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Nouvelles des Sénateurs

De l'éc?urement à l'espoir

par Staff Writer / Ottawa Senators
«J'appuie Roy Mlakar, Bryan Murray et John Muckler à cent pour cent » - Eugene Melnyk, propriétaire des Sénatuers

 

Je dois vous avouer que mes sentiments ont beaucoup vacillés au cours de la dernière semaine. En affaires, j'aborde généralement les décisions difficiles avec une approche très clinique. Cette semaine, pourtant, aura été des plus difficiles - provoquant des sentiments extrêmes suite à notre échec soudain dans les séries éliminatoires.

J'ai commencé ma première ébauche de cette lettre le soir de notre défaite, autour de minuit. À deux heures du matin, j'ai enfin accepté que ce n'était pas encore le bon moment pour vous écrire. J'avais intitulé ma lettre Écœuré, et j'écrivais strictement du point de vue d'un partisan. Cependant, je vous dois aussi mon point de vue de propriétaire de l'équipe.

J'ai donc posé ma lettre pour y revenir au milieu de la semaine dernière. À la relire, la douleur provoquée par notre défaite prématurée était évidente. Évidente et, il y a aucun doute, sincère. Je suis certain que la première ébauche reflétait très bien les sentiments de la majorité de nos partisans.

Vers la fin de la semaine dernière, un ami m'envoyait une note sur les cinq étapes du deuil. Même si la comparaison paraît dramatique, sa note articule parfaitement l'évolution de mes sentiments depuis l'échec de notre équipe.
Le refus - je n'y crois pas. Nous n'avons pas perdu. Pas encore! Pas après avoir surmonté le lock-out, pas après une saison régulière hors pair, pas après tant d'investissements et d'échanges. C'est impensable.
La colère - Quelqu'un doit nous la payer, cette défaite! Quelqu'un doit en souffrir les conséquences. Notre vengeance doit être immédiate.
Le marchandage - Je ferais n'importe quoi pour gagner la Coupe. Je changerais de joueurs, je changerais d'entraîneur, je changerais la direction générale de l'équipe. Je changerais tout, si cela pouvait apporter la Coupe à Ottawa.
La tristesse - Nous ne gagnerons jamais. Nous perdons toujours lorsque le jeu compte vraiment. Qu'est-ce qui m'a jamais porté à aimer un sport si cruel?
L'acceptation - D'accord. C'est fini. Nous en avons fini de cette saison. Nous ne pouvons plus, ni vous ni moi, nous apitoyer sur notre sort. C'est le moment de nous concentrer sur ce qu'il nous faudra pour gagner l'année prochaine. C'est le moment d'aller de l'avant.

Il se peut fort bien que je suis arrivé à cette dernière étape avant d'autres partisans des Sénateurs. Mais la seule façon de gagner, c'est de nous retrousser les manches. De nous mettre debout, sans plus tarder, et d'améliorer notre performance sur la glace la prochaine saison.

Il faut cesser de craindre les séries éliminatoires. Il faut cesser de croire que l'histoire se braque contre nous. Nous devons revitaliser notre équipe et retrouver l'enthousiasme qui nous permettra de vaincre au bout d'une troisième période ou d'un temps supplémentaire épuisant. Nous devons apporter des modifications à l'équipe, bien sûr. Mais nous devons aussi nous rappeler qu'au cours de la saison régulière, nous avons représenté l'élite de la ligue. Nous devons dresser un plan pour gagner, du début de la saison jusqu'à la fin des éliminatoires.

En partant, j'appuie Roy Mlakar, Bryan Murray et John Muckler à cent pour cent. Je compte travailler avec eux au cours des prochaines semaines afin d'élaborer notre plan d'action. Il n'y aura ni colère, ni refus, ni marchandage, ni tristesse. Nous nous concentrerons tout simplement sur la mise en œuvre du plan qu'il nous faut. Nous avons commencé dès lundi.

Je vous demande de me faire confiance. La seule chose qui m'importe, c'est d'exiger de notre organisation qu'elle fasse le maximum pour assurer le succès : que nous puissions mettre en œuvre sans faute notre plan de match. Seuls ceux qui livreront la marchandise seront récompensés.

Réussir, c'est aussi connaître ses forces - surtout après la déception difficile à laquelle nous venons de faire face. Sur ce plan, nous avons de quoi être fiers. Notre équipe a des atouts extraordinaires.

Nous avons - n'en déplaise au reste de la LNH - les meilleurs partisans de la ligue. Notre communauté offre un soutien sans égal à notre équipe. Comme partisan, je ressens votre engouement pour les Sénateurs à chaque fois que je suis à Ottawa. Comme propriétaire, je sais que je peux compter sur vous pour assister à nos parties, quoi qu'il arrive... Je ne peux m'imaginer comme propriétaire de n'importe quelle autre équipe.

Nous avons aussi d'excellents entraîneurs. Leur leadership sera essentiel pour assurer le succès de notre équipe lorsque nous reprendrons la glace cet automne. Les dirigeants des Sénateurs sont hors pairs. Les meilleurs - selon moi - de la ligue.

Enfin, nous avons des joueurs extraordinaires. Il s'agit maintenant de décider où - et comment - nous pouvons ajouter les renforts dont nous avons besoin. Il nous faut investir nos ressources, et choisir nos joueurs, de façon à gagner - enfin - la Coupe Stanley.

Plus j'y pense, plus je me souviens de mes lettres de 2003 - lorsque j'ai acquis l'équipe et demandé aux citoyens d'Ottawa de croire en notre projet - et de 2004, lorsque j'ai promis à nos partisans que je ferais tout pour gagner l'année prochaine.

Je me souviens, et je me mets à votre place. Pour un partisan, le hockey est un jeu aussi enivrant qu'il ne l'est brutal. Cette année, seule une des trente équipes de la LNH ressentira l'euphorie qui va de pair avec la Coupe Stanley. Ce n'est pas pour autant que nous cesserons de poursuivre notre propre Coupe.

Je crois non seulement que les Sénateurs d'Ottawa gagneront la Coupe Stanley, mais que nous bâtirons une équipe douée d'un tel talent, d'une telle hargne, qu'elle refusera - de saison en saison - de se la faire reprendre. Je vous promets que la détermination avec laquelle nous préparerons la saison 2006/2007 sera inégalée. Je continuerai jusqu'à ce qu'Ottawa devienne la nouvelle Mekke de la LNH.

On m'accusera sans doute de faire preuve d'un optimisme débridé. Mais croyez-moi - je livre toujours la marchandise.

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