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Un autre Lemieux pousse chez les Penguins

Austin Lemieux, le fils de Mario, profite du camp de développement de l'équipe pour s'améliorer et tenter d'obtenir une bourse d'étude

par Wes Crosby / Correspondant NHL.com

CRANBERRY, Pennsylvanie - Austin Lemieux s'est amené sur une patinoire qui portait son nom de famille, mercredi, et il a patiné dans l'ombre du chandail no 66 retiré de son père, qui était suspendu dans un coin reculé de l'aréna.

 

Le fils de Mario Lemieux, donc du plus grand joueur dans l'histoire des Penguins de Pittsburgh, s'est déplacé du haut de ses six pieds trois pouces, soit un pouce de moins que son père. À 170 livres pour l'instant, il pèse 60 livres de moins que Mario Lemieux lorsque celui-ci a disputé 17 saisons dans la LNH.

« Il faut faire preuve de respect quand tu portes le nom Lemieux et tu dois t'assurer de bien te comporter, a affirmé Austin Lemieux. Il faut aborder chaque journée comme une nouvelle journée. »

 

Lemieux ne savait pas si son père l'avait regardé s'entraîner mercredi, alors que le camp de développement des espoirs 2016 des Penguins s'est amorcé au UPMC Lemieux Sports Complex. Mais que Mario ait été là ou non, l'ailier droit de 20 ans était fier de porter les couleurs que son père avait enfilées jadis.

 

« C'est tout un honneur, a dit Lemieux. Je ne pensais pas que je me retrouverais ici cette année. Je me voyais y participer dans un avenir plus lointain, peut-être après quelques années de hockey collégial si on m'en donne l'occasion. Mais c'est formidable d'être ici aujourd'hui. »

 

La maigre et longiligne carrure de Lemieux le rendait facile à distinguer des autres joueurs, tout comme ses mains agiles, qu'il a utilisées pour décocher un tir balayé qui a battu le gardien Tristan Jarry.

 

« Je me suis bien senti jusqu'à la fin, a dit Lemieux. Ç'a été une bonne séance de patinage aujourd'hui. Mais je me prépare pour demain. »

 

Lemieux a inscrit six buts et 14 points en 57 matchs cette saison avec Omaha dans la United States Hockey League. Il a bien fait au sein d'une ligue dont le niveau de jeu était supérieur à ce qu'il avait connu à ses deux saisons précédentes, disputées avec l'équipe élite U-18 des Penguins.

 

« [Jouer à Omaha] a été une bonne occasion d'apprendre, a dit Lemieux. C'est un processus. C'est un marathon, pas un sprint. J'essaie juste de m'améliorer à chaque jour. »

 

Il y a clairement place à amélioration.

 

À 170 livres, Lemieux est un des patineurs les plus légers au camp de développement. Seuls l'ailier droit Tyler Kelleher (161 livres) ainsi que les joueurs de centre Jake Guentzel (167) et Cameron Hebig (168) sont moins lourds que lui. Lemieux dit avoir tenté de gagner du poids en masse musculaire sans sacrifier sa vitesse.

 

Une partie de cette nouvelle force physique était évidente, jeudi, durant un exercice de maniement du bâton. Lemieux était debout près d'un des cercles de mise en jeu, faisant aller et venir la rondelle, pendant que le défenseur Ethan Prow faisait glisser son propre disque sous le bâton de Lemieux, l'enroulait autour de la lame du bâton et répétait le geste. Les deux joueurs ont ensuite échangé leurs rôles.

 

Jumelé à celui qui est probablement le plus habile pour faire circuler la rondelle chez les jeunes espoirs des Penguins au poste de défenseur, Lemieux a réussi à bien tenir le rythme ; mais il était clair que ses gestes avaient moins de fluidité. Il fallait s'y attendre étant donné que Prow était finaliste cette année pour le trophée Hobey Baker, remis au joueur par excellence de la NCAA, et que Lemieux espère toujours attirer l'intérêt d'une université en vue de la saison 2017-18, une fois qu'il aura disputé une deuxième campagne avec Omaha cet hiver.

 

Les mains de Lemieux bougent toutefois beaucoup mieux qu'en 2009, quand le capitaine des Penguins Sidney Crosby et lui avaient été les vedettes d'une vidéo qui a connu un succès fou sur le web. Alors âgé de 13 ans, Lemieux avait eu toute la peine du monde à enlever la rondelle à Crosby, qui a vécu avec la famille Lemieux pendant huit ans. Crosby, qui avait alors 21 ans, a manié la rondelle sous la lame du bâton de Lemieux et entre ses jambes, en la faisant même ricocher sur ses patins.

 

Non seulement Lemieux veut-il suivre les traces de son père, mais celles de Crosby aussi.

 

« Le but, c'est tout simplement de devenir meilleur, a-t-il dit. Et voir ce que je dois faire pour atteindre la LNH. »

 

À cet égard justement, un peu de motivation supplémentaire attendait Lemieux et les 34 autres espoirs à leur arrivée, mardi : ils ont été accueillis par la Coupe Stanley. C'était là une idée de Mark Recchi, l'entraîneur responsable du développement chez les Penguins. Celui-ci espérait ainsi donner aux jeunes une image forte permettant illustrer la culture d'entreprise.

 

Pas que Lemieux ait besoin d'un cours d'introduction là-dessus. Son père a remporté la Coupe Stanley deux fois lorsqu'il jouait pour les Penguins et maintenant, il l'a décrochée deux fois à titre de copropriétaire de l'équipe.

 

Mais même si le passé de l'organisation lui est familier, reste que Lemieux aurait intérêt à s'adapter au style que préconise l'équipe à l'heure actuelle, qui est axé sur la vitesse. Avant toute chose, Recchi espère que l'approche de l'équipe, où les joueurs doivent jouer avec rythme et combativité, déteindra sur Lemieux et les autres espoirs.

 

« Nous jouons vite, avec intelligence. Nous jouons de la bonne façon, a souligné Recchi. Ce sont tous des partisans de hockey. Ils aiment regarder des matchs eux aussi. Nous leur avons dit que tout commence par l'entraînement, et le reste en découle. Nous voulons voir sur la glace qu'ils ont compris. Ça ne durera pas longtemps, mais nous voulons voir du rythme et nous voulons les voir bouger. »

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