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Site officiel des Sénateurs D'Ottawa

Nouvelles des Sénateurs

Des vacances hâtives pour les Sénateurs

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Un début de campagne record, une fin de saison décevante. Certains résumeront ainsi la saison 2007-2008 des Sénateurs d’Ottawa.


Moins de 24 heures après leur élimination, grâce à un balayage en première ronde subi aux mains des Penguins de Pittsburgh, les Sénateurs sont retournés à la Place Banque Scotia pour une dernière fois, afin de vider leurs casiers, avant de débuter une saison estivale qui pourrait s’avérer très longue.

Une saison morte qui donnera un goût amer pour longtemps, d’après les visages et les voix.

« C’est beaucoup trop tôt », a admis le centre Jason Spezza alors que les Sénateurs amorcent leurs plus longues vacances estivales depuis 1996. « Nous ne sommes pas habitués à tomber en vacances si tôt. On devrait plutôt parler du prochain match (aujourd’hui). Évidemment, c’est très frustrant et décevant. »

Personne n’aurait certainement pas prévu une telle conclusion. Les Sénateurs ont subi un balayage en première ronde depuis 2001, soit à peine huit jours depuis le début des séries éliminatoires. Surtout pas après avoir connu tant de succès il y a un an, alors que l’équipe a filé vers une première participation à la finale de la Coupe Stanley de son histoire moderne.

Après un départ fulgurant de 15-2-0 en début de saison, tout semblait possible pour les Sénateurs. Des signes avant-coureurs annonçant des difficultés ont commencé à se manifester en décembre et les choses se sont détériorées dans les semaines et les mois qui ont suivi la victoire de 3-2 contre les Red Wings de Detroit (les éventuels vainqueurs du trophée du Président), le 12 janvier. À cette date, les Sénateurs présentaient une fiche de 29-10-4 et trônaient au sommet du classement de l’Association de l’Est. Par la suite, ils ont présenté un dossier de 14-21-4.

Même la décision du directeur général Bryan Murray de congédier l’entraîneur-chef John Paddock tard en saison et de retourner derrière le banc n’a pas réussi à renverser la vapeur.

Que s’est-il passé? Une question dont les joueurs avaient encore peine à trouver la bonne réponse, hier.

« Plusieurs choses sont survenues et ont fait de nous une équipe ordinaire », a déclaré le capitaine Daniel Alfredsson, qui a révélé après le revers de mercredi qu’il avait disputé les deux dernières rencontres avec un ligament déchiré au genou. « Nous n’avons pas été à la hauteur lorsque cela comptait. Je crois que nous nous sommes retrouvés dans une impasse et nous n’avons pas été en mesure d’en sortir.

« Nous avons connu un bon départ, mais les choses se sont détériorées. Nous ne pouvions empêcher la rondelle d’entrer dans notre filet. Nous accordions 3 ou 4 buts par match, nos unités spéciales étaient déficientes. »

Contre les Penguins, l’offensive est tombée en panne sèche, alors que les Sénateurs n’ont marqué que cinq buts en quatre matchs. Les revirements et les innombrables pénalités ont coûté cher à l’équipe tout au long de la série.

« Les revirements nous ont fait perdre des matchs, a déclaré le défenseur des Sénateurs Mike Commodore. « C’est ce qui a permis à Pittsburgh de gagner la série. »

Les joueurs ont parlé d’une formation qui perdu toute notion de cohésion en cours de route.

« Je ne pense pas que nous avons joué en équipe, a déclaré l’attaquant Dany Heatley. En regardant notre équipe, je me demande pourquoi les choses n’ont pas fonctionné. Nous étions tous éparpillés. Nous n’avons pas joué ensemble. Ce n’est pas bon signe. »

Commodore ajoute : « Nous ne sommes pas parvenus à jouer ensemble. »

Alors que les choses empiraient, le niveau de confiance de l’équipe a fini par être affecté.

« Je crois qu’il faut y croire, être honnête envers soi-même », a déclaré l’attaquant Cory Stillman, qui a été acquis des Hurricanes de la Caroline par le biais d’une transaction en février avec Commodore. « Il faut croire en nos chances de gagner, même si la victoire ne vient pas à chaque match. Ainsi, la confiance demeure. »

Même si Ray Emery a été pointé du doigt pour tous les maux des Sénateurs – il s’est présenté en retard pour l’entraînement à deux reprises et il a été mis à l’amende pour la deuxième offense – ses coéquipiers ont défendu encore une fois leur gardien aujourd’hui.

« Nous sommes des professionnels, a dit Alfredsson. Je ne crois pas que nous pouvons jeter tout le blâme sur une seule personne. Nous aurions du être capable de jouer quand même. Cela n’a pas eu un gros impact sur l’ensemble de la saison. Il s’agit surtout de notre façon de jouer sur la patinoire. »

Alors que des changements sont inévitables en de telles circonstances, plusieurs joueurs ont insisté sur le fait qu’un grand ménage n’est pas nécessaire avant la tenue du camp d’entraînement, l’automne prochain.

« Je crois qu’il ne faut pas tout défaire, a dit Alfredsson. Il y a beaucoup de potentiel (ici). Nous n’avons pas réussi à nous imposer en tant qu’équipe. Nous sommes des pros et nous ne pouvons pas dire qu’il faut quitter le bateau parce qu’il n’y a plus de plaisir. Nous devons travailler afin d’améliorer les choses. »

Spezza affirme : « Je ne pense pas qu’il faut apporter des changements drastiques. Il ne faut pas paniquer. Il y aura des changements. C’est comme ça chaque fois que nous perdons. C’est ce qui explique que nous nous mettons beaucoup de pression, parce qu’il y a tellement de conséquences lorsque nous perdons. L’une d’entre-elles est de voir un coéquipier partir. »



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