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Alfie : « On ne peut jamais imaginer quelque chose de la sorte »

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Déjà, il avait écrit le genre d'histoire qui, franchement, vous auriez des difficultés à l’imaginer.


Une histoire que Daniel Alfredsson peine lui-même encore à comprendre pleinement.

Pourtant, dans les dernières minutes du Match des étoiles 2012 Tim Hortons de la LNH devant une foule de partisans enthousiastes à la Place Banque Scotia dimanche, il a encore essayé de saisir l’occasion afin de pousser ce conte de fées encore plus loin.

Une fois l’affrontement terminé, Équipe Alfredsson s’est inclinée par 12-9 devant Équipe Chara dans le cadre de la classique de mi-saison de la Ligue nationale de hockey. Le franc-tireur des Rangers de New York Marian Gaborik, qui a réalisé un tour du chapeau pour l'équipe dirigée par le capitaine Zdeno Chara des Bruins de Boston, a remporté les honneurs du joueur par excellence du match.

Mais Alfredsson, 39 ans, dans ce qui sera un autre fait saillant dans une carrière de 16 saisons dans la LNH bien remplie, a mis une fois de plus sa touche magique devant ses partisans. Le capitaine des Sénateurs d'Ottawa a marqué deux buts en deuxième période pour procurer à son équipe une égalité de 6-6 et il a récolté une aide sur un but de Daniel Sedin, des Canucks de Vancouver, en troisième période.

Même si cela s’est avéré être le dernier sursaut d’Ééquipe Alfredsson sur le tableau indicateur, ce n'était pas dû au manque d’effort de la part du capitaine. Il a décoché un tir sur le poteau et il a eu quelques autres occasions en or pour parvenir à un tour du chapeau. Si cela s’était produit, il aurait été difficile de refuser de remettre la mention de joueur par excellence à la vedette de ce week-end dans la capitale.

Imaginez le genre de réponse qui cela aurait pu générer de la part des partisans qui, pour la deuxième soirée consécutive, l’ont salué lors de sa présentation avec une ovation monstre. Alfredsson croit qu’il lui faudra un certain temps pour analyser tout le weekend, peut-être même plus pour lui pour déterminer à quel rang cela se classera-t-il dans ses nombreux souvenirs en carrière.

« D'un point égoïste, ce serait assez élevé », a déclaré Alfredsson par la suite. « Vivre un week-end comme celui-ci est surréaliste. On ne peut jamais imaginer quelque chose de la sorte. On se sait pas trop comment composer avec tout cela. Je ne saurais pas avant ce soir, après les enfants soient au lit, lorsque je pourrais m’asseoir et me détendre. Je suis convaincu que je vais être mort de fatigue, mais je vais réaliser que c'est quelque chose qui n’est pas donné à tout le monde de vivre. Je ne sais pas si je le mérite ou non, mais c'est certainement une leçon d'humilité. »

Voir ses coéquipiers — notamment Henrik et Daniel Sedin — tenter avec vigueur de donner à Alfredsson des occasions de marquer dans les dernières secondes en dit beaucoup au sujet de l'homme qu’il est. Et c'est quelque chose que les trois sénateurs (Jason Spezza, Erik Karlsson et Milan Michalek) qui l'ont rejoint au sein d’Équipe Alfredsson ont beaucoup admiré.

« Cela a été étonnant de voir l'accueil (pour Alfredsson) de la part des autres joueurs, a déclaré Spezza. On a vu les autres gars tenter de lui passer la rondelle et Alfie essayer de marquer son troisième but. Le hockey, c'est un jeu très respectueux et les joueurs respectent vraiment Alfie pour ce qu’il a fait dans sa carrière.

« Ce fut un week-end incroyable à vivre et c'est génial de voir des accolades pour ce qu'il a fait dans le passé, avec la reconnaissance qu'il a obtenue ce week-end. En tant que coéquipiers, nous l'apprécions et nous apprécions ce qu'il a fait dans notre vestiaire. Mais pour lui d'être sur une scène nationale et voir des gens lui donner la reconnaissance qu'il mérite est quelque chose dont nous avons vraiment admiré voir. »

Il y a un mois, Alfredsson a marqué son 400e but de son illustre carrière lors d’une victoire en prolongation à la Place Banque Scotia contre les Flames de Calgary, alors que les Sénateurs étaient revenus de l’arrière après un déficit de 3-0. De toute évidence, il s’agit d’un joueur qui a une affinité pour le théâtre. Mais même le natif de Göteborg, en Suède, avoue être un peu surpris par tout ce qui s'est passé au cours des quatre derniers jours.

« Cela a été surréaliste et c'est comme si j’étais sur un nuage, a-t-il dit. Je ne sais pas si c'est un exploit (ce week-end) plutôt qu’une célébration des choses que j'ai faites auparavant. Je suis vraiment reconnaissant pour cela. Honnêtement, j’ai été très comblé.


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