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Un premier party en Finale réussi sur toute la ligne à Nashville

Les Predators sont confiants de ramener la série à égalité à Pittsburgh, lundi soir

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

NASHVILLE - Personne n'avait la gueule de bois dans la ville de la musique, dimanche. Le méga-party de la veille a été une réussite totale. Chez les Predators, l'entraîneur Peter Laviolette avait retrouvé le sourire et les joueurs étaient détendus au lendemain d'avoir signé leur première victoire de la Finale de la Coupe Stanley.

« C'est une nouvelle série maintenant », a lancé le gardien Pekka Rinne. « Nous voulons gagner le prochain match et retourner à Pittsburgh sur une égalité de 2-2. »

Les Predators sont effectivement de retour dans la Finale après avoir vaincu facilement les Penguins de Pittsburgh 5-1, samedi.

Le Bridgestone Arena et le centre-ville de Nashville seront assiégés de nouveau, lundi (20h HE; TVA Sports, CBC, NBCSN).

Les Predators ont raison d'être confiants, même s'ils tirent de l'arrière 2-1 dans la série, parce qu'ils ont été la meilleure équipe au cours des trois premières rencontres. Ils sont très à l'aise chez eux, où ils ont remporté huit de leurs neuf matchs en séries cette année.

« Ç'a été une soirée magique, avec l'atmosphère qui régnait au Bridgestone Arena et tout le monde qu'il y avait à l'extérieur », a souligné le défenseur Roman Josi. « Nous étions heureux samedi soir et nous avons savouré le moment, mais c'est le retour au boulot aujourd'hui (dimanche). »

Les Predators ont tenu une séance d'entraînement très facultative, dimanche, avant que les Penguins ne sautent sur la glace quant à eux en affichant presque complet.

On s'attend chez les Predators à une forte réplique des champions en titre de la Coupe Stanley, lundi. Sidney Crosby et Evgeni Malkin ont été fouettés dans leur orgueil. C'était la première fois samedi que les deux super-vedettes des Penguins n'obtenaient pas de lancer au but dans un même match en 143 rencontres jouées ensemble en carrière en séries éliminatoires. 

« Crosby et Malkin sont de grands joueurs, mais les Penguins ont d'autres attaquants menaçants, les (Phil) Kessel et (Jake) Guentzel, entre autres », a dit Josi.

Le défenseur suisse a complètement éclipsé les vedettes des Penguins dans le match no 3, en s'illustrant à l'attaque avec un but et deux passes. Il a terminé la soirée avec une fiche en défense de plus-2 et six tirs au but.

On lui a demandé ce qui avait été le plus satisfaisant sur le plan personnel : d'avoir muselé Crosby et Malkin ou sa soirée de trois points.

« Le plus satisfaisant a été la victoire », a-t-il répondu. Gagner c'est tout ce qui compte à ce stade la saison. »

Pas des dieux

Josi n'a pas fait ça seul contre Crosby et Malkin. Ç'a été le résultat d'un effort collectif.

« Nous avons bien travaillé en blocs de cinq, a soumis le jeune attaquant Frédérick Gaudreau. C'est également une affaire de jouer avec intensité. Nous sommes en Finale de la Coupe Stanley. Nous ne regardons pas qui se trouve devant nous sur la glace. Nous faisons du mieux que nous pouvons, avec intensité. »

Gaudreau a mentionné que ses coéquipiers et lui ne doivent pas voir Crosby et Malkin comme des superhéros.

« Si tu les vois comme des dieux et tu que dois jouer contre eux, ça n'ira pas bien, a-t-il relevé. Ce sont deux des meilleurs joueurs au monde, mais j'ai un travail à faire contre eux. C'est là-dessus que je dois me concentrer et surtout ne pas être impressionné par eux. Crosby a été un joueur que j'admirais quand j'étais plus jeune. Je ne dois pas le voir comme un dieu parce que je l'affronte maintenant. »

L'entraîneur Laviolette a dit trouver que Gaudreau fait très bien les choses à ce chapitre.

« Nous n'avons eu que très peu de discussions avec lui. Nous lui répétons essentiellement de préconiser son style et d'avoir du plaisir, de savourer l'expérience, a-t-il dit. Si vous pensez trop parfois ou que vous vous imposez une forte pression, ça peut vous affecter. C'est préférable de rester détendu. »

Laviolette a souligné que du groupe de réservistes sur lequel les Predators peuvent miser, Gaudreau est sans doute le moins expérimenté.

« On l'avait en haute estime à Milwaukee. On l'a inséré dans la formation et il accomplit du travail colossal. Il peut évoluer à différentes positions au sein de différents trios. Il fait très bien », a ajouté l'entraîneur.

Gaudreau est rendu indispensable pour les Predators. Il a réussi son deuxième but en Finale - son deuxième dans la LNH, samedi. Il s'est même avéré être le but gagnant. Dimanche, le hockeyeur natif de Bromont a encore répondu aux questions des journalistes de Nashville. Il se prête à l'exercice avec générosité et le flegme d'un vétéran

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