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Wheeler savoure son rôle de capitaine des Jets

L'attaquant montre l'exemple à ses jeunes coéquipiers avec son intensité et son honnêteté

par Tim Campbell @TimNHL / Journaliste NHL.com

WINNIPEG - Quand l'attaquant Blake Wheeler est devenu capitaine des Jets de Winnipeg la saison dernière, il a mis sa propre empreinte sur l'équipe.

Le style de Wheeler se décrit par un mélange de sérieux, comme Jonathan Toews des Blackhawks de Chicago, et par le fait qu'il dévoile facilement ses émotions, comme Phil Esposito, qui a été capitaine des Rangers de New York de 1975 à 1978.

Wheeler, qui a remplacé Andrew Ladd comme capitaine des Jets en 2016 après que ce dernier eut été échangé aux Blackhawks, a mené l'équipe avec 91 points (23 buts, 68 assistances) en 81 matchs, un sommet en carrière dans la LNH. Il a maintenu un rythme d'un point par match pour la première fois en 10 saisons et a égalé Claude Giroux des Flyers de Philadelphie pour le plus de mentions d'aide dans la Ligue.

Quand les portes du vestiaire ouvrent pour les entrevues, habituellement cinq minutes après un match ou un entraînement, Wheeler, 31 ans, est là et souvent encore à chaud après les émotions de la partie.

Au début de la saison, il a avoué que c'est l'un des aspects du travail de capitaine qu'il voulait améliorer et ce fut rare de ne pas le voir être direct et concentré.

« Je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai hâte à ce moment tous les jours, mais ce n'est pas quelque chose qui ruine ma journée », a dit Wheeler en souriant.

Comme la plupart des capitaines, Wheeler répond à une panoplie de questions et il n'a jamais eu peur de se montrer en désaccord avec un journaliste.

« En général, je pense que j'ai une bonne relation avec la plupart des membres des médias ici, a indiqué Wheeler. C'est bon d'avoir une bonne relation avec eux. De cette façon, ils pourront me laisser tranquille lorsqu'ils verront la rage dans mes yeux et j'essaierai de faire de même lorsque je n'aimerai pas la question qu'on me pose. »

« C'est un compromis et je suis certain qu'il y a des jours où certaines personnes quittent le vestiaire en se demandant ce qui ne va pas avec moi. »

Wheeler croit qu'il remplit son rôle de capitaine de la même façon qu'il joue, c'est-à-dire avec intensité et honnêteté.

« Je pense que certaines de ces choses sont essentielles, a dit Wheeler. Tu nais avec certaines qualités. L'honnêteté, c'est blanc ou c'est noir. Il n'y a pas de zone grise. Dans mon cas, ça passe ou ça casse. »

« J'essaie d'être comme ça avec les gars aussi. Ça fonctionne dans les deux sens. Si j'essaie de donner mon maximum chaque soir, je m'attends à ce que les gars me suivent. Si je ne joue pas bien, je m'attends à ce que les gars me le fassent savoir. Je pense que c'est quelque chose de très sain. »

L'entraîneur des Jets Paul Maurice a affirmé que le leadership de Wheeler a été exemplaire. Chaque fois que le sujet est abordé, l'appui de Maurice est tellement fort qu'on a l'impression qu'il pourrait en parler pendant une heure.

« Je pense que nous nous comprenons l'un et l'autre, a dit Maurice. J'ai toujours eu beaucoup de respect pour l'excellence. Je regarde le tir de Patrik Laine et je sais que c'est différent de tout ce que j'ai vu. Je vois Dustin Byfuglien aller avec sa taille (6 pieds 5 pouces, 260 livres) et je sais que c'est l'excellence à l'état pur. Blake Wheeler est un grand et c'est génial à regarder. Sa manière de se comporter chaque jour à un aussi haut niveau. Il est l'exemple d'un bon capitaine. »

« Sa façon d'être direct avec un joueur lorsqu'il faut qu'il le soit et, en même temps, de réconforter un gars qui a besoin de l'être, je décrirais ça avec le mot élégance. Un mâle alpha, un travaillant hyper compétitif qui est capable, dans le feu de l'action, de savoir quand être rude ou ne pas l'être. Je l'apprécie énormément. Il n'y a pas d'excellence à l'état pur comme Blake. Il est brillant dans plusieurs aspects et je suis impressionné de tout ce qu'il a fait comme capitaine. »

En fin de saison, Wheeler a avoué que les Jets avaient connu beaucoup plus d'anxiété que ce que les gens peuvent penser. Il a dit que dans le cas des joueurs vétérans comme lui, les carrières défilent et il n'y a pas un nombre illimité d'occasions.

« De voir les années passer en regardant des joueurs et des équipes compétitionner pour ce que tu désires, c'est très difficile, a-t-il expliqué. Évidemment, il y a un plan en place ici qui nous a conduits où nous sommes aujourd'hui. Nous ne serions pas ici sans cette philosophie et le travail qui a été accompli. Pour certains vétérans, ça peut être difficile d'être patients. Ce qui nous a aidés à traverser les années passées, c'est de voir à quel point nos jeunes joueurs sont talentueux et de réaliser qu'en fin de compte, l'attente en vaudrait le coup. »

« Ça ne facilite pas le processus, mais je pense que nous avions assez foi en ce qui se tramait pour nous dire que nous finirions par y arriver tôt ou tard. »

Il a affirmé que la saison dernière l'a convaincu que le virage jeunesse entamé par les Jets était la bonne chose à faire, même si l'équipe a raté les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la cinquième fois en six saisons depuis qu'elle avait été relocalisée d'Atlanta en 2011.

Les Jets affronteront le Wild du Minnesota en première ronde des séries éliminatoires et le match numéro 1 aura lieu au Bell MTS Place mercredi (19 h HE, CNBC, TVAS2, FS-N).

« On a eu des aperçus de plusieurs gars », a-t-il dit, mentionnant les attaquants Nikolaj Ehlers, Laine, Kyle Connor et le défenseur Josh Morrissey. « Je dirais que l'an dernier, beaucoup de ces gars-là ont démontré leurs qualités plus vite que prévu et c'est à ce moment qu'on s'est dit "Peut-être que les choses vont aller mieux plus rapidement que nous le pensions." »

Dans ma tête, je voyais l'an prochain comme la grosse année. En entamant cette saison, j'avais bon espoir, mais tu ne sais jamais. Chez les jeunes joueurs, tout le monde est différent. Certains ont de bonnes années recrues et prennent un pas de recul à leur deuxième année. Tu ne sais jamais à quoi t'attendre. Après les 10 premiers matchs de la saison, je savais que nous avions un groupe spécial. »

Wheeler tente de laisser sortir ses émotions un peu plus calmement comme capitaine des Jets, mais il s'ouvre à la maison. Cet équilibre dans sa vie a été grandement utile à sa concentration, selon son propre aveu.

« Ma femme Sam m'a beaucoup remis en question. Ç'a été tout un parcours dans les dernières années, a-t-il avoué. Nous avons trois enfants en bas de cinq ans, donc ma vie est beaucoup plus que le pointage du match de la veille. Je pense que tu en apprends beaucoup sur toi-même et sur tes relations et tu peux transporter ça dans le vestiaire. »

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