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Une blessure qui a tout changé pour Samuel Vigneault

Le Québécois amorçait son parcours dans la LHJMQ quand une fracture du poignet lui a fait prendre la route des collèges américains

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

En grandissant tout près du Centre Henry-Leonard de Baie-Comeau, Samuel Vigneault a passé son enfance à idolâtrer les joueurs du Drakkar et à rêver au jour où il pourrait enfiler l'uniforme rouge, jaune et noir et évoluer devant les siens.

Il a touché à son rêve en 2012 quand il a été repêché en 12e ronde par les Cataractes de Shawinigan au repêchage de la LHJMQ. Après des saisons au niveau midget espoir et midget AAA, le joueur de centre format géant suivait le parcours conventionnel d'un jeune Québécois vers la LNH.

Jusqu'à ce qu'une fracture au poignet subie au camp d'entraînement des Cataractes vienne tout chambouler et fasse dévier sa trajectoire.

Invité à reprendre la forme au niveau junior AAA avec les Loups de La Tuque, Vigneault a réalisé après quelques matchs que ses résultats scolaires en prenaient pour leur rhume. Il a donc décidé de rentrer à la maison, où il a terminé la saison en jouant au niveau midget BB.

La LNH semblait alors un rêve très lointain, voire inaccessible.

« À ce moment-là, j'ai pris la décision de mettre mes études en place, a-t-il expliqué en entrevue à LNH.com. J'avais eu des approches pour des collèges américains et je me suis dit que j'allais me tourner vers cette option-là.

« J'hésitais encore entre les collèges et le junior majeur avant mon premier camp. Quand je me suis cassé le poignet, ç'a un peu pris la décision pour moi. »

C'est ainsi qu'après une saison dans les rangs collégiaux québécois avec l'équipe du Cégep André-Laurendeau, Vigneault a mis le cap vers l'Université Clarkson, où il a enfilé l'uniforme des Golden Knights durant trois saisons entre 2014 et 2017, dans la NCAA, tout en complétant un baccalauréat en finances.

Même à ce niveau, le patineur de 6 pieds 5 pouces et 203 livres a choisi de mettre l'accent sur les études malgré qu'il commençait à entrevoir la possibilité de faire carrière au hockey.

« Les études ont toujours été importantes pour moi, j'étais bon à l'école et mes parents accordaient beaucoup d'importance à ça, a-t-il relaté. L'option des collèges était bonne pour ça. J'allais avoir un baccalauréat payé et apprendre l'anglais en plus, ça n'a pas de prix. »

La transition ne s'est pas nécessairement faite en douceur autant sur les bancs d'école, où l'enseignement en anglais lui demandait plus d'efforts, que sur la patinoire, où il jouait un peu moins et où il était souvent laissé de côté par son entraîneur.

Mais tout s'est mis en place au retour des Fêtes. Il a récolté 13 points, dont six buts, en 31 matchs à sa première saison avant de doubler sa production à sa deuxième campagne (12 buts, 14 aides en 36 matchs). Il a finalement conclu son parcours universitaire avec une saison de 36 points, dont 12 buts, en 39 rencontres.

C'est au terme de cette troisième année, au printemps 2017, qu'il a obtenu l'occasion de se faire valoir chez les professionnels en décrochant un essai professionnel avec les Monsters de Cleveland, le club-école des Blue Jackets de Columbus dans la Ligue américaine.

« Depuis ma première saison, mon jeu ne fait que s'améliorer, a-t-il lancé. C'est sûr que ça m'a aidé. Si des recruteurs ont suivi ma progression, je pense qu'ils ont vu qu'il y avait une évolution. »

Tout près du but,

il ne lui aura fallu que 16 rencontres pour convaincre l'organisation de lui consentir un contrat de deux ans en mars 2017. Et voilà maintenant qu'il est considéré, à 22 ans, comme l'un des meilleurs espoirs des Blue Jackets - prêt à prendre la relève au centre d'un des deux derniers trios de la formation.

À sa première saison chez les professionnels - après un camp d'entraînement écourté par une fracture au doigt - Vigneault totalise jusqu'ici neuf buts et 13 aides en 56 matchs en plus de maintenir un différentiel de moins-7.

S'il a dû s'adapter au rythme effréné du calendrier de la LAH et au niveau de jeu plus élevé, il estime tout de même avoir été bien préparé par son passage dans la NCAA.

« Nous avons deux ou trois entraînements hors glace par semaine et c'est bénéfique au niveau physique, a-t-il élaboré. De nos quatre entraînements sur glace, un ou deux sont consacrés au développement des habiletés individuelles. Je pense que c'est la grosse différence.

« En plus tu peux jouer contre des gars qui ont jusqu'à 25 ans. Ça te prépare encore plus et ça nous aide à faire la transition chez les professionnels. »

Et pour la première fois de sa carrière, Vigneault peut vraiment rêver à la LNH. Elle ne semble plus si loin, ni hors d'atteinte.

Elle n'est qu'à un petit coup de téléphone.

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