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«Une compétition féroce» pour les services de Stamkos

Des facteurs au-delà de l'argent auront une influence sur la décision de l'attaquant admissible à l'autonomie

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

BUFFALO -- Steve Yzerman s'est tu et sa mâchoire s'est serrée. La période d'entrevues avait commencé pour les joueurs de la LNH admissibles à l'autonomie sans compensation, et le directeur général du Lightning de Tampa Bay a dit que rien n'avait changé en ce qui concerne ses efforts pour conclure une nouvelle entente avec son capitaine, Steven Stamkos.

« Je ne vais pas élaborer là-dessus », a déclaré Yzerman sur le plancher du repêchage 2016 de la LNH, tenu samedi au First Niagara Center. « Les deux parties ont clairement fait connaître leurs positions. »

Donc, à moins que quelqu'un bouge avant l'ouverture du marché, vendredi, Stamkos deviendra le joueur le plus convoité alors qu'à 26 ans, il a maintenu une moyenne de 0,55 but par match du calendrier régulier depuis le début de sa carrière ; chez les joueurs actifs, seul le capitaine des Capitals de Washington, Alex Ovechkin, a fait mieux.

Stamkos pourrait exiger un salaire qui représenterait une des sommes les plus importantes dans la Ligue sous le plafond salarial, sinon les plus importantes. Le plafond salarial, qui s'élevait à 71,4 millions $ en 2015-16, passera à 73 millions $ en vue de la saison 2016-17. Les attaquants des Blackhawks de Chicago Jonathan Toews et Patrick Kane sont les joueurs les plus dispendieux au chapitre de la somme comptabilisée sous le plafond salarial, à 10,5 millions $ chacun.

« Je présume qu'avec un joueur comme celui-là, toutes les équipes qui ont assez d'espace sous le plafond salarial pour l'accommoder seront impliquées », a noté le directeur général des Sabres de Buffalo Tim Murray. « La compétition va être féroce, j'en suis certain. »

L'agent de Stamkos, Don Meehan, a préféré ne pas commenter lorsqu'on lui a demandé à quel point l'attaquant du Lightning suscite l'intérêt depuis le début de la période d'entrevues et s'il allait inviter les équipes à plaider leur cause aux bureaux de Newport Sports à Mississauga, Ontario, comme il l'a fait par le passé avec d'autres clients de marque.

Outre le Lightning, on s'attend à ce que les Sabres, les Red Wings de Detroit et les Maple Leafs de Toronto soient parmi les soupirants, et que les facteurs qui seront considérés au-delà de l'argent auront à voir avec la ville où évolue l'équipe, la position à laquelle on voudra le faire jouer et la capacité de l'équipe à gagner des matchs. Stamkos est originaire de la région de Toronto et il préfère jouer au centre plutôt qu'à l'aile.

Stamkos a adoré jouer à Tampa selon ce que tout le monde raconte, et le Lightning lui a donné les meilleures chances de tout rafler. L'équipe s'est rendue jusqu'en Finale de la Coupe Stanley au printemps 2015 et est venue à un match près d'y retourner cette année, même si Stamkos a dû rester à l'écart du jeu en séries éliminatoires en raison d'un caillot sanguin. Il est revenu au jeu lors du septième match de la Finale de l'Association de l'Est, que Tampa Bay a perdu aux mains des Penguins de Pittsburgh.

Mais peut-être qu'il ne sera pas en mesure d'obtenir un salaire aussi important avec le Lightning qu'il pourra le faire ailleurs, parce que Tampa Bay doit accommoder plusieurs autres joueurs tout en respectant les contraintes du plafond salarial. Stamkos doit cependant tenir compte du fait que l'État de la Floride ne perçoit pas d'impôts. L'entraîneur Jon Cooper préfère le voir évoluer à l'aile.

Les Maple Leafs pourraient donner à Stamkos l'occasion de retourner chez lui et de jouer en compagnie d'Auston Matthews, le premier choix du repêchage de cette année. Mais l'entraîneur Mike Babcock voudrait-il insérer Stamkos à l'aile ou au centre ? Stamkos aime-t-il l'endroit où se trouve la formation torontoise dans son processus de reconstruction ?

Les Red Wings et les Sabres pourraient lui offrir de jouer dans des villes qui se trouvent près de chez lui et où le hockey est important, sans qu'on y retrouve toutefois le même niveau de pression qu'à Toronto. À Detroit, il serait le joueur de centre no 1 au sein d'une équipe qui a une longue histoire de succès et qui cherche à se relancer en vue de l'ouverture d'un nouvel aréna en 2017-18. À Buffalo, il jouerait au centre et se joindrait à Jack Eichel, le deuxième choix du repêchage de l'an dernier, au sein d'une équipe qui connaît des difficultés depuis plusieurs années, mais qui offre à ses joueurs un vestiaire flambant neuf et une nouvelle patinoire d'entraînement.

« Tu dois mettre de l'avant l'identité de ton équipe, a dit Murray. Il va certainement regarder la formation de chaque équipe. Je crois que ça va s'équivaloir dans plusieurs cas au niveau de l'argent. Il n'y aura pas beaucoup d'équivalences quant à l'emplacement de la ville. Mais je crois qu'il y a un élément qui peut faire la différence : les coéquipiers, les joueurs avec qui il pourra jouer ou pas. Nous sommes confiants d'avoir de bons joueurs, avec qui d'autres bons joueurs voudront jouer. »

Une équipe peut-elle remporter la Coupe Stanley en consacrant 10 millions $ ou 11 millions $ - soit 13,6 à 15 pour cent du plafond salarial - à un seul joueur ?

« Oui, je crois que c'est possible, a affirmé Murray. D'autres joueurs de la formation doivent en payer le prix, ou tu dois renoncer à d'autres excellents joueurs autonomes. Il faut bien répartir son argent. »

Murray a fait remarquer qu'en repêchant bien, une équipe peut trouver des joueurs qui pourront produire à un prix raisonnable pendant qu'ils écoulent leur premier contrat dans la LNH, et que l'embauche d'un joueur de la trempe de Stamkos « vient annuler la possibilité d'aller chercher des joueurs à 4 millions $, qui ne te permettent pas ensuite de donner un salaire de 12 millions $ à un joueur en particulier ».

« Nous avons quelques joueurs qui en sont présentement à leur premier contrat et qui sont de bons joueurs, ce qui nous permet de courtiser un joueur autonome qui commande un salaire important », a indiqué Murray.

Yzerman s'est dit résigné au fait qu'il ne peut contrôler ce que les autres vont faire.

« Ça fait partie de la réalité, a souligné Yzerman. Nous avons tous des décisions à prendre. Les joueurs ont le droit de décider. Que ce soit au moyen de l'autonomie complète ou autrement, ils ont le droit de prendre leurs propres décisions, et je ne jugerai jamais quelqu'un parce qu'il le fait. »

Stamkos devrait prendre une décision dans moins d'une semaine.

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