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Un remue-ménage qui a assaini l'atmosphère

Le Tricolore est prêt à faire amende honorable cette saison

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BROSSARD - Marc Bergevin est revenu du tournoi de la Coupe du monde rassuré plus que jamais quant à la décision la plus importante qu'il a prise comme directeur général des Canadiens de Montréal.

Bergevin a confié mardi que d'avoir côtoyé le groupe d'entraîneurs d'Équipe Canada lui a permis de valider ce qu'il savait au sujet de Shea Weber au moment de faire son acquisition, dans l'échange de P.K. Subban.

Si Bergevin ne tient plus à revenir sur la désormais célèbre transaction, qui n'a pas fini de faire couler d'encre, il ne se fait pas prier pour parler des qualités de Weber.

« (À la Coupe du monde), j'étais entouré des meilleures têtes de hockey. Il y avait Mike Babcock, qui est un des meilleurs entraîneurs, Joel Quenneville, qui a remporté la Coupe Stanley à trois reprises, Claude Julien, qui a remporté la Coupe une fois, et Barry Trotz, qui est un des meilleurs de la profession.

« Dans les réunions qu'ils tenaient tous ensemble, Shea Weber était leur premier choix de défenseur pour fermer la porte aux adversaires. Les meilleures têtes de hockey choisissaient d'opposer Weber aux Alex Ovechkin, Patrick Kane ou les autres. Ça me fait dire qu'ils ont vu la même chose que nous. Est-ce que nous sommes tous dans l'erreur ici? »

Video: Marc Bergevin sur la saison à venir

Bergevin a été visiblement affecté par le tollé de réactions, davantage négatives que positives, que le départ de Subban a provoqué, après l'échange du 29 juin.

Il a admis avoir craint quelque peu l'accueil qu'on réserverait à Weber à ses débuts au Centre Bell, la semaine dernière.

« J'ai apprécié la façon que nos partisans ont réagi au cours du match contre les Maple Leafs de Toronto. Je n'étais pas inquiet parce que je sais que nous avons de bons partisans. Mais de le voir et de le vivre, c'était bien pour nous. »

Bergevin avait d'ailleurs amorcé sa rencontre avec les journalistes en soulignant l'accueil des partisans aux nouveaux venus - Weber, Andrew Shaw, Alexander Radulov, entre autres.

« Ç'a touché les joueurs. Ils en ont même parlé entre eux », a-t-il relevé.

Bergevin constate que l'été fort occupé qu'il a connu a créé le vent de renouveau souhaité. L'arrivée de vétérans et de quelques jeunes ont grandement assaini l'atmosphère. Les joueurs qui sont tombés « face première » la saison dernière, pour utiliser l'expression de Bergevin, sont ragaillardis.

Bergevin a reconnu qu'il commence à avoir une équipe à son goût à l'amorce de sa quatrième saison comme directeur général.

« Ça commence, oui on peut dire ça », a-t-il réagi quand on lui a fait la suggestion.

« Nous sommes rapides et nous affichons un bel équilibre à l'attaque. Nous avons apporté des changements au chapitre du leadership. J'estime que l'équipe est en meilleure position. »

Si seulement, maintenant, Carey Price peut rester en santé. La saison dernière, tout s'est écroulé à la suite de la perte du gardien vedette.

« Nous avons été incapables de nous relever, mais je souhaite et je crois et nous sommes mieux outillés cette saison pour le faire à cause de l'adversité avec laquelle nous avons dû composer la saison dernière.

« Avec les ajouts de Shea et de 'Shawsy', en plus du retour de Carey en santé et de Max (Pacioretty) plus expérimenté comme capitaine, ça va faire la différence. »

Bergevin a souligné toute l'importance que revêt Price dans les succès de l'équipe, en évoquant le brio du gardien avec Équipe Canada.

« Dans le dernier match contre Équipe Europe, nous n'étions pas à notre mieux, a-t-il relaté. On misait sur les meilleurs attaquants et les meilleurs défenseurs, mais si nous n'avions pas eu le meilleur gardien, il y aurait eu un troisième match en finale.

« Ce que je veux dire par là, c'est peu importe les éléments de ton équipe, si tu n'as pas le gardien qui fait les arrêts, tu ne vas pas gagner. Carey a fait un gros arrêt contre Marian Hossa à 1-1 vers la fin de la troisième période. S'il ne le fait pas, il y a un autre match. Au lieu de ça, nous avons fini par compter et nous avons gagné.

« C'est la position la plus importante, la fondation d'une équipe. Tu ne peux pas gagner sans ça, ce serait comme bâtir une maison sans fondation. Nous l'avons vu la saison dernière, la fondation n'était pas très solide, et ce n'est rien contre Mike Condon (qui a été réclamé au 'ballottage' par les Penguins de Pittsburgh, mardi). Mike avait été mis dans une situation difficile. »

Bergevin n'a pas voulu se prêter au jeu des prédictions. Il a répété que tout ce qu'il veut, c'est que les Canadiens accèdent aux séries éliminatoires. Par après, tous les espoirs sont permis, avec une équipe en santé et qui est sur une lancée.

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