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Nouvelles des Sénateurs

Kelly adopte l'approche sensée

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Il est un joueur rationnel, un attaquant chez les Sénateurs d’Ottawa qui possède une perception intuitive du hockey des plus développées.


Même si Chris Kelly est conscient qu’il ne pourra anéantir personne avec son physique, mais il sait fort bien qu’il y a plusieurs façons d’aboutir à ses fins. Que ce soit en infériorité numérique ou en remplaçant un joueur au sein d’un des deux premiers trios des Sénateurs, sa connaissance du jeu s’avère toujours très utile.

« Je crois que cela est prédominant dans mon style », a déclaré Kelly, qui en est maintenant à sa cinquième saison complète chez les Sénateurs. « Il s’agit de l’une de mes forces, car je peux lire le jeu, maîtriser notre système et savoir à quel endroit me placer en certains moments. Cela m’a aidé à devenir ce que je suis aujourd’hui.

« Il y a des joueurs beaucoup plus rapides, plus doués, plus imposants et plus forts. Pour ma part, je me sers tant de mes méninges que de mes muscles sur la patinoire. »

Peu importe le trio où il se retrouve, Kelly utilise son côté érudit efficacement. Effectivement, le directeur général Bryan Murray voit en ce Torontois de 29 ans une valeur ajoutée à tout trio où il joue. Kelly a œuvré autant sur le premier trio que sur les autres lignes d’attaque au cours de sa carrière dans l’uniforme des Sénateurs.

« Effectuer différentes choses ne me dérange pas, a-t-il dit. Le fait que je suis polyvalent ou que je peux occuper l’une ou l’autre des trois positions en attaque aide l’équipe. Évidemment, tout le monde aime marquer des buts, mais ce n’est pas nécessaire. Aucun rôle me déplaît ou me passionne. Mais j’aime jouer en infériorité numérique et je pense que je me suis bâti une réputation en la matière dans la ligue. »

Pour Kelly, un joueur efficace en désavantage numérique se résume par l’expression suivante : on n’a rien sans rien. Sans oublier son don pour analyser le jeu.

« Les systèmes de jeu que nous utilisons nous ont chacun aidé à exceller en infériorité numérique, dit-il. Il suffit de lire le jeu, d’être patient et de savoir quand intervenir. Il faut aussi être prêt à se faire des ecchymoses de temps en temps.

« On doit aussi parfois se placer dans les lignes de tir (pour bloquer un lancer), même si l’on sait que ça fera mal. Je pense que c’est une combinaison de choses qui font que l’on vient à exceller en désavantage numérique. »

Pendant les séries éliminatoires de 2006-2007, où les Sénateurs se sont rendus en finale de la Coupe Stanley, Kelly a eu une occasion inouïe de voir l’autre côté de la médaille. Quand le centre Jason Spezza s’est retiré du jeu en raison d’une blessure, Murray a placé Kelly entre Daniel Alfredsson et Dany Heatley au sein de sa première unité. Le trio n’a jamais connu de baisse de régime et il a aidé à propulser la séquence victorieuse des Sénateurs jusqu’en finale de la Coupe.

« J’ai eu beaucoup de plaisir à évoluer avec ces deux joueurs », a déclaré Kelly, qui avait réussi à inscrire 15 buts cette saison-là, un sommet en carrière. « En évoluant avec des joueurs doués, certains hockeyeurs tentent d’en faire trop. Mais avec de meilleurs joueurs, vous n’avez qu’à jouer simplement, leur passer la rondelle et demeurer à découvert. J’ai eu beaucoup de succès en jouant avec eux. Ce fut très amusant, surtout que l’équipe allait très bien. C’était d’autant plus agréable. »

Bien qu’il ne figure pas sur la feuille de pointage aussi souvent qu’il l’aurait souhaité jusqu’à présent cette saison, il reste que le succès de l’équipe est ce qui importe le plus pour Kelly.

« On ne peut s’empêcher de s’attarder à ce type de match où l’on rate des occasions de marquer et qui se termine par un revers de 3-2, a-t-il dit. Toutefois, mieux joue l’équipe, mieux se portent les joueurs dans ce vestiaire. C’est comme ça dans n’importe quelle équipe professionnelle. »


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