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LNH: ajout des caméras à la ligne bleue en séries

Le changement au système de contestation des entraîneurs est présenté à l'assemblée des d.g.

par Shawn P. Roarke @sroarke_nhl / Directeur de la rédaction - NHL.com

BOCA RATON, Floride - Dans le but de continuer à améliorer le nouveau processus de contestation des entraîneurs, la Ligue ajoutera deux caméras situées à chaque ligne bleue dans chacun des 16 arénas qui accueilleront des matchs des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Colin Campbell, le vice-président principal des opérations hockey de la LNH, en a fait l'annonce lundi, à l'occasion de la première des trois journées que durera l'assemblée des directeurs généraux.

« Il y a un changement que nous pouvons faire pendant la saison, a déclaré Campbell. Ce n'est pas un changement de règle, c'est juste une façon d'améliorer le processus. »

La Ligue a fait l'expérience de telles caméras lors des matchs de la Série des stades Coors Light 2016 de la LNH, le mois dernier à Minneapolis et à Denver, ainsi qu'à l'occasion du Match des étoiles Honda 2016 de la LNH à Nashville.

« Ç'a été formidable », a dit Campbell de la technologie, ajoutant que les membres du personnel vidéo des clubs auront accès aux images provenant de ces caméras pour décider s'ils veulent ou non contester des décisions de la part d'arbitres qui ont possiblement omis de signaler un hors-jeu.

Malgré ce changement, les directeurs généraux se disent d'avis que le système de contestation des entraîneurs a bien fonctionné jusqu'ici. La contestation, qu'on peut invoquer lors des buts qui sont marqués à la suite d'un hors-jeu potentiel ou d'obstruction à l'endroit du gardien, a été utilisée à partir du début de la saison 2015-16. Une équipe doit encore avoir son temps d'arrêt pour contester un but.

Il y a eu 216 contestations cette saison et 55 buts ont été annulés. Parmi ces contestations, 138 ont été faites en invoquant une obstruction à l'endroit du gardien et 78, un hors-jeu.

« Je crois que les très grandes erreurs qui étaient commises ont été éliminées et c'est une bonne chose, a indiqué le directeur général des Flyers de Philadelphie Ron Hextall. Je crois que si vous revenez sur un match et que le score est de 3-2 et qu'une énorme erreur est commise, je crois que ces scénarios n'existent plus. Je suis certain qu'à un moment donné il faudra sans doute essayer d'écourter la durée du processus, mais pour l'instant ceci est nouveau et il y a certains aspects qui ont été bien gérés. J'aime vraiment ça. »

Outre l'ajout des caméras aux lignes bleues lors des séries, le reste de la discussion sur ce sujet a porté sur la façon dont la Ligue a révisé les décisions une fois qu'une contestation était émise.

Dans le cadre de cette présentation, on a montré aux directeurs généraux neuf jeux qui ont débouché sur une révision, six pour obstruction à l'endroit du gardien et trois pour hors-jeu. On a demandé aux d.g. de voter à l'issue des jeux et il n'y avait pas de consensus sur quelle était la bonne décision à prendre, le vote s'élevant habituellement aux deux tiers d'un côté et d'un tiers de l'autre côté à chaque contestation, selon Campbell.

« Ce n'est pas quelque chose qui est facile à circonscrire. Des entraîneurs communiquent avec nous tout au long de l'année, ils veulent simplement savoir - et pas seulement après leurs matchs, mais après des matchs qu'ils regardent - pourquoi une telle décision a été rendue de cette façon, a indiqué Campbell. Ils disent qu'ils veulent savoir afin d'être mieux informés quand viendra le temps de contester une décision ou non.

« Je crois donc que c'était une bonne journée pour montrer où nous en étions avec la contestation de l'entraîneur et jusqu'où nous pouvons nous rendre. Je crois que le processus est exactement ce que nous avions anticipé. Nous voulons par ailleurs nous assurer, une fois rendus en séries, qu'il y aura une certaine constance, parce que dans le fond, c'est ça le nerf de la guerre. Personne ne veut quitter l'aréna, après un match éliminatoire, surtout après un match décisif, en pensant qu'une meilleure décision aurait été rendue s'il avait été possible de revoir le tout sur vidéo. »

Et ça, c'est arrivé depuis que le nouveau système a été instauré, selon les directeurs généraux.

« Il s'agit de ne pas laisser passer les plus évidentes. Celles qui sautent vraiment, vraiment aux yeux afin de s'assurer que la bonne décision se prenne, a souligné le directeur général des Jets de Winnipeg Kevin Cheveldayoff. Et je crois que ça s'est très bien passé de ce côté.

« Globalement, nous avons atteint le but visé, qui était de corriger les décisions erronées les plus évidentes. Je crois qu'il y aura toujours un certain nombre de jeux où ce sera une question de jugement, peu importe à quel point tu tentes de les éliminer. Il y a toujours des zones de gris. »

On a quelque peu discuté de la possibilité qu'une partie du processus de la prise de décision soit confiée à Toronto, qui passe en revue les séquences traditionnelles ayant mené à un but. À l'heure actuelle, les arbitres sur glace, qui utilisent une tablette à haute définition qu'on leur laisse à la table du marqueur, sont ceux qui décident si la contestation d'un entraîneur est valide ou non. Certains ont toutefois avancé que les gens à Toronto sont mieux équipés pour prendre de telles décisions parce qu'ils ont accès à une technologie supérieure.

Les directeurs généraux ont toutefois jugé qu'il n'était pas nécessaire d'apporter des changements du genre dans l'immédiat.

« Le processus fonctionne comme on le pensait, a affirmé Ken Holland, le directeur général des Red Wings de Detroit. Nous compléterons le dernier droit et nous amorcerons les séries, puis nous nous pencherons de nouveau là-dessus quand la saison sera terminée, à l'occasion de notre assemblée de juin. »

Les d.g. ont par ailleurs pris connaissance du bilan qu'on a fait du Match des étoiles Honda 2016 de la LNH, qui a été disputé au mois de janvier dernier à Nashville.

Plusieurs éléments du processus ont fait l'objet de discussions, notamment le scrutin populaire et la possibilité d'imposer des sanctions plus sévères aux joueurs qui s'absentent pour des raisons non motivées. En ce moment, un joueur écope d'une suspension d'un match du calendrier régulier s'il ne se présente pas au Match des étoiles.

Bien qu'aucune décision n'ait été prise dans ces deux dossiers, le taux de satisfaction en ce qui a trait au nouveau format était très élevé.

Pour la première fois, le Match des étoiles mettait de l'avant des équipes composées de 11 joueurs chacune qui représentaient chacun des quatre sections et qui disputaient un tournoi rotation de hockey à trois contre trois selon les mêmes règles que celles qui ont été mises en vigueur lors des périodes de prolongation qu'on dispute depuis le début de la présente saison. L'équipe championne a reçu une bourse de 1 million $.

La section du Pacifique a remporté le titre cette année.

« Ç'a vraiment été plaisant pour tout le monde, des joueurs jusqu'aux partisans et selon moi, ç'a peut-être été le meilleur Match des étoiles des 20 dernières années, autant du point de vue du niveau de compétition que du point de vue des partisans et celui des joueurs, a affirmé le directeur général des Devils du New Jersey Ray Shero. Nous avons eu beaucoup de plaisir et ç'a s'est avéré un formidable week-end de quatre jours pour la Ligue et pour les joueurs. L'aspect plaisir a vraiment été à l'avant-plan et ç'a vraiment contribué au développement du hockey, en montrant ce que ça pouvait être. »

L'assemblée se poursuivra mardi alors que les d.g. se diviseront en groupes plus restreints pour aborder différents sujets, y compris la possibilité de réduire la taille de l'équipement des gardiens et les changements aux règles régissant les contacts à la tête.

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