Skip to main content
The Official Site of the Sénateurs D'Ottawa

Nouvelles des Sénateurs

Carkner se sent chez lui à Ottawa

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Lorsqu'il s'amène à la ligne bleue des Sénateurs, Matt Carkner sait qu'il bénéficiera d'un appui important en provenance de la foule de la Place Banque Scotia (Photo par Dave Sandford/Getty Images).
Matt Carkner ne sera plus jamais seul.


Surtout pas lorsqu’il est sur la patinoire de la Place Banque Scotia, entouré de ses coéquipiers des Sénateurs d’Ottawa qui adorent l’attitude du défenseur de 6 pieds 4 pouces chaque soir, prêt à aller à la guerre pour eux.

Et surtout pas lorsque les projecteurs s’éteignent enfin et que Carkner, natif de la localité environnante de Winchester, en Ontario, ressent l’enlacement d’une famille de la vallée de la voie maritime qui exprime sa fierté chaque fois qu’il revêt le chandail des Sénateurs, qu’il convoitait depuis si longtemps.

« Je suis à la fois ému et très heureux quand, après un match, je sors voir mes amis et ma famille et qu’ils m’accueillent, heureux que j’aie réalisé mon rêve d’entrer dans la LNH », a déclaré Carkner, une recrue dans la Ligue nationale de hockey à 29 ans. « J’ai la chance de jouer contre les meilleurs joueurs au monde et de m’entraîner chaque jour avec les meilleurs au monde. C’est ce que j’appelle vivre son rêve. »

Lorsque les Sénateurs ont entamé cette saison sous le signe du changement, il était prévu que l’alignement serait composé de nombreux nouveaux visages. Peu de gens ont gagé sur les chances que Carkner, un joueur de ligue mineure de carrière, soit de la formation. Repêché au deuxième rang par les Canadiens de Montréal en 1999, Carkner a passé les huit dernières saisons à trimer dur dans la Ligue américaine de hockey, dont les deux dernières avec les Senators de Binghamton.

Avec seulement deux seuls matchs à son actif dans la LNH, Carkner avait toutes les raisons de croire qu’il retournerait dans le club-école à nouveau cet automne.

« Mon épouse (Kary) et mes enfants (Chase, 4 ans, et Corbin, 2 ans) sont déménagés à Binghamton, car mon enfant devait commencer l’école au début de septembre, a déclaré Carkner. Vue la façon dont ces dernières années se sont déroulées, je me disais que je si je parvenais à me tailler une place à Ottawa, ce serait un boni. Si non, mes enfants seraient du moins installés et prêts pour l’école. »

Toutefois, vers la fin du camp d’entraînement, Carkner s’est fait offrir un poste à Ottawa, à la ligne bleue. Deux semaines après le début de la campagne, le directeur général Bryan Murray lui a garanti une place grâce à un nouveau contrat de deux ans à un volet. Les Carkner se sont alors établis dans la localité de Carp, en banlieue d’Ottawa.

Encore aujourd’hui, Carkner admet devoir se pincer tant il se sent chanceux qu’il lui soit arrivé toutes ces bonnes choses au cours de cette saison plutôt magique. Demandez à n’importe qui dans le vestiaire des Sénateurs et on vous dira qu’il l’a amplement mérité.

Je suis à la fois ému et très heureux quand, après un match, je sors voir mes amis et ma famille et qu’ils m’accueillent, heureux que j’aie réalisé mon rêve d’entrer dans la LNH. J’ai la chance de jouer contre les meilleurs joueurs au monde et de m’entraîner chaque jour avec les meilleurs au monde. C’est ce que j’appelle vivre son rêve. - Matt Carkner
« Il est très robuste », a affirmé l’attaquant Chris Neil, qui apprécie l’aide que lui apporte Carkner, toujours prêt à contrer les durs à cuire. « Il était l’un des leaders à Binghamton il y a quelques années et il joue avec beaucoup d’intensité, d’un match à l’autre.

« C’est bien de voir des gars comme ça se faire donner une chance. Ça donne envie de voir d’autres histoires du genre se concrétiser. »

Le clan Carkner ne pourrait être plus heureux de faire partie de cette aventure. Ses parents, Dennis et Kathy, ainsi que son frère et sa sœur n’ont plus besoin de faire d’allumer l’ordinateur pour regarder les matchs de Matt sur Internet. Maintenant, ils n’ont qu’à parcourir une courte distance.

« Mon frère et ma sœur, ainsi que ma mère et mon père ont été témoins de tout mon parcours, a déclaré Carkner. Ils m’ont toujours appuyé et j’en suis très reconnaissant. »

Et tous sont ravis que rien n’ait écrasé le moral de cette bonne personne, peu importe le temps que cela a pris à Carkner pour finalement arriver où il en est aujourd’hui.

« Je n’ai jamais songé à faire autre chose, a dit Carkner. Le hockey, c’est ma vie. Peu importe la ligue où j’évolue, tant que je vais jouer au hockey, je vais avoir du plaisir. »


En voir plus