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Vlasic assure que le moral est bon chez les Sharks

Le défenseur affirme que ce n'est pas le moment pour San Jose de céder au découragement

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

PITTSBURGH - Le contraste était frappant aux séances d'entraînement des deux équipes finalistes de la Coupe Stanley, mercredi. D'un côté, les Penguins de Pittsburgh affairés à la tâche et affichant un air sérieux par après en entrevues. De l'autre, les Sharks de San Jose qui se sont entraînés avec entrain et qui arboraient des mines décontractées en présence des journalistes.

À la limite, on aurait pu croire que ce sont les Sharks qui mènent la Finale de la Coupe Stanley 3-1, pas les Penguins.

Les champions de l'Ouest sont pourtant confrontés à la colossale tâche de remporter trois matchs d'affilée, à compter de jeudi au Consol Energy Center (20h HE; TVA Sports, CBC, NBCSN).

« Le moral est bon. Nous jouons encore au hockey en juin. Ça va bien », a débité avec son flegme habituel Marc-Édouard Vlasic en retirant son équipement à l'issue de la séance des Sharks à Pittsburgh.

« Ça ne sert à rien d'être découragé ou négatif. Il faut avoir du `fun'. Nous avons eu du plaisir, les gars se sentaient bien et j'ai scoré plus de buts qu'à l'accoutumée », a lancé à la blague le défenseur.

Si tous les athlètes étaient comme le Montréalais âgé de 29 ans, les mots stress et pression seraient retirés des dictionnaires. Il n'y a rien qui l'énerve celui-là.

« Nous savons tous dans quelle galère on est. Nous travaillons pendant toute la saison afin de participer à la Finale. Ce n'est pas le moment d'être négatif. Sinon, ça ne sert à rien d'aller sur la glace et de jouer.

« Nous nous sentons quand même bien. Nous croyons en nos chances de gagner le prochain match et nous nous concentrons là-dessus. »

Vlasic ne bronche pas quand on lui rappelle qu'une seule équipe ayant déjà tiré de l'arrière 3-1, depuis que la Finale de la Coupe Stanley est une série quatre de sept (depuis 1939), a été couronnée championne. En 1942, les Maple Leafs de Toronto avaient même effacé un retard de 3-0 avant de vaincre les Red Wings de Detroit en 1942.

« Je n'aime pas les statistiques. On peut les tourner d'un bord ou de l'autre. Dans les 100 prochaines années, une deuxième équipe va sûrement signer l'exploit », a-t-il avancé.

« Pourquoi pas nous? », est d'ailleurs le cri de ralliement que l'entraîneur Peter DeBoer a lancé mardi. De bonne humeur et détendu, DeBoer affichait le même état d'esprit que Vlasic.

DeBoer a fait face à un pire scénario en Finale à la barre des Devils du New Jersey, il y a quatre ans. Les Devils étaient en recul 3-0 contre les Kings de Los Angeles, avant d'orchestrer une mini-remontée qui est toutefois tombée à court de deux matchs.

Mercredi, DeBoer a rappelé que les vétérans des Sharks ont vécu la situation inverse, il y a deux ans, en voyant les Kings remonter un retard de 3-0 pour les éliminer au septième match, dans une série de premier tour de l'Association de l'Ouest.

« Plusieurs de nos gars savent que le déroulement d'une série peut changer rapidement », a-t-il noté.
Les Joe Pavelski, Joe Thornton et Patrick Marleau n'ont pas encore jugé bon de s'adresser à leurs coéquipiers.

« Ils vont peut-être vont parler jeudi, mais les mots ne servent à rien à ce stade de la saison, a soutenu Vlasic. Les mots sont toujours inutiles, tant qu'à moi. Tout le monde sait que si nous perdons un match, c'est fini. Chacun doit être capable d'être prêt à fournir l'effort maximum. Si tu n'es pas prêt pour un match comme celui-là, tu ne devrais pas être ici. La motivation est assez facile à trouver. »

Les Sharks ont été meilleurs à chacun des matchs et Vlasic a prétendu qu' « un bond favorable ou deux de plus » auraient pu permettre aux siens d'être à égalité 2-2 dans la série.

En profitant du dernier mot dans les changements de joueurs, les Penguins vont possiblement essayer de soustraire le trio de Sidney Crosby de l'étroite surveillance que Vlasic et son partenaire Justin Braun lui ont accordée à San Jose.

« Ça ne change rien. Les Penguins ont Phil Kessel et Evgeni Malkin qui jouent sur deux autres trios. Peu importe celui qu'on sera appelé à surveiller, nous serons prêts. »

Évidemment, la belle assurance des Sharks pourrait vite s'effriter s'ils sont incapables d'obtenir le premier but du cinquième match, jeudi. Les Sharks n'ont pas joué avec l'avance pendant une seule seconde depuis le début de la série.

« Ça ferait changement qu'on score le premier but. Mais si ça n'arrive pas, ce serait le `fun' de répliquer assez rapidement, a argué Vlasic. Il ne faudrait pas qu'on attende jusqu'en troisième période. Avant, ce serait l'idéal. »

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