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Nouvelles des Sénateurs

Hamel fait profiter son expérience

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Le vétéran capitaine des Senators de Binghamton, Denis Hamel, se donne comme responsabilité de préparer ses jeunes coéquipiers à la LNH (Just Sports Photography).
Denis Hamel regarde partout dans le vestiaire des Senators de Binghamton et il ne peut faire autrement que de sourire en voyant tous les jeunes qui caressent des rêves.


Il est bien plus que le capitaine de cette équipe de la Ligue américaine de hockey.

« J’aime enseigner des choses aux jeunes », a déclaré Hamel qui, à 32 ans, en est à sa 13e saison dans le hockey professionnel. « Cela me rend fier de voir plusieurs joueurs venir ici et accéder à la LNH. C’est beau de constater cela. »

Hamel côtoie plein de jeunes au sein de la formation actuelle des B-Sens, le principal club-école des Sénateurs d’Ottawa. Outre lui et le défenseur Drew Bannister, qui a beaucoup voyagé, on retrouve plutôt une équipe essentiellement jeune qui peut profiter de l’expérience qu’un vétéran comme Hamel peut offrir.

« Nous avons une très jeune équipe, a dit Hamel. Je crois qu’il y a deux joueurs de plus de 30 ans et les autres ont moins de 26 ans. Nous travaillons fort tout le temps et nous avons beaucoup de vitesse. Les résultats s’améliorent tout le temps. C’est toujours positif. »

C’est le genre d’attitude que Hamel tente de transmettre aux joueurs susceptibles de se demander pourquoi ils peinent dans la LAH. Son propre parcours sert certainement d’exemple à ce chapitre. Même s’il a connu des séjours importants dans la LNH avec les Sénateurs et les Sabres de Buffalo, il ne compte que 192 parties de disputées dans le grand circuit dans ses 13 ans de carrière professionnelle. Il devrait passer une troisième campagne complète chez les B-Sens.

« Lorsqu’un jeune joueur est cédé ici, il se demande souvent pourquoi il n’est pas là-bas (dans la LNH), a affirmé Hamel. Regardez Brian Lee. Il a été rétrogradé ici (pour commencer la saison) et il a travaillé fort. Voilà qu’il est remonté dans le grand club. Le même scénario est survenu avec Nick Foligno. Il a trimé dur et il est maintenant là-bas.

« Si vous voulez remonter, vous n’avez qu’à faire ce que vous devez faire. »

Et Hamel précise qu’il est toujours là pour donner un coup de main.

« L’une de mes tâches (à titre de capitaine) est aider les jeunes à aller sur le bon chemin », a expliqué Hamel, originaire de Lachute, au Québec, et qui fut un choix d sixième ronde des Blues de St. Louis (153e au total) au repêchage de 1995. « Je fais tout ce que je peux afin qu’ils puissent atteindre la LNH un jour. Premièrement, il faut absolument travailler très fort pour remonter. Il ne faut jamais oublier son rêve. C’est la raison à laquelle un joueur se retrouve ici. »

Il souligne le cas du défenseur Matt Carkner – qui a passé huit ans dans les mineures avant de finalement se mériter un contrat de deux ans avec les Sénateurs plus tôt ce mois-ci – à titre d’exemple concret du genre de persévérance qu’il faut démontrer pour accéder à la LNH.

L’une de mes tâches (à titre de capitaine) est aider les jeunes à aller sur le bon chemin. Je fais tout ce que je peux afin qu’ils puissent atteindre la LNH un jour. Premièrement, il faut absolument travailler très fort pour remonter. Il ne faut jamais oublier son rêve. C’est la raison à laquelle un joueur se retrouve ici. - Denis Hamel
« Il n’est jamais trop tard pour réussir à monter, a dit Hamel. Les gens croient qu’à 32 ans, c’est trop tard, mais l’âge n’est qu’un chiffre. Je montre aux jeunes à ne jamais fermer la porte et toujours travailler afin d’aspirer à montrer les échelons plus rapidement. »

Même s’il détient présentement un contrat de la LAH, Hamel n’a pas renoncé à son propre rêve. Oui, il est ce type de joueur de 32 ans qui ne voit pas encore l’heure de la retraite.

« On ne sait jamais ce qui peut arriver, a-t-il dit. Je ne prévois pas être rappelé cette année, toutefois quelqu’un peut se blesser. Donc, il ne faut jamais fermer la porte. »

Néanmoins, il a encore la chance de pratiquer le sport qu’il aime, même s’il s’agit de la LAH. Une bonne façon quand même de gagner sa vie.

« Je suis content de pouvoir jouer et avoir du plaisir, a dit Hamel. J’aime mieux jouer au hockey que de travailler 40 heures par semaine. »

Hamel et les B-Sens auront une autre occasion de jouer à la Place Banque Scotia, le 8 novembre, alors qu’ils affronteront les Bulldogs de Hamilton, à 15 heures.

« J’adore jouer à Ottawa, a-t-il exprimé. Nous aurons la chance de montrer que nous sommes encore de bons joueurs, que nous travaillons fort et que nous sommes de calibre pour évoluer à nouveau dans la LNH. »


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