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Nouvelles des Sénateurs

Alfie mène le bal

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Dix ans plus tard, le leadership tranquille de Daniel Alfredsson résonne toujours fort auprès de ses coéquipiers des Sénateurs d’Ottawa.


Même s’il est vrai qu’Alfredsson n’a jamais reconnu comme étant un type très bavard, les actions de celui qui est devenu maintenant le capitaine comptant le plus d’ancienneté dans la Ligue nationale de hockey sont une source quotidienne d’inspiration pour les joueurs qui savent qu’il est un bon exemple à suivre sur la glace et à l’extérieur de la patinoire.

« Je ne pense pas que j’ai beaucoup changé », a déclaré le Suédois de 36 ans, qui est devenu le plus vieux capitaine de la LNH lorsque Joe Sakic, de l’Avalanche du Colorado, a annoncé sa retraite. « Cela dépend de quelle façon les gens définissent le terme « leader ». Personnellement, je pense que c’est en prêchant par l’exemple. Lors des matchs et hors de la patinoire, je tente toujours de faire du mieux que je peux et de voir les gens me suivre.

« Je ne suis pas le type de leader qui va vous engueuler si vous ne faites pas les choses correctement. Surtout ici, ce n’est pas trop difficile d’être un capitaine. Nous avons eu tellement de bons joueurs qui se motivaient l’un l’autre. »

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Tout le monde peut constater la façon d’agir d’Alfredsson chaque jour. Il est celui qui a subi une arthroscopie pour retirer un fragment d’os de son genou lors de la première semaine d’activité de la saison 2008-2009 et qui était de retour en uniforme une semaine plus tard, ne ratant qu’une seule rencontre. Même chose en février, lorsque sa mâchoire a été fissurée après avoir été happée par une rondelle déviée. Là aussi, il n’avait raté qu’un seul affrontement.

Donc, pas surprenant qu’Alfredsson fut choisi comme candidat chez les Sénateurs pour le trophée commémoratif Bill Masterton, qui est remis annuellement au « joueur de la Ligue nationale ayant fait preuve de persévérance, d'esprit sportif et d'un dévouement pour le hockey. »

« Il (Alfredsson) n’est pas très bavard, mais lorsqu’il dit quelque chose, les gens l’écoutent », a déclaré l’entraîneur-chef des Sénateurs, Cory Clouston. Il prêche par l’exemple. Il joue même s’il est blessé. Il est déterminé et l’équipe passe avant tout.

« Il est le type d’individu qui sacrifie ses objectifs personnels au profit du mieux-être de l’équipe. On l’a constaté l’an dernier lorsqu’il a joué avec la mâchoire fracturée. Il n’est pas très bavard, mais souvent les actes sont plus éloquents que les mots. »

Difficile de croire qu’au début de la campagne 2006-2007, alors que les Sénateurs éprouvaient des difficultés, des gens réclamaient que l’on échange le capitaine. Au mois de mai suivant, les gens scandaient “Alfie, Alfie, Alfie” dans les gradins de la Place Banque Scotia alors que le brave Alfredsson a mené son équipe en finale de la Coupe Stanley, en étant le meilleur marqueur des séries avec 14 buts.

« C’était difficile. J’étais aussi frustré que quiconque », a déclaré Alfredsson à propos de la séquence périlleuse du début de saison qui s’est transformée en une fin glorieuse. « Les gens connaissent mon calibre de jeu. Je connais mes capacités et j’étais loin de jouer au niveau de ces dernières. Je n’avais rien contre les amateurs. Je les comprenais.

« C’est ce qui explique que nous étions encore plus fiers d’avoir été en mesure de nous reprendre et d’aller loin en séries. Je crois que les partisans m’ont aidé dans ce processus et ils m’ont encouragé encore plus. »

Je ne pense pas que j’ai beaucoup changé. Cela dépend de quelle façon les gens définissent le terme « leader ». Personnellement, je pense que c’est en prêchant par l’exemple. Lors des matchs et hors de la patinoire, je tente toujours de faire du mieux que je peux et de voir les gens me suivre. Je ne suis pas le type de leader qui va vous engueuler si vous ne faites pas les choses correctement. Surtout ici, ce n’est pas trop difficile d’être un capitaine. Nous avons eu tellement de bons joueurs qui se motivaient l’un l’autre. - Daniel Alfredsson
Maintenant, alors qu’un changement de garde s’amorce à Ottawa et que de nouveaux jeunes talents arrivent dans le vestiaire des Sénateurs, Alfredsson estime que ses qualités de leadership seront sans doute sollicitées plus que jamais.

« Un aspect où je peux aider davantage est lorsque les joueurs connaissent des difficultés, je peux les aider à remonter la pente, a-t-il dit. La pression est énorme sur quiconque dans le monde du sport professionnel et lorsque vous êtes dans le domaine depuis longtemps, vous savez ce que vous pouvez contrôler et ce dont vous ne pouvez pas contrôler, donc je peux aider les jeunes joueurs. »

Aucun autre joueur ne peut en dire autant en ce moment que la jeune recrue de 19 ans, le défenseur Erik Karlsson, un autre suédois qui est hébergé chez la famille Alfredsson depuis le début du camp d’entraînement.

« Il est formidable, l’un des meilleurs joueurs que j’ai rencontrés et l’un des meilleurs leaders », a déclaré Karlsson à propos de son compatriote et aussi ancien des Indians de Frolunda. « Juste le fait de demeurer chez lui, je peux dire à quel point cela est vrai. Il est une grande personne et l’un des joueurs les plus respectés dans cette ligue en ce moment. Il m’a aidé énormément. »

Alfredsson aura 41 ans lorsque son présent contrat avec les Sénateurs prendra fin en 2013. Même s’il prend les choses « une année à la fois », il entend demeurer suffisamment en santé pour jouer jusqu’à la fin de son entente. Sa passion pour le sport et ses grandes aspirations pour l’équipe sont de grandes sources de motivation.

« Je suis conscient que la fin de ma carrière approche, mais j’aime ce sport et le fait d’être avec mes coéquipiers, a dit Alfredsson. « Je vois la fin approcher. Je ne vais pas signer un autre contrat après celui-ci. Je tente d’aider l’équipe à aller dans la bonne direction et j’espère connaître encore de belles années avant de terminer.
« Participer de nouveau aux séries éliminatoires et aspirer à la Coupe Stanley, voilà le rêve. »

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