Banque Scotia, pour atteindre la LNH. Mais on ne pouvait lui refuser un poste au sein de l’alignement au premier jour du calendrier, même s’il lui a fallu passer un petit séjour chez les Senators de Binghamton, dans la Ligue américaine.

Vous devez déterminer ce qui est mieux pour le joueur et aussi pour l’équipe. Où va-t-il jouer et où va-t-il se perfectionner? Il faut éviter de lui en mettre trop sur les épaules, trop tôt, afin de ne pas aller à l'encontre du but recherché. Il s’agit plutôt se demander ce qu’ils sont devenus, s’ils maîtrisent le niveau atteint et quelle est la meilleure possibilité pour eux? - Randy Lee
« Je savais que je n’étais pas prêt à évoluer dans la LNH lorsque je suis arrivé (à Ottawa), a déclaré Karlsson. Mais je sens que j’ai pris la bonne décision et que l’équipe en a fait de même en me gardant. Tout se déroule bien, mais je dois continuer à travailler afin de demeure sur la bonne voie. »

Heureusement, Karlsson s’est retrouvé dans le vestiaire des Sénateurs et son entourage a rapidement constaté et compris l’importance du niveau de confiance et d’habileté qu’il apporte au groupe. Des qualités, il faut le souligner, dont ne peut se passer une équipe qui aspire aux grands honneurs.

« Il va commettre des erreurs, mais cela fait partie du cheminement, a déclaré Alfredsson. Il est encore au stade de l’apprentissage, mais son potentiel est incroyable. »

Le fait d’avoir un jeune joueur sous contrat à titre de recrue qui décroche un poste dans la formation représente aussi un scénario idéal aujourd’hui, en raison du plafond salarial. Il suffit de choisir le bon moment pour le faire.

« Vous devez déterminer ce qui est mieux pour le joueur et aussi pour l’équipe », a déclaré Randy Lee, directeur du développement des joueurs et de l’administration hockey chez les Sénateurs. « Où va-t-il jouer et où va-t-il se perfectionner? Il faut éviter de lui en mettre trop sur les épaules, trop tôt, afin de ne pas aller à l'encontre du but recherché. Il s’agit plutôt se demander ce qu’ils sont devenus, s’ils maîtrisent le niveau atteint et quelle est la meilleure possibilité pour eux?

« Je pense que Zack Smith (un choix de troisième ronde au repêchage de 2008) pourrait évoluer au sein de notre équipe en ce moment. Mais qu’est-ce qui est le mieux pour lui? Jouer pendant quatre ou cinq minutes par match ici (à Ottawa) ou passer 15 ou 20 minutes là-bas (à Binghamton)? C’est le résultat final qui compte. »

Peu importe si un séjour dans les mineures est nécessaire ou non, les Sénateurs gardent bon espoir que la prochaine génération est sur le point de faire sa marque. Karlsson s’est taillé un poste cette saison, tout comme Peter Regin, un joueur de centre élancé du Danemark qui a grimpé les échelons pendant le camp d’entraînement. Lee prévoit que le vaillant Smith aura droit à son tour prochainement.

Ensuite, il y a quelques-uns des joyaux sélectionnés aux assisses de 2009 à Montréal, en particulier le défenseur repêché en première ronde Jared Cowen et le gardien suédois Robin Lehner, un choix de deuxième ronde. Les deux évoluent présentement dans le hockey junior, mais ils pourraient être prêts à faire le saut chez les professionnels la saison prochaine.

« Jared Cowen est sous contrat, donc il lui restera à décider s’il est prêt à relever le défi de se tailler une place, a dit Lee. Robin Lehner domine la Ligue de hockey de l’Ontario (chez les Greyhounds de Sault Ste. Marie). Il a fait une belle impression au camp des recrues et au camp d’entraînement (l’automne dernier), ce qui l’a propulsé. »

Les Sénateurs s’attendent aussi à de grandes choses de la part du défenseur Patrick Wiercioch, un choix de deuxième ronde en 2008 qui en est à sa deuxième année à l’Université de Denver. Déjà, on laisse entendre que Karlsson, Cowen et Wiercioch formeront le noyau de la brigade défensive des Sénateurs dans un proche avenir.

Il est évident que les séances de repêchage 2008 et 2009 pourraient avoir le potentiel de contribuer à la destinée de l’organisation.

« Ils seront très déterminants, a dit Lee. Nous sommes un peu dépourvus, car nous avons échangé quelques choix au repêchage dans le passé et pour d’autres joueurs repêchés, les résultats n’ont pas été concluants. Si vous n’avez pas un approvisionnement continuel de jeunes joueurs talentueux, vous aurez des problèmes. »

La prochaine génération, faut-il le préciser, ne se limite pas seulement aux jeunes à l’aube de la vingtaine. Prenez l’exemple de Matt Carkner, âgé de 29 ans, qui a joué les apprentis chez les pros pendant huit saisons avant de se tailler un poste chez les Sénateurs au camp d’entraînement. Un mois plus tard, l’attaquant natif de la localité de Winchester, non loin d’Ottawa, a signé un contrat de deux ans à sens unique avec la formation de la LNH de la capitale nationale.

« Plusieurs personnes dans notre domaine écartent des joueurs qui ne sont pas parvenus à percer après un certain âge, de dire Lee. Mais il ne faut pas abandonner. Il (Carkner) n’a jamais cessé de travailler, ne s’est jamais plaint, ne s’est jamais trouvé d’excuses et il n’a jamais dit "je me fais avoir". Il a fait son propre chemin. Parfois, c’est ce qu’il faut faire et si l’on voit une porte se fermer, il faut l’ouvrir et c’est ce qu’il a fait. C’est une très belle histoire. »


En voir plus