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Une lutte de tous les instants est à prévoir dans l'Association de l'Est

LNH.com @NHL

Pour avoir une bonne idée de l'équilibre qui s'est installé au sein de l'Association de l'Est de la Ligue nationale de hockey cette saison, il s'agit de demander à certains joueurs ce qu'ils pensent des autres équipes.

Daniel Alfredsson, le capitaine des Sénateurs d'Ottawa, prédit que les Penguins de Pittsburgh seront coriaces. Le gardien Marc-André Fleury, des Penguins, s'attend à ce que les Capitals de Washington se hissent parmi l'élite dans l'Est. Bruce Boudreau, leur entraîneur en chef, croit que le Canadien de Montréal sera l'équipe à battre.

Etc, etc, etc...

Ces divergences d'opinions sont peu étonnantes si l'on tient compte du fait que sept formations différentes ont terminé au premier rang dans l'Association de l'Est lors des huit dernières saisons.

"Ce n'est jamais pareil d'une saison à l'autre, surtout maintenant avec le plafond salarial, estime Fleury. La lutte sera serrée et il y a plusieurs bonnes équipes. Je ne sais pas si je peux le dire (que nous sommes favoris), mais c'est notre objectif. Nous voulons retourner là où nous sommes allés l'an dernier."

Fleury fait allusion à la finale de la Coupe Stanley, que les Penguins ont perdue en six matchs aux mains des Red Wings de Detroit. Le long marathon éliminatoire a commencé après que les hommes de Michel Therrien eurent terminé au premier rang dans la section Atlantique, et au deuxième échelon du classement général dans l'Association de l'Est, derrière le Canadien.

Les Penguins veulent franchir une étape de plus cette saison, mais ils devront se relever du départ de l'attaquant Marian Hossa et des blessures aux défenseurs Sergei Gonchar et Ryan Whitney. Mais les attentes demeurent élevées.

"Il y a toujours des attentes, fait remarquer l'attaquant Jordan Staal. Nous formons une bonne équipe et nous le savons. C'est un fait. Nous devons continuons de progresser et essayer d'être meilleurs."

Plusieurs équipes espèrent s'être améliorées. Le Canadien, les Capitals, les Flyers, les Sénateurs et les Rangers de New York aspirent également au titre "d'équipe à battre dans l'Est".

Le Canadien a surpris tous les observateurs en remportant le championnat de l'Est la saison dernière, et a ajouté de la profondeur en obtenant les services des attaquants Alex Tanguay et Robert Lang. Ajoutez à cela la progression attendue de jeunes joueurs tels le gardien Carey Price, et les espoirs du Canadien n'en sont que bonifiés.

Cependant, l'entraîneur en chef Guy Carbonneau sait trop bien qu'il est inutile de regarder trop loin devant. Le calibre de la LNH est beaucoup plus équilibré qu'à l'époque où il y jouait, ce qui rend la tâche de son équipe plus difficile encore.

"Dans le passé, s'est remémoré Carbonneau, vous pouviez préparer votre équipe jusqu'à Noël puis, après les Fêtes, ouvrir la machine et terminer avec force. Maintenant, si vous ne connaissez pas de succès lors de vos 10 ou 15 premiers matchs, vous pouvez être exclus des séries éliminatoires immédiatement."

Carbonneau et le Canadien n'ont pas besoin de regarder bien loin pour confirmer qu'une saison peut rapidement tourner au vinaigre.

Finalistes de la Coupe Stanley au printemps 2007, les Sénateurs d'Ottawa ont remporté 15 de leurs 17 premiers matchs l'an dernier. Toutefois, l'équipe s'est ensuite écroulée et n'a gagné que 18 de ses 48 dernières sorties de la saison régulière avant de subir un balayage aux mains des Penguins dès le premier tour éliminatoire.

Beaucoup d'observateurs seront tentés de choisir les Capitals après leur retour en séries éliminatoires l'an dernier, et malgré leur élimination, en prolongation, lors du septième match de leur duel contre les Flyers de Philadelphie lors du premier tour.

L'addition du gardien José Théodore se veut le changement le plus significatif chez les Capitals, qui pourront toujours se tourner vers le spectaculaire Alexander Ovechkin tout en espérant une contribution accrue des jeunes attaquants Nicklas Backstrom et Alexander Semin.

Malgré tout, Bruce Boudreau demeure prudent.

"Nous n'avons pas connu suffisamment de succès dans le passé pour prétendre que nous sommes supérieurs aux autres, avertit Boudreau. Notre plus grand fait d'armes est d'avoir perdu en première ronde des séries éliminatoires. Nous avons terminé au premier rang de notre section, mais nous étions à égalité avec la Caroline au début de la dernière semaine du calendrier et la Floride n'était pas loin derrière. Nous n'avons pas amassé 115 points comme les Red Wings de Detroit. Nous avons encore beaucoup de travail à faire."

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