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Un gros test de caractère à venir pour les Sénateurs

Ottawa doit se convaincre que la dégelée encaissée à Pittsburgh n'est qu'une erreur de parcours

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

PITTSBURGH - Les Sénateurs d'Ottawa doivent se convaincre que le « massacre de Pittsburgh », dimanche, n'est qu'une erreur de parcours.

« Nous n'avons pas le choix », a affirmé l'entraîneur Guy Boucher au terme de la dégelée de 7-0 que les Penguins ont infligée à ses troupiers. 

« Nous sommes tombés dans la bouette. Ça ne donne rien de rester assis dedans. On se relève et on continue », a-t-il lancé.

Comment une telle culbute dans la boue peut-elle se produire? La forte pression?

« Peut-être, ce n'est pas à moi de le dire, a répondu l'ailier Bobby Ryan. Je ne pense pas que quiconque ait figé à cause de la pression, avec tout ce que nous avons vécu en saison régulière et même en séries. Les gars étaient prêts et gonflés à bloc. Personne n'était impressionné par la situation ou n'avait de grands yeux. C'est tout simplement que nous nous sommes fait passer sur le corps. »

Boucher, comme tous les joueurs, n'avait pas d'explications à fournir.

« C'est comme un plombier qui connaît une mauvaise journée. Ça arrive, a-t-il imagé. Je peux vous assurer que ce n'est pas un manque de préparation ou d'effort. Les gars ont tout donné ce qu'ils avaient. » 

L'entraîneur n'a en tout cas pas à se rendre au centre d'archives le plus près de chez lui pour savoir qu'on peut se relever de gifles au visage semblables.

« Nous avons servi la même médecine aux Penguins dans le match no 3 et ils nous ont battus au match suivant, a-t-il évoqué. C'est ça les séries. Rappelez-vous que les Oilers d'Edmonton ont planté les Ducks d'Anaheim (7-1) dans la série précédente (de l'Association de l'Ouest) et les Ducks ont gagné le match suivant.

« En séries, ce n'est pas parce que tu as joué un match exceptionnel que tu vas recommencer le suivant en étant exceptionnel, a-t-il poursuivi. Tu recommences à zéro, c'est une autre histoire. Tu dois avoir la capacité de passer immédiatement au match suivant. C'est ce que nous avons fait pendant toute la saison. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent. »

Boucher a dit qu'il va préconiser une approche positive en mettant l'accent sur ce que l'équipe fait correctement au lieu d'essayer de corriger les lacunes.

Comme l'a fait remarquer le capitaine Erik Karlsson, « ce n'est pas le moment d'être négatif. »

« Ça ne donne absolument rien de ruminer la défaite, il faut la tasser de notre esprit au plus tôt, sans attendre une autre journée, a souligné Boucher. Nous ne devons pas perdre une once d'énergie là-dessus. La tâche du groupe d'entraîneurs sera de valoriser toutes nos qualités comme équipe, tout ce qui nous a permis de connaître du succès contre les Penguins et nos précédents rivaux.

« Nous ne nous attarderons certainement pas sur nos lacunes. Ce sont nos atouts qui nous permettent de la différence. Nous ne les avions tout simplement pas dans notre jeu aujourd'hui. Dans ce temps-là, nous ne pouvons pas rivaliser avec la meilleure équipe de la Ligue nationale. Nous savons que les Penguins nous sont supérieurs. Tout le monde le sait sur la planète. Ils sont les champions de la Coupe Stanley. Ce n'est pas un secret. »

Les Sénateurs devront trouver une façon de rappliquer, comme les Penguins l'ont fait dans le match no 4. Possèdent-ils les ressources ou la stature des champions en titre pour le faire?

« Ce (le sixième match) sera un test de caractère pour nous », a avancé le gardien Craig Anderson.

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