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Une médaille qui veut tout dire pour Maxime Comtois

L'attaquant québécois a répondu à ses détracteurs par la bouche de ses canons

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BUFFALO - Pour Maxime Comtois, cette médaille d'or du Championnat mondial junior en est une qui veut tout dire. Elle représente surtout pour lui un autre argument de taille qui lui permettra de faire taire ses détracteurs.

La dernière année n'a pas été de tout repos pour lui et cette conquête est un peu venue mettre un baume sur les épreuves qu'il a dû surmonter.

« C'est le plus gros honneur que j'ai eu dans ma carrière, a-t-il déclaré, encore sous le coup de l'émotion. J'ai gagné des tournois, mais je n'ai jamais été champion du monde. Dans mon CV maintenant, ça va être écrit ''champion du Mondial Junior'' et il n'y a pas de mots pour décrire ça. »

Constamment critiqué et remis en question dans les mois qui ont mené au repêchage de la LNH en raison de sa baisse de production, le Québécois a dû patienter jusqu'en milieu de deuxième ronde (50e au total) avant que les Ducks d'Anaheim le sélectionnent.

Avant le début de cette saison cruciale, Comtois était considéré comme l'un des cinq meilleurs espoirs de cette cuvée.

Puis est venue cette invitation au camp d'Équipe Canada junior au début du mois de décembre. Encore une fois, certains ont douté de ses chances de percer la formation et ont remis en question l'utilité qu'il pourrait avoir au sein de l'équipe nationale.

Non seulement Comtois s'est taillé un poste au sein de la troupe de Dominique Ducharme, mais le trio qu'il complétait avec Brett Howden et Alex Formenton a été l'un des meilleurs - sinon le meilleur - au cours de la ronde éliminatoire. 

L'attaquant des Tigres de Victoriaville a récolté trois buts et trois aides en sept rencontres et n'eût été une mauvaise pénalité qui a permis aux Américains de venir de l'arrière lors du match extérieur disputé au New Era Field, on pourrait parler d'un parcours sans faille.

Avec son franc-parler habituel, Comtois n'a pas manqué de profiter de l'occasion pour envoyer quelques flèches à ceux qui ont douté de lui.

« Je pense que depuis l'an passé, il y a beaucoup de gens qui m'ont critiqué sur mon jeu, a lancé Comtois, la médaille au cou. Il y a beaucoup de gens qui disaient que j'avais ralenti, que je n'étais plus le joueur que j'étais à ma première année.

« Quand je suis arrivé au camp, personne ne me voyait sur l'équipe. J'ai fait mon chemin, j'ai travaillé fort et j'ai écouté tous les conseils que j'ai pu avoir des entraîneurs. Aujourd'hui ça paye et je peux leur mettre ma médaille dans la face. »

Partagé en famille

Tout sourire en entrevue avec les journalistes francophones après le match, Comtois a tenu à partager cette conquête avec sa famille qui avait fait la route des environs de Montréal jusqu'à Buffalo au cours de la journée pour assister à ce moment spécial.

« Depuis le Jour 1, ils sont restés avec moi malgré les moments difficiles, a expliqué le patineur de 18 ans. Ils m'ont encouragé, ils ne m'ont jamais lâché. Ils ont manqué une semaine de travail pour venir ici durant la ronde préliminaire. Je leur dois absolument tout. Ça vaut extrêmement cher à nos yeux, cette médaille-là. »

Repêchage, médaille d'or au Mondial junior, la dernière année a été parsemée de moments forts en émotions pour Comtois. Croit-il pouvoir revivre autant de sensations fortes au cours de sa carrière?

« Je ne sais pas, mais je pense que ç'a été une année spéciale pour moi surtout avec la saison que j'ai connue l'an passé. J'ai su rebondir, a-t-il dit fièrement. Je vais profiter de mes moments ici et en retournant à Victoriaville, je vais peut-être avoir la chance de terminer le tout en beauté, on ne sait jamais.

« Ça vaut 1000 affaires, la médaille d'or. »

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