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Un bataillon québécois vise la Coupe au Colorado

Les champions en titre de l'ECHL visent une deuxième Coupe Kelly avec l'aide de sept joueurs francophones

par Nicolas Ducharme @nicolasducharme / Journaliste LNH.com

Il est présentement difficile de trouver au Colorado un endroit où le français est plus utilisé que dans le vestiaire des Eagles, le club-école de l'Avalanche du Colorado dans l'ECHL. Sept joueurs originaires du Québec évoluent pour la formation qui n'est plus qu'à deux victoires d'être sacrée championne des séries éliminatoires de la Coupe Kelly.

Les attaquants Jean-Christophe Beaudin (repêché en 3e ronde, 2015), Joey Ratelle, Michaël Joly, Shawn St-Amant ainsi que les défenseurs Nicolas Meloche (2e ronde, 2015), Julien Nantel (7e ronde, 2014) et Gabriel Verpaelst ont tous été actifs lors des quatre premiers matchs de la série finale contre les Everblades de la Floride.

« Ça parle pas mal français ici ! », raconte St-Amant à propos de l'ambiance qui règne dans le vestiaire du Budweiser Events Center. L'aréna est situé à Loveland, une ville de quelque 75 000 âmes située à 85 km au nord de Denver.

« Je joue souvent avec Beaudin, mentionne Joly. Meloche est souvent avec Verpaelst. On se parle en français sur la glace. Si je veux la rondelle, je le demande en français, je ne vais pas me compliquer la vie ! »

Les printemps sont longs dans cette municipalité au nom des plus romantiques. L'année dernière, les Eagles ont aussi atteint la finale de la Coupe Kelly, qu'ils ont remportée. Nantel et St-Amant étaient alors les deux seuls Québécois au sein de la formation. La donne a changé avec l'ajout de cinq joueurs francophones. Meloche, St-Amand, Nantel et Beaudin ont passé la majeure partie de la campagne dans la Ligue américaine avec le Rampage de San Antonio, mais ont terminé la saison et amorcé les séries avec le Colorado, dans le but de défendre le titre acquis la saison précédente. La chimie a rapidement opéré, surtout que certains vivent dans le même appartement.

« On se tient ensemble, les Québécois. On a tous joué contre dans le junior majeur. On parle beaucoup de cela, quand un a battu l'autre. C'est le fun. Mais quand on se retrouve avec un anglophone, on se force pour parler anglais. On veut les inclure », dit St-Amant.

Joly croit que la présence d'un tel contingent de Québécois a aidé la cause de l'équipe cette saison.

« Ça rend les gars plus à l'aise sur la glace. Il y a une bonne ambiance, même les anglophones nous trouvent drôles et ils nous aiment. Cela a créé une certaine dynamique au sein du groupe. »

D'ailleurs, les Québécois se sont transformés en enseignants à temps partiel dans le vestiaire des Eagles, puisque certains de leurs coéquipiers veulent apprendre le français. Ou, du moins, quelques mots bien précis.

« Quand on parle ensemble (les francophones), les Anglais comprennent certains mots et nous demandent le sujet de la discussion. Ils comprennent parce que plusieurs ont appris le français à l'école, mais ils ne l'ont pas pratiqué depuis plusieurs années. Les mots qu'ils veulent apprendre… ce ne sont pas toujours les bons mots! Quand les Québécois sacrent, ils le savent, surtout que ce sont les mots qu'on répète le plus quand on est sur la glace », rigole St-Amant.

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Depuis le début des séries, les francophones du Colorado ont été au centre des succès des Eagles. Joly domine la colonne des marqueurs de l'ECHL avec 25 points en 21 rencontres alors que Beaudin est septième avec 18 points en 19 rencontres.

« Ça va super bien, indique St-Amant. On a une bonne équipe et un bon gardien de but. C'est très important. On se tient et on a une équipe avec du talent qui est capable de s'ajuster quand il le faut. »

Pour se tenir, les Eagles se sont tenus, que ce soit aux points ou aux poings. Le deuxième match de la demi-finale face aux Komets de Fort Wayne s'est transformé en scène du film Slapshot, lorsque les deux équipes se sont fait face à la ligne rouge durant la période d'échauffement. Ce sont finalement Verpaelst et Ratelle qui ont jeté les gants pour défendre leurs coéquipiers, quitte à être suspendus.

L'ironie du sort, c'est qu'en finale, les sept Québécois se doivent de battre un duo de gardiens de la Belle province. Le vétéran Martin Ouellette (choix de 7e ronde de Columbus, 2010) et la recrue Callum Booth (choix de 4e ronde de la Caroline, 2015) ont la tâche d'arrêter les tirs des Eagles.

Le quatrième match de la série finale, disputé vendredi, n'a toutefois pas été l'affaire des gardiens. La rencontre s'est terminée 7-6 en prolongation en faveur de la Floride. Joly a obtenu trois passes, alors que Ratelle et Beaudin ont inscrit les cinquième et sixième buts du Colorado pour forcer la prolongation. Puis, lors du match no 5, les Québécois et leurs coéquipiers ont subit la médecine de Ouellette et ont été blanchis 5-0. La série, qui est maintenant à l'avantage des Everblades 3-2, se poursuit mercredi.

 

Photo: Shawn St-Amant, Jean-Christophe Beaudin et Michaël Joly célèbrent un but en compagnie de Jake Marto.
-Courtoisie: Facebook Colorado Eagles

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