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Nouvelles des Sénateurs

Daniel Alfredsson à l'émission de Jim Rome

par Chris Lund / Ottawa Senators



Après son but déterminant marqué avec 28,6 secondes à faire en temps réglementaire au troisième match et l’annonce de sa candidature comme finaliste pour le trophée Mark Messier, l’attention des 48 dernières heures était tournée vers Daniel Alfredsson.

Aujourd’hui, il a accordé une entrevue à l’émission radiophonique de Jim Rome après la séance d’entraînement pour parler du troisième match, de la série contre les Penguins et de sa carrière chez les Sénateurs. Il en avait beaucoup à dire à l’animateur américain.

Jetez un coup d’œil…

Sur l’importance de son but marqué dimanche dans sa carrière :

Sans doute en tête du classement. Je suis à la fin de ma carrière et c’est comme si je voyais la saison se terminer devant mes yeux. Nous avons écopé d’une pénalité à une minute et demie de la fin de la (troisième) période et nous tirions de l’arrière par un but. Notre équipe a souvent réussi à surmonter des situations difficiles pendant toute l'année et nous avons été en mesure d’effectuer des remontées avec 30 secondes à jouer pour égaler la marque et nous donner une chance de gagner.

Sur la façon dont le jeu s’est produit :

C’est arrivé si vite. J'ai amorcé le jeu en transportant la rondelle et je l’ai remise à Gonchar et j'ai un peu disparu de l'autre côté pour voir ce qui allait se passer. Gonchar a exécuté un excellent jeu vers Michalek de l'autre côté et j'ai été en mesure de me faufiler. Je pense que leur défenseur et leur attaquant m’avaient oublié en quelque sorte et mon coéquipier m’a effectué une superbe passe et j'ai été en mesure de rediriger la rondelle par-dessus le gardien. C’est plutôt inhabituel de parvenir à marquer un but en désavantage numérique avec un but d’écart.

Au sujet de l’ambiance qui régnait au banc lors de la situation en infériorité numérique avec un but de retard :

C’était sans doute très morose. Mais nous savions que nous n'avions rien à perdre. Perdre par 2-0 ou par 3-0 ne changeait rien, donc nous devions tenter quelque chose. Du côté des Penguins, ils le savaient et ils n’avaient pas besoin d’ouvrir la machine pendant leur jeu de puissance, mais plutôt de jouer avec prudence avec la rondelle. Mais les choses ont tourné à notre avantage. Nous avons pu profiter du fait qu’ils étaient confinés en zone neutre pour transporter la rondelle en zone adverse et cela a fonctionné.

Sur le fait de disputer des périodes de prolongation en séries éliminatoires :

Ça allait beaucoup mieux quand j'avais 20 ans que maintenant, car j’en ai 40. C'est intense et la plupart du temps nous abordons toujours sur l’importance des trois ou quatre premières minutes de chaque période de prolongation. La plupart des buts sont marqués à ce moment de la période ou en fin de période, donc ce sont des moments cruciaux. On tente toujours de connaître un bon début de période et de rendre la vie difficile à l’adversaire. Habituellement, il s'agit d'un rebond ou d’une rondelle déviée, comme ce fut notre cas.

Sur la confiance que procure un gain en prolongation :

Cela procure à l'équipe un énorme gain de confiance, surtout lorsqu’une telle victoire se produit à la maison. La foule était vraiment en délire évidemment quand nous avons créé l'égalité et lorsque nous avons remporté la victoire en prolongation, ils sont devenus fous. Il y avait beaucoup d'émotion et nous nous sommes retrouvés sur un nuage pendant quelques heures et, heureusement, nous avons eu deux jours entre les deux matchs afin de nous donner le temps de nous regrouper et de nous ressourcer mentalement. Nous avons gagné un match, mais nous accusons toujours un retard dans la série et le match de demain sera crucial pour nous si nous voulons revenir dans la série.

Sur l’effet négatif que la défaite lors des deux premiers matchs a eu sur la confiance des Sénateurs :

Ce fut le cas un peu, mais nous savions comment corriger le tir parce que nous avions trop de respect pour les Penguins. Nous formons une équipe qui fait sa propre chance, en quelque sorte. Nous ne comptons pas sur les erreurs de l’adversaire, mais nous voulons forcer les erreurs et être agressifs. Je ne pense pas que ce fut le cas dans les deux premiers matchs. Nous leur avons donné un peu trop de temps avec la rondelle et ils ont tellement de talent avec, notamment, Crosby, Malkin, Iginla, qu’ils peuvent vous faire payer cher. Nous avons fait un bien meilleur travail dans le troisième match. À partir de maintenant, ils seront une équipe dangereuse et nous allons devoir faire un travail encore meilleur.

Au sujet du coup de pouce que donne Jason Spezza à l’équipe :

Il nous a aidés de deux différentes manières. Le seul fait de le retrouver, il est notre meilleur joueur offensivement depuis environ 10 ans. De plus, je pense qu'il enlève de la pression sur les autres joueurs de centre, comme Turris, Pageau et Zack Smith. Il est génial dans le cercle de mise en jeu, un aspect dont nous avons amélioré nos statistiques depuis les deux derniers matchs. Il n'est pas encore à 100 pour cent, mais il peut certainement nous aider d’une façon ou d’une autre sur la glace.

Sur le fait d’avoir passé toute sa carrière à Ottawa :

Je crois que je suis très privilégié. Non seulement d’avoir évolué au sein d’une seule équipe, mais de vivre dans une ville comme Ottawa qui ressemble beaucoup à Göteborg (Suède), ma ville natale. La taille et la mentalité des gens, c’est très similaire. Je me suis senti très à l'aise dès le début. De plus, je suis arrivé au sein de cette équipe alors qu’elle éprouvait des difficultés. J'ai remporté le titre de recrue de l'année et j’ai obtenu beaucoup d'attention. Étant ici depuis 17 ans, j’ai vécu un séjour incroyable ici, alors que d’autres joueurs sont venus et repartis. Le soutien que nous recevons de la population de la ville a été incroyable, également. Je me considère comme très chanceux.

A-t-il déjà envisagé de quitter l’organisation :

Bien sûr, j’y ai pensé. Comme vous l'avez dit, ma carrière est comme celle de n'importe qui d'autre. Il ya des hauts et des bas, mais je vais toujours être content de ne pas avoir opté d’aller ailleurs et d’avoir pu rester ici toute ma carrière. C’est quand même tentant à la fois. Il y a quatre ou cinq ans, j'aurais pu devenir un joueur autonome et l’on pense à ce qui aurait pu bien se passer. Mais si je veux gagner la Coupe, je veux la gagner ici. En considérant la relation que j'entretiens avec la ville et les amateurs, je suis content de ma décision.

Ses impressions sur la possibilité de gagner la Coupe à Ottawa :

C’est certains que j’aimerais ça. C'est la raison pour laquelle je joue encore. Pour me donner une chance ici pendant les années qu’il me reste avant la fin de ma carrière. Avec cette équipe, nous étions dans une situation difficile il ya deux ou trois ans, nous avons renversé la vapeur et participé aux séries éliminatoires deux années consécutives et nous avons atteint la deuxième ronde cette année. Nous continuons de croire. Nous savons que nous affrontons un adversaire très coriace comme Pittsburgh, mais nous croyons que nous pouvons faire le travail. Pour ce faire, nous devons commencer par gagner demain soir.

Au sujet de ses coéquipiers préférés au fil des années :

Il y en a quelques-uns. J’admire Zdeno Chara, qui est maintenant le capitaine des Bruins. Il est un type qui travaille extrêmement fort. Idem pour Marian Hossa à Chicago, qui a une bonne éthique de travail. Au sujet de Chara, je ne peux pas vraiment dire si j’aime batailler contre lui, mais je l'admire. Dany Heatley a été ici pendant un certain temps, nous avons eu beaucoup de succès avec moi et Spezza. Il y a plusieurs types qui sont passés par ici et ce fut amusant d’avoir pu les côtoyer. J’ai beaucoup appris d'eux et j'espère que j'ai pu les aider aussi. Vous avez mentionné Roy (Mlakar), également. Je pense que l’un des aspects qui expliquent que je suis adulé dans cette ville est mon implication dans des œuvres caritatives. Pour cela, je dois une fière chandelle à Roy. Il est l’une des personnes qui m'ont montré comment je pouvais redonner à la communauté. S’il nous écoute, merci Roy.

Si vous désirez écouter l’intégrale de cette entrevue (en anglais seulement), cliquez ici.


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