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Vainqueurs 2-1, les Penguins provoquent la présentation d'un septième match

LNH.com @NHL

PITTSBURGH - Les Penguins de Pittsburgh n'allaient pas laisser les Red Wings de Detroit célébrer une deuxième conquête de la Coupe Stanley de suite sur leur propre patinoire, mardi.

"Tout le monde a frais à la mémoire le sentiment très désagréable qu'on a ressenti en les voyant faire la fête chez nous, l'an dernier, avait affirmé l'ailier Pascal Dupuis, avant le sixième duel. On veut gagner le sixième match et aller fêter chez eux, vendredi."

Les Penguins ont réalisé la première partie de la tâche, en défaisant les Red Wings 2-1 devant 17 132 spectateurs au Mellon Arena. Il leur reste à accomplir la deuxième à l'occasion de la présentation de l'ultime affrontement à Detroit dans moins de 72 heures.

"Enfant, quand on jouait au hockey dans la rue, on s'imaginait que c'était un septième match de la finale de la Coupe Stanley, a évoqué l'ailier Maxime Talbot. C'est le rêve de tous les jeunes, et nous aurons la chance de jouer ce match pour vrai. On s'est donné cette chance en disputant un solide sixième match."

C'est la première fois que les finalistes poussent la finale à la limite en remportant toutes leurs rencontres à domicile depuis que les Devils du New Jersey et les Ducks d'Anaheim ont croisé le fer en 2003. Les Devils avaient eu le dernier mot 3-0, chez eux, devant les Ducks dirigés par Mike Babcock, l'entraîneur des Wings, et ayant Dan Bylsma dans ses rangs, le pilote recrue des Penguins.

"L'avantage de la glace, ça n'existe plus, a lancé Dupuis, à l'issue de la victoire des siens. Pas dans un septième match où tout peut arriver."

Jordan Staal et Tyler Kennedy ont fourni les réussites des Pens. Kris Draper a été le buteur des Wings.

Marc-André Fleury (25 arrêts) a été moins occupé que Chris Osgood (29), mais il a eu à faire face à autant d'occasions de marquer que son opposant. Le Sorellois s'est dressé en troisième période, au moment où les Wings ont exercé une forte pression.

"Marc-André a montré sa grande force de caractère, a louangé le défenseur Kristopher Letang. Quand il connaît une moins bonne performance, il revient toujours plus fort. Il ne baisse pas les bras, il se ne décourage jamais. Il se présente à l'aréna pour gagner tout le temps."

A égalité

Les Penguins ont connu le départ qu'il souhaitait. Motivés et gonflés à bloc par le public survolté, ils ont travaillé avec acharnement en zone adverse sans parvenir à provoquer de réelles chances de marquer, encore moins de marquer.

Osgood n'a pas eu la tâche trop difficile même s'il a été mis à l'épreuve 12 fois. Fleury a réalisé le plus bel arrêt, aux dépens de Henrik Zetterberg, sur les trois tirs au total qu'il a reçus.

Sidney Crosby n'a pu maîtriser la rondelle en surgissant devant Osgood, avant de cogner à la porte plusieurs fois au cours du premier jeu de puissance des siens.

Comme c'est arrivé samedi à Detroit, les Pens ont eu une baisse de régime vers la fiin à la suite de leur deuxième supériorité.

Fleury a de nouveau dû se montrer vigilant face à Zetterberg, habilement repéré par Pavel Datsyuk à la gauche du filet.

Staal marque

Les hôtes ont pris les devants tôt au deuxième tiers, avant de jouer quelque peu sur les talons vers la fin. Il y a aussi le fait que les Red Wings ont graduellement augmenté le rythme.

Staal a fait bouger les cordages à la 51e seconde au terme d'une descente en surnombre bien orchestrée du territoire défensif. Staal a concrétisé son propre retour de lancer.

Les Penguins ont imposé leur loi sur le plan de la robustesse. Chris Kunitz a renversé le défenseur Brian Rafalski et Matt Cooke a rondement bousculé Datsyuk.

Gardant leur sang-froid, les visiteurs ont repris du poil de la bête. Zetterberg est venu près de créer l'égalité avec deux minutes à écouler, son tir des poignets résonnant sur le poteau à la droite de Fleury.

Osgood s'est illustré dans les derniers moments aux dépens de Ruslan Fetodenko et d'Evgeni Malkin.

Les Wings attaquent

Les Penguins ont doublé leur avance à 5:35 du dernier tiers, mais les Wings n'allaient pas baisser les bras facilement.

Kennedy a profité du bel effort de Maxime Talbot et de Fetodenko le long de la bande pour surprendre Osgood du côté droit.

Draper a inscrit les Wings au score, à 8:01, concrétisant le retour du long lancer du défenseur Jonathan Ericsson.

Les champions en titre ont par la suite pu envoyer deux attaques massives dans la mêlée. Ils ont été menaçants, mais les Pens ont résisté.

A environ deux minutes de la fin, Fleury a frustré Dan Cleary qui a tenté de le déjouer d'une feinte du revers sur une échappée.

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