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Nouvelles des Sénateurs

Alfie, l'ultime leader des Sénateurs

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Dix ans plus tard, il est l’emblème d’une franchise au sein d’une nation passionnée de hockey.


Daniel Alfredsson ressent cette ferveur chaque soir qu’il enfile le gilet des Sénateurs d’Ottawa, et portant fièrement le « C » de capitaine sur sa poitrine, dirige son équipe sur la patinoire. Malgré le fait que son travail passe au microscope, le capitaine comptant le plus d’ancienneté dans la Ligue nationale de hockey accueille à bras ouverts les défis qui accompagnent une telle responsabilité.

« C’est un grand honneur », a déclaré Alfredsson en parlant de la distinction que lui a décernée l’ancien entraîneur en chef des Sénateurs, Jacques Martin, avant la saison de 1999-2000. « Être capitaine au Canada, tout en étant européen… c’est probablement plus difficile. On se fait probablement inspecter de plus près que si l’on était canadien. Mais je l’ai pris comme une occasion de développer ma personne et de me forcer encore plus. Je crois que j’ai réussi. »

Le capitaine de 37 ans s’est trouvé à la bonne place au bon moment pour une franchise sur le point de devenir l’une des équipes élites de la LNH. Il a remporté le trophée Calder à titre de meilleure recrue du circuit en 1995-1996, alors que les Sénateurs étaient loin d’être compétitifs. Au fur et à mesure qu’Alfredsson évoluait avec l’équipe, Martin a vu en lui un joueur fait pour montrer le bon exemple aux autres.

« J’étais dans la Ligue depuis quelque temps et Jacques aimait beaucoup mon éthique de travail, a affirmé Alfredsson. Et puis où on en était comme organisation… j’étais là quand on jouait mal, et puis nous avons commencé à nous rendre aux séries et à connaître du succès. »

Depuis, Alfredsson a tout vu : des moments de gloire lors de la finale de la Coupe Stanley en 2007, aux moins bons moments quand on regardait les séries de l’extérieur. Au fur et à mesure que l’équipe rajeunit autour de lui, les qualités de leadership d’Alfredsson s’avèrent plus importantes que jamais.

« Quand vous parlez du rôle de capitaine… Ce n’est pas moi qui décide de la façon dont on joue tout le temps, dit-il. Plutôt, les gars viennent me voir, et moi je discute avec eux de différents enjeux, et je sers d’intermédiaire entre les joueurs et les entraîneurs. »

« Ça nous apprend certainement à composer avec les bons et les mauvais moments. Ce fut une bonne expérience d’aider les jeunes joueurs à vivre avec la pression de la LNH au Canada. »

Alfredsson aime aussi la ville où lui et sa femme, Bibbi, ainsi que leurs trois enfants (Hugo, 6 ans, Loui, 3 ans, et Fenix, 1 an) ont fondé un foyer. Il dit qu’il s’amuse beaucoup en ce moment de sa vie.

« Pendant trois ou quatre ans, on ne savait pas si l’on allait rester ici longtemps, a dit Alfredsson. Mais nous étions jeunes, nous avons pu voir beaucoup de la ville, nous y habituer et nous habituer aux différences entre la vie en Suède et la vie au Canada. Ce ne fut pas une transition bien difficile.

« Après trois ou quatre ans, nous avons commencé à nous sentir chez nous et c’est pourquoi nous avons décidé de nous y établir. J’ai passé les 15 dernières années de ma vie dans une ville formidable. »

Bien qu’il n’ait pas décidé ce qu’il allait faire après sa carrière de hockey (son contrat actuel prendra fin après la saison 2012-2013), Alfredsson considère demeurer dans la ville qui l’a si bien accueilli.

« Nous nous le demandons aussi, ce que l’on fera quand j’arrêterai de jouer, si l’on va rester ici ou retourner en Suède, a avoué le natif de Göteborg. En ce moment, je dirais qu’on pense rester ici, mais en même temps, nous n’allons pas prendre de décision pour l’instant. »

« Ce fut une bonne ville pour nous. On ne décide pas où nous allons, quand on se fait repêcher. Mais venir jouer au hockey au Canada fut une expérience incroyable. »


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