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Nouvelles des Sénateurs

Karlsson passe le test de la première saison

par Rob Brodie / Ottawa Senators
À la fin de la saison, Erik Karlsson, 19 ans, s'est avéré l'un des joueurs-clé à la ligne bleue des Sénateurs d'Ottawa. Son avenir est très prometteur (Photo par André Ringuette/NHLI via Getty Images).
Trois semaines seulement après avoir entamé sa première saison, le jeune prodige ne pouvait imaginer les rebondissements que sa vie de hockeyeur allait connaître.


Même s’il ne s’attendait pas nécessairement à décrocher un poste de régulier au sein de la brigade défensive des Sénateurs d’Ottawa, Erik Karlsson n’était surement pas non plus préparé à vivre une rétrogradation. Cependant, depuis le séjour d’un mois passé dans la Ligue américaine jusqu’à la fin de la saison, le défenseur a certainement évolué au point où il fut le joueur le plus utilisé de son équipe lors du match le plus important de la campagne.

Il y a aussi, peut être, le fameux match qui s’est terminé en troisième période de prolongation au Mellon Arena de Pittsburgh contre les champions en titre de la Coupe Stanley — le plus long match dans l’histoire de la franchise des Sénateurs — qui pourrait en révéler davantage sur le cheminement effectué par l’athlète de 19 ans en si peu de temps. Il est devenu un joueur-clé à la ligne bleue pour Ottawa, et il représente autant le présent que le futur.

« Je crois que je me suis beaucoup amélioré depuis mon arrivée ici », a déclaré le joueur natif de Landsbro, en Suède, en analysant sa première saison dans la Ligue nationale de hockey. « Je suis venu ici (en septembre) sans avoir de véritables attentes. Je tentais simplement de faire de mon mieux. Je suis heureux de la saison que j’ai passée. »

C’est une opinion qui est aussi partagée par ses patrons, qui doivent être satisfaits de leur premier choix (15e au total) au repêchage de 2008. Et cela ne fait que commencer. Imaginez lorsque Karlsson, présentement à 5’ 11’’ et 175 livres, aura ajouté du poids et du muscle à sa stature qui a quand même résisté aux rigueurs d’une longe saison typique de la LNH.

« Il s’est imposé, il a reçu des éloges de partout dans la LNH et il sera un joueur très excitant à regarder », a déclaré Randy Lee, le directeur du développement des joueurs et de l’administration hockey des Sénateurs. « Il a gagné beaucoup sur le plan physique et de la puissance. Mais je crois qu’il excelle dans la manière de manier le bâton et sur son coup de patin. Plus il deviendra expérimenté, plus il apprendra à ajuster son jeu selon la situation et le niveau de pression. »

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en arrivant ici. Pour ce qui est de faire l’équipe, je n’avais pas tellement d’attentes. Je voulais juste venir ici, faire de mon mieux et prouver à quiconque que je peux jouer ici. Présentement, je peux affirmer que j’ai accompli tout ce dont je voulais. J’ai donné mon 100 pour cent. - Erik Karlsson
Karlsson a ajouté : « Je ne suis pas imposant, donc je dois profiter de la saison morte pour travailler fort cet été et revenir en étant encore plus fort. »

Même si le gabarit de Karlsson fut le principal sujet de discussion en début de campagne (et sur le fait de savoir s’il serait en mesure de composer avec le calibre de la LNH), le défenseur suédois a surtout fait parler de lui pour ses nombreux talents. Lorsque les Sénateurs ont connu leur séquence de 11 victoires consécutives en janvier, ce qui fut déterminant pour le cours de leur saison, plusieurs coéquipiers de Karlsson ont indiqué que l’émergence de ce dernier a eu une influence.

Ils ont surtout parlé d’un défenseur qui possède un tir foudroyant de la pointe et qui possède de la créativité et de la vision pour permettre à d’autres d’obtenir des chances de marquer. Sur le jeu de puissance, particulièrement, il apporte la contribution offensive dont les Sénateurs avaient besoin. Lee estime que Karlsson ne fait que commencer à explorer son potentiel à ce niveau.

« Je peux l’imaginer (Karlsson) marquer encore plus de buts, car il possède un excellent lancer, a dit Lee. Une fois qu’il aura appris à ajuster son angle de tir et décocher davantage de lancers, il pourra marquer avec son lancer ou en raison des nombreux retours, car il possède un tir puissant et précis.

« C’est aussi incroyable de le voir frapper dans sa zone et de la façon dont il peut repérer un coéquipier. C’est une habileté qui est difficile. Plusieurs croient que vous pouvez le faire à un seul niveau, mais qu’en est-il au prochain? En fait, il a prouvé à tout le monde qu’il peut le faire à ce niveau. Donc, l’avenir est prometteur. »

Goûter aux séries éliminatoires fut également une étape enrichissante, surtout lors de cette fameuse soirée épique à Pittsburgh alors que Karlsson a passé 40:38 sur la patinoire.

« Je ne crois pas », a répondu Karlsson lorsqu’on lui a demandé s’il avait déjà passé autant de temps sur la glace pendant un seul match. « C’était plaisant. Je n’étais pas si fatigué que cela pendant le match, mais le tout s’est fait surtout ressentir par la suite. »

En tant que Suédois parti vivre une nouvelle vie dans un endroit étranger, Karlsson s’estime chanceux d’avoir pu profiter des conseils du capitaine Daniel Alfredsson, qui a connu le même parcours dans la LNH plus d’une décennie avant lui. Il est évident que l’expérience du capitaine fut d’une aide précieuse, autant sur la glace qu’à l’extérieur de la patinoire.

« S’il n’avait pas été ici, j’ignore si je serais ici en ce moment » a admis Karlsson au sujet de l’impact d’Alfredsson. Lui et sa famille ont tellement fait de choses pour moi et ils m’ont beaucoup aidé à bien des égards. »

Maintenant, en analysant sa première aventure dans la LNH, Karlsson peut certainement en tirer une certaine satisfaction et une certaine fierté.

« Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en arrivant ici, a-t-il dit. Pour ce qui est de faire l’équipe, je n’avais pas tellement d’attentes. Je voulais juste venir ici, faire de mon mieux et prouver à quiconque que je peux jouer ici. Présentement, je peux affirmer que j’ai accompli tout ce dont je voulais. J’ai donné mon 100 pour cent. »

Et le meilleur reste certainement à venir.


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