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Un choc des contraires en finale de l'Association de l'Ouest

Les Predators de Nashville sont jeunes et fougueux tandis que les Ducks d'Anaheim sont expérimentés et rusés

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

Après avoir fait le ménage de leur section, la section Centrale, les Predators de Nashville ne voient que les champions de la section Pacifique les séparer d'une participation en Finale de la Coupe Stanley.

Confrontés aux Ducks d'Anaheim en finale de l'Association de l'Ouest dès vendredi (21 h (HE); TVA Sports, CBC, NBCSN), les surprenants Predators vont tenter de poursuivre leur meilleure imitation des Kings de Los Angeles de 2012.

Comme les Kings d'il y a cinq ans, les Predators participent aux séries à titre de huitième équipe qualifiée dans l'Ouest, eux qui ont terminé en deuxième place de quatrième as.

Les Kings se sont rendus jusqu'au bout, en remportant la Coupe Stanley en six matchs contre les Devils du New Jersey.

Les Predators tentent d'emprunter le même itinéraire. Ils ont déjà sorti, dans l'ordre, les premiers aspirants de l'association et champions de la section Centrale, les Blackhawks de Chicago, en quatre petits matchs, et les Blues de St. Louis, troisièmes dans la section, en six matchs.

Ils ont maintenant affaire aux Ducks, qui ont terminé premiers dans la Pacifique et pris la troisième position dans l'Ouest.

Les Ducks viennent de conclure une éprouvante série de sept rencontres contre les fringants Oilers d'Edmonton. Ils avaient balayé les Flames de Calgary au premier tour.

Les Predators se retrouvent en terrain inconnu puisqu'il s'agit de la première participation de leur existence en finale d'association, soit depuis 1998-99.

Les Ducks en sont à leur cinquième présence en finale d'association depuis leur arrivée dans la LNH en 1993-94. Ils ont atteint la finale deux fois.

Les finalistes de l'Ouest ont déjà croisé le fer à deux reprises en séries éliminatoires, incluant la saison dernière. Les Predators avaient alors remporté la série de premier tour en sept matchs. Les Predators l'avaient également emporté au premier tour, en six rencontres, en 2011.

Les deux équipes ont beaucoup changé depuis l'an dernier. Les Predators n'ont plus leur capitaine Shea Weber tandis que les Ducks sont dirigés par Randy Carlyle, celui qui était à la barre il y a 10 ans quand l'équipe a savouré son unique conquête de la Coupe Stanley en 2007.

Choc des contraires

Les Predators sont jeunes et fougueux tandis que les Ducks sont expérimentés et rusés. Les Ducks, qui viennent tout juste derrière les Penguins avec une moyenne de 3,18 buts marqués par match en séries, se frotteront à l'équipe la plus avaricieuse du tournoi printanier, alors que Nashville a cédé en moyenne 1,40 but par sortie.

Le choc des contraires dans les styles et les façons de faire devrait procurer aux amateurs une série intrigante et chaudement disputée. Bien malin est celui qui peut prédire son dénouement.

En saison régulière, les Ducks ont remporté deux des trois affrontements. Mais ça ne compte plus.

Les Ducks ont leur chef de file à l'attaque en leur capitaine Ryan Getzlaf tandis que le principal atout des Predators est leur sublime quatuor de défenseurs formé des Roman Josi, Ryan Ellis, P.K. Subban et Mattias Ekholm.

Le groupe de défenseurs des Ducks en aura plein les bras avec le trio de jeunes loups des Predators -- Filip Forsberg, Ryan Johansen et Viktor Arvidsson. Il faut dire qu'il a eu un bon avant-goût de ce qui l'attend au cours du tour précédent face aux Oilers, avec les Connor McDavid et Leon Draisaitl.

Les unités spéciales

Plus que jamais, la série pourrait se jouer sur les unités spéciales. À ce chapitre, on doit conférer un net avantage aux Predators. Ils montrent un taux de réussite de 20 pour cent en supériorité numérique, le deuxième meilleur parmi les quatre équipes du carré d'as derrière les Penguins de Pittsburgh, et un taux d'efficacité de 87,5 pour cent en infériorité, le meilleur des quatre demi-finalistes.

Les Ducks devront faire beaucoup mieux, eux qui présentent des taux de 13,9 et de 69 pour cent - les pires des équipes du carré d'as.

Devant les buts, Pekka Rinne des Predators part avec une longueur d'avance sur son jeune opposant John Gibson.

Rinne doit s'attendre à être plus sollicité. Les Ducks tirent beaucoup vers le but comme l'illustre leur moyenne de 35,8 tirs par match en séries.

La bataille du temps de possession de la rondelle sera un autre enjeu important. En ce sens, remporter les mises au jeu revêtira une grande importance. Les Ducks se distinguent dans cet aspect, avec un taux de succès global de 55,9 pour cent, en partie redevable à l'œil affûté d'Antoine Vermette.

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