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Nouvelles des Sénateurs

Alfredsson s'exprimera par son jeu

par Staff Writer / Ottawa Senators
Par Karl Samuelson | correspondant NHL.com

Lorsque l'on pense leadership au sein de l'équipe Suède, quelques noms viennent à l'esprit, dont Peter Forsberg, Mats Sundin et Niklas Lidstrom. Il faut ajouter un autre nom à cette liste, soit le capitaine des Sénateurs d'Ottawa Daniel Alfredsson.

« C'est sûr, de dire son coéquipier Dany Heatley, qui fait partie d'Équipe Canada à Turin. Il sera certainement un leader au sein de cette équipe. Je crois que cette année, ce sera encore plus vrai. Daniel joue de façon extraordinaire à tous les niveaux, que ce soir sur le jeu de puissance, en désavantage numérique et même sur le plan physique, il en a donné beaucoup à notre équipe cette année et il sera un joueur à surveiller. »

Même si Alfredsson n'obtient pas nécessairement autant d'attention qu'un Forsberg ou un Sundin en Suède, l'athlète de 33 ans connaît une saison digne d'une candidature au trophée Hart. Assez étonnant pour un gars qui a été oublié plusieurs fois au repêchage. Toutes les équipes de la LNH ont eu la chance de mettre la main sur le joueur talentueux suédois à ses premières années d'éligibilité. Mais c'est finalement à l'âge de 21 ans que Alfredsson a été sélectionné par les Sénateurs en sixième ronde (133ème au total) au repêchage de 1994. Alfredsson détient tous les records chez les Sénateurs à son année recrue et il a remporté le trophée Calder en 1995-96. Quatre fois membre de l'équipe d'étoiles, Alfredsson est l'attaquant qui a fait preuve de plus stabilité chez les Sénateurs au cours de sa carrière et il a été récompensé en étant nommé capitaine le 2 octobre 1999. L'athlète originaire de Gothenburg, une ville portuaire de la côte Ouest de la Suède, a une moyenne d'au moins un point par match et il est une source d'inspiration pour ses coéquipiers chaque fois qu'il saute sur la patinoire.

Une explication. Alfredsson a récemment raté quatre matchs en raison d'une fracture aux côtes après avoir été atteint par un tir frappé de Zdeno Chara dans un gain de 4-3 sur les Islanders de New York à la fin de décembre. Pendant ce même mois, Alfredsson était nommé le joueur offensif pour décembre dans la LNH, alors qu'il a présenté une fiche de 25 points et un différentiel de plus 14 en 12 matchs pour aider les Sénateurs à présenter la meilleure fiche du circuit avec 11-1-0. Les Sénateurs ont perdu trois de leurs quatre matchs lors de l'absence de leur capitaine, en plus de ne pas avoir profité des 24 occasions en avantage numérique pendant cette période. Alfredsson est revenu au jeu 11 jours plus tard et a redémarré l'attaque des siens en récoltant deux buts et deux aides dans une victoire d'Ottawa 7-2 sur les Coyotes de Phoenix.

« C'est un joueur d'impact dans notre équipe à Ottawa, dit Wade Redden, qui évolue à la défense pour Équipe Canada à Turin. Je sais qu'il ne retient pas autant l'attention médiatique dans son pays comparativement à d'autres joueurs, mais il est un joueur d'élite dans cette ligue. La Suède a plusieurs bons joueurs et Alfie joue habituellement avec Sundin dans ces tournois, et ils sont très bons ensemble. »

L'entraîneur associé des Coyotes Barry Smith a dirigé Alfredsson au sein de l'équipe Suède aux JO de Nagano en 1998. « Daniel est un joueur fantastique, affirme Smith. J'ai eu la chance de le diriger aux olympiques et il est très un bon joueur. Daniel est très habile, polyvalent et n'a pas peur de s'impliquer. C'est un plaisir de le voir joueur et de le diriger. »

Et un plaisir d'être son coéquipier.

« Il est très spécial, dit le défenseur des Sénateurs Brian Pothier. Daniel connaît une saison digne des joueurs les plus utiles, non seulement à son équipe mais de toute la ligue. Il se présente à tous les matchs, et il s'entraîne de façon très professionnelle. Son talent prouve qu'il est dans une classe à part. Il sera un élément très important pour la Suède. Les Suédois sont très talentueux. »

À Turin, le capitaine des Sénateurs a bien hâte d'inspirer ses coéquipiers avec cette attitude de ne jamais abandonner.

« Ce sera un grand tournoi,  » dit le joueur qui a deux participations aux JO. « Il y a de très bonnes équipes et nous voulons nous assurer de travailler plus fort qu'eux. Nous avons une bonne profondeur en défensive avec six bons défenseurs. Henrik Lundqvist est notre gardien et il connaît une très bonne saison avec les Rangers de New York. Je crois que nous pouvons très bien jouer autant en défensive qu'à l'attaque. Nous avons un bon mélange de jeunes joueurs et de vétérans. Ces derniers peuvent enlever de la pression aux jeunes. Mais nous savons aussi que la pression peut venir du vestiaire. Note but est d'atteindre les finales. »

« Une fois que tu atteins les finales, ce sont les deux meilleures équipes, dit Alfredsson. Je crois que le Canada est probablement le favori car il a gagné la dernière fois, la plupart des joueurs sont de retour et les Canadiens ont la plus grande profondeur au hockey. Mais encore une fois, je crois que nous avons une bonne équipe. C'est le cas aussi pour les Tchèques, les Slovaques, les Finlandais, les Russes et les Américains. C'est un tournoi de courte durée et il faut s'assurer que tout fonctionne. Si tu as un bon gardien, tout est possible. »

Sans mettre de côté l'énorme leadership que représentent des joueurs comme Forsberg et Sundin, la contribution d'Alfredsson ne doit jamais être négligée. Que ce soit pour appliquer des mises en échec le long de la bande, décocher un tir dans le filet ou de contribuer à l'offensive en supériorité numérique, l'énergie d'Alfredsson sera contagieuse pour Équipe Suède.

« Il est phénoménal ici et il le sera aussi aux Olympiques, d'affirmer son coéquipier Chris Neil. « Il n'y a pas de mots pour décrire la contribution d'Alfie. Plusieurs le voient comme un modèle à suivre. Il travaille très fort, il va dans les coins et il incite les autres à se défoncer pour l'équipe. Tu deviens un meilleur joueur lorsque tu évolues avec Daniel Alfredsson. »

 

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