Skip to main content
Site officiel des Sénateurs D'Ottawa

Nouvelles des Sénateurs

Alfie répond aux amateurs sur IIHF.com

par Staff Writer / Ottawa Senators
En tant que capitaine de la Suède, Daniel Alfredsson a pris beaucoup de temps pour répondre aux questions des journalistes pendant le Championnat mondial de hockey 2012 de l'IIHF. Aujourd'hui, il répond aux questions des amateurs qui ont répondu à l'appel de IIHF.com ou par Facebook (Photo par André Ringuette/HHOF-IIHF Images).

STOCKHOLMDaniel Alfredsson revient à son point de départ.

En 1995, il s’est fait un nom à Stockholm en marquant un but en prolongation contre le Canada en demi-finale du Championnat mondial de hockey. Aujourd’hui, ce médaillé d’or olympique en 2006 espère en ajouter une autre dans le cadre du tournoi qui se déroule dans sa patrie.

Une figure de proue au sein de la formation de la triple couronne, Alfredsson participe au Championnat mondial de l’IIHF pour la septième fois. L’athlète issu de la formation de Frolunda Goteborg a remporté deux médailles d’argent et deux de bronze jusqu’à maintenant.

Le capitaine des Sénateurs âgé de 39 ans a passé toute sa carrière dans la Ligue nationale de hockey avec Ottawa, récoltant 1 082 points en 1 131 matchs. Il a mené son équipe à la finale de la Coupe Stanley en 2007 et il est devenu une personnalité dans la communauté de la capitale canadienne, où il demeure avec son épouse et leurs quatre fils.

IIHF.com s’est entretenu avec Alfredsson après la séance d’entraînement de l’équipe suédoise lundi après-midi pour lui poser des questions soumises par les amateurs de partout dans le monde.

Qu’est-ce qui vous a impressionné le plus au sujet du rendement de l’équipe nationale suédoise jusqu’ici au Championnat mondial? (Joakim Svensson, Göteborg, Suède)

Je pense que nous avons maintenu un très bon rythme de jeu. Nous avons été en mesure de mettre beaucoup de pression sur l’adversaire et engendrer beaucoup d’attaques grâce à notre agressivité en échec avant. Lorsque je me souviens de mes autres participations au Championnat du monde, nous avions plutôt préconisé un style passif. Maintenant, nous sommes vraiment agressifs et ça a été bénéfique pour nous.

Il y a de la pression et tout le monde doit mettre la main à la pâte. Ça ne fonctionne pas lorsqu’il s’agit d’un effort d’un seul homme. Mais tout le monde participe. Lorsque nous exerçons de la pression sur nos adversaires, nous avons l'habitude de passer pas mal de temps dans leur territoire.

Outre la médaille d’or olympique en 2006, quels sont vos autres meilleurs souvenirs et vos moments mémorables dans l’uniforme de la Suède? (Jarka et Yvette Homolka, Lilydale, Australie)

Ma première participation au Championnat mondial ici à Stockholm en 1995. Évidemment, l’un de mes rêves de jeunesse était de représenter la Suède. Le fait de pouvoir le faire devant mes compatriotes à Stockholm fut une très belle expérience. Pour un jeune joueur que j’étais à l’époque, cela fut possiblement un excellent point de départ dans mon cheminement vers la LNH.

Compte tenu de la grande performance de l'équipe suédoise junior, pensez-vous que la Suède pourrait atteindre la première place dans le classement mondial de l'IIHF dans un proche avenir? (David Fischer, Prague, République tchèque — via Facebook)

Eh bien, nous y sommes. La compétition est forte. Mais nous nous considérons assurément comme l’une des meilleures équipes à l’échelle internationale. Cela dit, il y a au moins cinq ou six autres équipes qui pensent probablement de la même façon (rires)!

Tout le monde sait que le Canada possède la plus grande profondeur comparativement à n'importe quel pays. Les États-Unis ne sont certainement pas loin. Je pense que leur programme junior instauré ces dernières années commence à porter ses fruits. Les Russes sont toujours très bons. Les Tchèques ont peut-être connu une petite baisse de régime ces dernières années, mais ils forment toujours une bonne équipe. Idem pour la Slovaquie. Et puis, il y a notre plus grand rival, la Finlande, qui possède également une bonne équipe. C'est encourageant de voir les jeunes joueurs qui se perfectionnent, et c'est certainement notre raison d'être optimiste pour l'avenir.

Outre le leadership, quelles sont les valeurs requises pour devenir un bon capitaine au hockey? (Lyne Ouellette, Gatineau, Québec)

Je pense qu’il faut être honnête, bien évidemment. Tout le monde est différent. On grandit et on a nos valeurs. Je pense qu’il suffit d’être soi-même. Si l’équipe ressent que l’on mérite d’en être le capitaine, c’est probablement parce que l’on a beaucoup à apporter.

Selon moi, il s’agit du fait que je suis très exigeant envers moi-même sur le plan de l’éthique du travail et que j’accorde une attention particulière aux détails. En agissant ainsi, je peux inciter mes coéquipiers à faire de même, et ils respectent cela. Ils s’aperçoivent que je paie le prix et ils se disent : "pourquoi pas moi?" Je pense qu’il s’agit d’une qualité importante.

C’est très impressionnant de vous voir jouer comme vous le faites à 39 ans. En étant devenu le joueur que vous êtes aujourd’hui, est-ce que vous auriez pu être repêché à 18 ans et atteindre la LNH à 19 ans? (Lukasz Kowalski, Katowice, Pologne)

De toute évidence, impossible d’y répondre. Mais je pense que j'étais peut-être plus mature qu’un joueur de 18 ans pour évoluer dans la LNH. J'ai passé un an et demi en première division de hockey masculin et trois années dans la Ligue de hockey d'élite (en Suède) avant d’aboutir dans la LNH. J’avais aussi évolué au sein de l’équipe nationale. Donc, j'étais prêt quand je suis arrivé là-bas. Je pense que cette expérience m’a beaucoup aidé. Quand je suis arrivé, j'étais prêt à assumer un rôle plus important dans l’immédiat. Il y a très peu de joueurs qui peuvent réussir à atteindre le circuit à 18 ans et se tailler un poste de régulier en attaque. En prenant mon temps et en m’assurant d’être prêt, j'ai été en mesure d’y parvenir. J’ai été en mesure de composer avec la situation, particulièrement sur les aspects émotionnel et physique.

Vous avez dit que la dernière saison dans la LNH fut l’une de vos plus mémorables. Quel fut votre moment préféré cette année à Ottawa? (Mark Bunker, Ottawa)

Participer aux séries éliminatoires. Lorsque la saison a débuté avec l’équipe que nous avions, c'était la première fois que l’on entretenait si peu d’attentes envers nous. Être en mesure de se surpasser, je crois que tout le monde a acheté ce que nos entraîneurs voulaient nous vendre. Nous avons travaillé très fort, mais nous avons aussi eu beaucoup de plaisir à le faire.

Vous évoluez avec Stéphane Da Costa chez les Sénateurs d’Ottawa. Que pensez-vous des hockeyeurs français et de l’équipe française de hockey? (Nicolas Didelot, Tarbes, France)

Je ne connais pas vraiment d’autres joueurs de l’équipe, à l’exception de Stéphane. Ce dernier est un attaquant extrêmement doué. Il a disputé près de 20 matchs avec nous cette année et il a bien fait. Il a franchit un grand pas, en passant des rangs universitaires à la LNH.

Il est un joueur qui, à mon avis, a besoin d’un peu plus de temps afin de se développer physiquement, surtout pour devenir plus fort. S’il y parvient, il aura le potentiel d’être un bon joueur dans la LNH. Il l’a constaté quand il a joué. Dans certains matchs, il a vraiment bien joué, mais dans d’autres, ce ne fut pas le cas. La principale raison est le fait qu’il n’était pas prêt physiquement. Toutefois, au fur et à mesure qu’il progressera, il pourra y parvenir. Il peut devenir un joueur prometteur.

Que pensez-vous d’Erik Karlsson? Aura-t-il la chance de devenir une super vedette comme Nicklas Lidstrom? (Marcin Kyc, Sosnowiec, Pologne — via Facebook)

Vous savez, il est difficile de comparer quelqu’un à Lidstrom, l’un des meilleurs défenseurs de l’ère moderne. Ce sont deux joueurs différents, aussi, de la façon dont ils jouent. Je pense que Nicklas est un type plus solide qui joue dans toutes les situations. Erik pourrait y parvenir, mais il est un joueur qui se porte davantage en attaque. Il a nettement amélioré son jeu défensif, mais il est un joueur plus explosif qui participe à l’attaque tout le temps. Je pense que Nicklas choisi davantage ses positions et il ne fait jamais d’erreur. Il est simplement solide, d’un match à l’autre.

Erik a ce potentiel d'être une superstar, sans aucun doute. Je pense aussi qu'il pourrait presque changer un peu la façon dont les défenseurs jouent. On veut voir ce type qui patine tout le temps, qui se joint à l’attaque tout le temps. Il s’agit d’une tâche difficile, alors qu’il faut aussi être fort et jouer devant son propre filet. Mais quand vous voyez un gars qui peut patiner de la sorte, il est très avantagé. Je ne crois pas que beaucoup de gens ont pensé qu'il serait en mesure de jouer aussi bien malgré son gabarit. Mais il possède l’équilibre et la vitesse pour compenser le manque de force et sa petitesse.

J’aimerais savoir si vous vous voyez derrière le banc des Sénateurs à titre d’adjoint ou même comme entraîneur-chef dans la LNH dans le futur. Si oui, seriez-vous du type stratège ou du type motivateur? (Pierre Larabie, Ottawa)

Je pense que je serais les deux à la fois. Je ne me vois pas dans un rôle d’entraîneur de sitôt. Je pense qu'il faut passer encore plus de temps sur la patinoire qu’un joueur pour se préparer (rires)! À l'heure actuelle, je ne pense pas que je suis prêt pour cela. Mais j'aime l'aspect stratégique du jeu. Je pense que je peux lire le jeu assez bien. J’essaie de parler à nos entraîneurs au sujet de choses que je voudrais voir à certains moments. Je suis intéressé par ce que pensent les entraîneurs. J'aime cet aspect. Donc, je pense que je serais un peu des deux types. Je pense que je peux aussi défier les joueurs et les motiver de différentes façons.

Si vous aviez le choix parmi n’importe quel joueur de n'importe quelle équipe de la LNH, qui seraient vos coéquipiers de trio et pourquoi? (Paula Concepcion, Vancouver)

Une équipe d’étoiles avec moi-même? Je choisirais (Henrik) Lundqvist, des Rangers, devant le filet. J’ai joué avec lui et contre lui, et je préfère jouer avec lui (rires). Pour les défenseurs, je prendrais probablement (Zdeno) Chara et (Erik) Karlsson. Je pense que ce serait un bon mélange. Chara possède un tir foudroyant, mais il est un type à caractère défensif. Erik pourrait être celui qui se porterait à l’attaque, avec Chara étant le joueur solide. Ensuite, je serais porté à choisir (Sidney) Crosby et (Evgeni) Malkin pour au centre et à l’aile gauche. Crosby est un excellent fabricant de jeu et il excelle avec la rondelle. Idem pour Malkin, qui représente aussi une menace devant le filet adverse. Il possède un tir efficace et il est un excellent fabricant de jeu. Je n’aurais qu’à glisser la rondelle dans le filet (rires).

Quel amphithéâtre de la LNH possède la meilleure glace? (Bob Hoffman, Washington, D.C.)

Je ne sais pas. Les gens disaient autrefois Edmonton, mais plus maintenant, même si leur glace est bonne. Je crois que les amphithéâtres partout dans la ligue sont plus occupés qu’auparavant et cela constitue un gros problème pour la qualité de la glace. Donc, il n’y a pas un endroit où la glace est de meilleure qualité. C’est bien dans la plupart des cas, comprenez-moi bien, mais aucun amphithéâtre ne se démarque.

Lorsque vous déciderez de prendre votre retraite de la LNH, envisagez-vous vous retirer en tant que membre des Sénateurs ou disputer une dernière saison dans la Ligue élite suédoise? (Christoffer Olofsson, Stockholm, Suède — via Facebook)

Je prendrai ma retraite en tant que Sénateur. Je ne vais pas revenir dans la ligue suédoise. Il y a quelques raisons. Lorsque je ressentirai que j’aurai terminé dans la LNH, je pense que ce sera terminé parce que mentalement et physiquement, je crois que je ne serai plus en mesure de contribuer autant que je le voudrais ni de me motiver. Lorsque l’on revient dans la ligue suédoise et que l’on essaie de jouer sans être motivé, c'est encore pire, parce que c'est plus difficile et que l’on patine encore plus. Donc, je prendrai ma retraite en tant que membre des Sénateurs d’Ottawa.

Si vous n'étiez pas devenu un joueur de hockey, qu’auriez-vous fait pour gagner votre vie? Aviez-vous un « plan B » à l’époque où vous avez commencé en tant que jeune joueur? (Vladimir Georgiev, Silistra, Bulgarie)

Je n'avais pas de plan B. J’ai occupé quelques emplois différents dans ma jeunesse. J'ai travaillé dans un club de golf. J'aime le golf et c'est à cette époque que j'ai commencé à jouer. J'ai travaillé dans un entrepôt. Alors, j'ai fait quelques petites choses. J'ai étudié l'économie à l'école secondaire. Ce n'est pas quelque chose que j’envisage à l'heure actuelle, non plus. Je ne sais pas ce que j'aurais fait. Je pense que j'aurais été impliqué dans le sport. J'étais un très bon joueur de soccer.

Si je pouvais choisir, je serais probablement un menuisier. C'est ce que je voulais faire lorsque j’étais enfant. J'ai appliqué pour étudier la menuiserie à l'école, mais je n'aurais pas pu aller à l'école secondaire de hockey ou le « gymnase », comme on l'appelait. Donc, j'ai dû opter plutôt pour l'économie. Mais cela dit, mon père était un menuisier, et c'est quelque chose que je souhaitais pouvoir faire.

Regardez-vous un autre sport outre le hockey? (Linda Komen, Preston, Royaume-Uni)

Je regarde le golf, le tennis et le soccer. N’importe quel sport, surtout lorsqu’il s’agit d’un match important. Je peux regarder le baseball, même si je ne suis pas un amateur de baseball. Mais je ne suis pas vraiment pas le basketball. Même la NFL. Mais j’aime regarder des sports, même si je n’en regarde pas autant maintenant avec quatre enfants. Toutefois, je regarde davantage le golf, le tennis et le soccer.

Est-ce que vous et votre famille avez déjà patiné sur le canal Rideau à Ottawa? (Carol Slack, Ottawa)

Oui, avec nos deux aînés. Nous avons essayé d’y aller, mais la patinoire n’a pas été ouverte longtemps cette année. Nous tentons d’y aller au moins une fois par année. J’y suis allé environ une dizaine de fois au cours de mes 17 années passées à Ottawa.

Y’a-t-il une histoire derrière votre numéro de chandail (11)? (Oona Huoponen, Oulu, Finlande)

Je portais le 63 au camp d’entraînement à ma première année (avec Ottawa). Antti Tormanen, un Finlandais, et moi avons obtenu chacun poste au sein de l’équipe en tant que recrues. Le préposé est venu me voir et m’a dit : "Je te donne le choix en premier. Nous avons le numéro 11 et le numéro 22." J’ai choisi le 11 et Antti a obtenu le 22. C’est comme ça que ça s’est passé. J’ai porté le numéro 11 lorsque je jouais au soccer et c’est pourquoi je le voulais. C’est tout.

Traduction libre du texte de Lucas Aykroyd

En voir plus