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Un 7e match de finale n'est pas à craindre mais à savourer, selon Babcock

LNH.com @NHL

DETROIT - Un septième match en finale de la Coupe Stanley est un événement qu'il ne faut pas craindre mais plutôt savourer, estime Mike Babcock.

C'est avec une attitude sereine et non avec la peur de perdre que ses joueurs devront aborder la rencontre ultime de vendredi à Joe Louis Arena. C'est ce qu'a affirmé l'entraîneur des Red Wings de Detroit, mercredi, alors que les siens profitaient d'une journée de congé.

"Le mot 'peur' ne figure dans le portrait d'aucune façon que ce soit. Loin de là, a lancé Babcock. Je n'y ai jamais pensé de cette manière. J'y vois plutôt une belle opportunité.

"Les joueurs qui sont ici, ceux qui viennent du Canada du moins, ont passé toute leur vie à rêver d'un tel moment. Quand ils jouaient au hockey dans la rue et qu'ils faisaient des tas de neige pour s'en servir comme poteaux de but, ils s'imaginaient marquer le but vainqueur dans un septième match de la finale de la Coupe Stanley. Maintenant ils y sont. Alors je les invite à y aller à fond et à s'amuser."

"Une poignée de joueurs ont écrit l'histoire à cause de ce qu'ils ont réussi à faire dans un septième match, a par ailleurs affirmé Babcock. (Dan) Cleary a déjà marqué dans un septième match et c'est là quelque chose dont il va se rappeler toute sa vie."

"Plus jeune, c'est là un match que nous avons joué et rejoué constamment dans nos têtes", a souligné le vétéran Kris Draper, qui tentera de remporter une cinquième coupe Stanley dans l'uniforme des Wings depuis 1997. Tout ce que nous avons fait depuis le camp d'entraînement - les séances hors-glace, les voyages à l'étranger, ainsi de suite - a été fait dans le but de nous amener jusqu'ici. Si nous l'emportons, tous les sacrifices que nous nous serons imposés en auront valu la peine."

Même si les Wings échappent le match après avoir pris les devants 2-0 dans la série, Babcock aura un bel été malgré tout. Comme il avait eu un bel été en 2003, même si les Ducks d'Anaheim, l'équipe qu'il dirigeait à l'époque, s'était inclinée en sept matchs contre les Devils du New Jersey. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'éprouvera pas un ardent désir de l'emporter.

"Sommes-nous déçus d'avoir raté toutes ces occasions de but (mardi) et perdu le sixième match? Certainement, a reconnu Babcock. Mais il y a 28 équipes qui aimeraient bien être à notre place en ce moment.

"D'être impliqué (dans un septième match), ça ne fait qu'ajouter du panache à ta carrière, que tu sois joueur, entraîneur ou dirigeant d'une organisation. Les joueurs devraient donc savourer pleinement les deux prochains jours de préparation."

L'avantage de la glace

Tout peut arriver dans le septième affrontement d'une série. Mais Babcock et Draper ne sont pas sans savoir que dans les 14 matchs ultimes d'une finale disputées jusqu'ici dans les annales de la LNH, 12 ont été remportés par l'équipe locale.

"Quand tu disputes un septième match, tu veux le jouer chez toi. C'est évidement là où tu te sens le plus à l'aise, a souligné Draper. L'enthousiasme de la foule te donne de l'énergie. Il faudra toutefois amorcer le match de vendredi comme nous avons terminé celui de mardi. Il faudra connaître un bon début de rencontre."

"Il va y avoir des opportunités de briller et de réaliser des jeux comme à chaque match, a déclaré Babcock. Il faudra saisir l'occasion (vendredi), venir pour jouer avec ardeur. Il faudra être détendu tout en ayant le désir d'y aller à fond, s'amuser tout en s'assurant d'accomplir le boulot."

Une question d'expérience

Bien malin qui peut prédire qui aura l'avantage, vendredi - les jeunes et fougueux Penguins ou bien les sages vétérans des Red Wings.

D'ailleurs, la question de l'expérience n'est pas si tranchée. Les Wings ont une plus vaste connaissance des séries dans leur ensemble. Sauf qu'outre Babcock, le défenseur Brian Rafalski est le seul autre membre de l'équipe à avoir déjà vécu le septième match d'une grande finale. Ruslan Fedotenko (avec le Lightning en 2004), Craig Adams (Hurricanes, 2006), Petr Sykora (Ducks, 2003), et l'entraîneur Dan Bylsma (Ducks, comme joueur en 2003) y ont goûté chez les Penguins.

Alors, à qui l'avantage?

"Je ne connais pas la réponse. On verra vendredi, a lancé Babcock. Au bout du compte, quand une équipe n'a pas d'expérience, ses membres disent que c'est un atout surestimé. Mais quand tu as de l'expérience, tu comprends à quel point c'est important. A tout le moins, c'est bien d'avoir déjà vécu quelque chose parce que tu sais exactement à quoi t'attendre la fois suivante.

"Je sais que dans mon cas, je me sens mieux parce que j'ai déjà connu ça."

"Il y a beaucoup de leadership et de caractère dans cette équipe, a ajouté Draper. C'est là une source où nous pourrons puiser dans les prochaines heures."

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