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Ukko-Pekka Luukkonen a déjà fait ses preuves

Le gardien finlandais est considéré comme le meilleur espoir européen à sa position

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Dès qu'il en a eu l'occasion, Ukko-Pekka Luukkonen a enfilé les mitaines, les jambières et un masque de gardien.

Il avait quatre ans. Marquer des buts ne l'intéressait pas; il voulait plutôt en empêcher comme il le faisait déjà au soccer et au hockey-balle. La raison principale : son attirance pour l'équipement de gardien.

« Quand tu es petit, tu es impressionné par le gros équipement, a expliqué l'espoir finlandais en riant. Mon frère et mon cousin étaient aussi des gardiens alors je voulais faire comme eux. »

La recrue n'a cependant pas mis de temps à surpasser ses aînés. De fil en aiguille, ce qui a commencé comme une passion purement esthétique s'est lentement transformé en un talent indéniable.

Le voilà désormais considéré comme le meilleur gardien européen disponible en vue du repêchage de la LNH, qui aura lieu au United Center de Chicago. La première ronde sera présentée le 23 juin (19 h (HE); NBCSN, SN). Les rondes 2 à 7 se tiendront le 24 juin (10 h (HE); NHLN, SN).

Il faut dire que le gardien format géant (6 pieds 4 pouces, 198 livres) est dans la mire des recruteurs depuis quelques années déjà. Et il le sait très bien.

« C'était un peu plus difficile au début quand tu sais que les gens te regardent parce que c'est ton année d'admissibilité, mais je dirais que j'ai assez bien géré les choses, a-t-il raconté. Je ne m'attendais pas à avoir une aussi bonne saison, mais nous avions une bonne équipe et de bons défenseurs. Je n'ai pas accordé beaucoup de buts, mais je dirais que c'est grâce à ma défensive. »

Sa défensive a peut-être quelque chose à y voir, mais l'athlétique gardien qui se compare humblement à son compatriote Pekka Rinne a déjà un curriculum assez bien rempli pour son âge.

En 2015-16 avec le HPK U20, en Finlande, il a maintenu la meilleure moyenne de buts alloués (1,94) en huit matchs de séries et il a aidé la formation finlandaise à décrocher l'or au Championnat mondial des moins de 18 ans en plus d'être nommé sur l'équipe d'étoiles du tournoi.

Il a poursuivi sur sa lancée cette année en terminant la saison avec une moyenne de buts alloués de 1,78 - la meilleure du circuit - et un taux d'efficacité de ,917 en 35 rencontres avec le HPK U20. Il a mené les siens au championnat en séries en maintenant la meilleure moyenne (2,01) et a contribué à la conquête de l'argent de la Finlande au Championnat mondial des moins de 18 ans.

Filière finlandaise

Inspirés par la génération des Miikka Kiprusoff, Niklas Backstrom et Vesa Toskala, pas moins de sept gardiens finlandais ont vu de l'action cette saison dans la LNH. Même s'il dit avoir regardé les exploits des Rinne, des Kari Lehtonen et des Tuukka Rask, Luukkonen n'attribue pas seulement son ascension à l'influence de ses prédécesseurs.

« Ç'a eu un impact, c'est certain. Des gars comme Kiprusoff et Backstrom étaient très populaires à l'époque, mais je dirais que mon style a été plus influencé par mon expérience de gardien au soccer, a-t-il dit. J'aime faire des arrêts spectaculaires en plongeant et des trucs comme ça. J'ai développé mon propre style. »

Si la Finlande vit des moments exaltants à tous les niveaux sur la scène internationale depuis quelques années, on peut en dire autant des succès des portiers originaires du pays dans la LNH. Depuis 2010, trois gardiens finlandais ont participé à la Finale de la Coupe Stanley - Antti Niemi (2010) et Rask (2011) l'ont remportée tandis que Rinne (2017) a dû s'avouer vaincu.

« Nous avons une bonne culture à ce niveau. Chaque équipe met beaucoup d'efforts pour améliorer ses gardiens, a analysé Luukkonen. Nous recevons beaucoup de tirs d'attaquants talentueux et nous avons beaucoup de travail dans les matchs. C'est peut-être ce qui fait la différence. »

Quoi qu'il en soit, la recette semble fonctionner et Luukkonen croit en ses chances d'un jour prendre le flambeau de la génération qui l'a précédé et d'occuper l'un des 31 postes les plus convoités au monde.

« Pourquoi pas? », a-t-il lancé avec un sourire confiant.

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