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Trotz: une grande influence sur Kenny Albert, descripteur des Capitals

L'entraîneur a partagé sa sagesse et son humour avec son co-chambreur dans la LAH

par Kenny Albert / Collaboration spéciale NHL.com

« Est-ce que votre passeport est expiré? Avez-vous déjà été arrêté? Avez-vous déjà fait quelque chose d'illégal? Est-ce que l'un de vos proches a de sérieux problèmes? »

Voici quelques-unes des questions que deux policiers m'ont posées alors que j'étais assis, abasourdi, à l'arrière d'une voiture de police le 16 mars 1992, alors que nous nous éloignions du petit aéroport de Sydney, en Nouvelle-Écosse. À 24 ans dans un pays étranger, j'étais confus, mais persuadé que la réponse à toutes leurs questions était non.

 

Cet interrogatoire s'est poursuivi pendant 10 ou 15 minutes, mon cœur battant de plus en plus vite chaque seconde. Finalement, alors que nous nous engagions dans le stationnement d'un hôtel, on m'a expliqué que toute cette mise en scène était une blague élaborée par Barry Trotz, qui est aujourd'hui entraîneur des Capitals de Washington, qui mène la Finale de la Coupe Stanley 3-1 contre les Golden Knights de Vegas, avec le match no 5 qui aura lieu jeudi au T-Mobile Arena (20 h (HE); NBC, CBC, SN, TVAS).

Barry, qui avait alors 28 ans, avait récemment été promu entraîneur des Skipjacks de Baltimore, l'équipe-école des Capitals dans la Ligue américaine de hockey. J'étais l'annonceur des Skipjacks à la radio.

Quelques mois plus tôt, Barry avait bégayé quelques mots au cours de notre entrevue d'avant-match. J'ai fait l'erreur de faire écouter cet extrait à quelques joueurs, qui ont bien ri à ses dépens. Il m'avait alors assuré qu'il me revaudrait ça. Après des mois de planification très poussée, il l'a fait.

J'ai rencontré Barry pour la première fois au cours de l'été 1990 à la suite de mon embauche. Il venait d'être embauché comme unique adjoint à l'entraîneur Rob Laird après avoir agi comme dépisteur pour les Capitals pendant trois ans sous les ordres du directeur général David Poile et du directeur du personnel des joueurs Jack Button.

Alors que la saison 1990-91 approchait, j'ai appris que Barry allait être mon co-chambreur sur la route. Les équipes des ligues mineures cherchent toujours à économiser de l'argent, et nos dirigeants ont décidé que l'annonceur radio recrue allait partager une chambre d'hôtel avec l'entraîneur adjoint recrue au cours de chaque voyage (certaines équipes jumelaient l'annonceur radio avec le chauffeur d'autobus).

J'ai tellement appris de Barry au cours de mes deux saisons avec les Skipjacks. Pas seulement sur le hockey, mais également sur la vie.

C'est Barry qui m'a appris que c'était correct de porter ses verres de contact sous la douche et qui m'a assuré qu'ils ne tomberaient pas (j'étais un nouvel utilisateur à l'époque).

C'est Barry qui est demeuré éveillé jusqu'à 4 h du matin à Binghamton, dans l'État de New York, au cours des séries éliminatoires d'avril 1991, travaillant sans relâche avec le tournevis qui provenait de mon équipement de radio afin de réparer son mini-magnétoscope. Une cassette VHS s'était coincée à l'intérieur alors qu'il tentait de préparer ses extraits vidéo du jeu de puissance pour la réunion d'équipe du matin.

C'est Barry qui m'a confié la tâche de remplir un tableau après chaque match, qui consistait en environ 20 colonnes pour chacun des joueurs - les statistiques avancées du début des années 1990-, que je devais envoyer à Poile et Button par télécopie dès que j'avais terminé. Nous appelions affectueusement ce tableau le « Tableau Jack Button ».
  
Au cours de la saison 1990-91, c'est Barry qui a passé un nombre incalculable d'heures à discuter de hockey avec le défenseur de 32 ans Joel Quenneville, qui est aujourd'hui entraîneur des Blackhawks de Chicago. Quenneville, à sa 13e et dernière saison dans la LNH, avait été cédé à Baltimore où il a joué 59 matchs avec les Skipjacks. (Avec un total combiné de 1646 victoires dans la LNH, Quenneville et Trotz occupent respectivement les deuxième et cinquième rangs de l'histoire parmi les entraîneurs de la LNH, Quenneville avec 884, et Trotz avec 762.) 

En février 1992, Barry a été nommé entraîneur de Baltimore. Bien qu'il avait maintenant droit à sa propre chambre, il m'a dit qu'il ne voulait pas changer notre karma, alors nous avons continué à partager une chambre. J'ai ensuite été embauché par Home Team Sports pour décrire les matchs des Capitals à la télévision en 1992-93. Avant la campagne 1993-94, Trotz et les Skipjacks ont déménagé à Portland, dans le Maine. 

Un petit groupe formé d'anciens Skipjacks et des Capitals se sont toujours promis que nous allions faire tout notre possible pour assister au match si Barry avait un jour la chance de remporter un championnat. Évidemment, Portland a atteint la Finale de la Coupe Calder en 1994 contre Moncton, dirigé par Laird. Nous avons pris le chemin du Maine pour le match no 6 le 29 mai. 

Portland l'a emporté 4-1 pour mettre la main sur le titre, et nous avons tous célébré dans le vestiaire avec Barry et les propriétaires Tom et Joyce Ebright, qui étaient aussi les propriétaires à l'époque des Skipjacks. (Par ailleurs, Quenneville a depuis inscrit son nom sur la Coupe Stanley à trois reprises avec Chicago, et Laird a vu le sien y être gravé en 2012 à titre de dépisteur professionnel avec les Kings de Los Angeles.)

Après quatre saisons à Portland, Barry a été embauché par Poile à titre de tout premier entraîneur des Predators de Nashville, qui ont fait leur entrée dans la LNH en 1998-99. Barry a toujours été très généreux de son temps chaque fois que j'ai visité Nashville avec les Rangers au cours de ses 15 saisons là-bas, prenant quelques instants dans son horaire très chargé les jours de match pour dîner, le Jack's Bar-B-Que sur Broadway étant notre endroit préféré. Mes collègues de la télévision et les adjoints de Barry se joignaient parfois à nous.  

Il y a quelques années, j'ai reçu un appel inattendu de Barry pendant le repêchage de la LNH. J'ai d'abord cru qu'il m'avait appelé par accident, mais il souhaitait avoir mon opinion sur un vétéran de la LNH que j'avais vu jouer souvent au fil des années. Les Capitals songeaient à lui offrir un contrat. J'étais sous le choc et très flatté qu'il me demande un rapport de dépistage. Mais il est comme ça Barry. Il ne néglige aucune piste.

Non seulement Barry est-il un entraîneur exceptionnel, il est une meilleure personne encore. Barry et son épouse, Kim, ont toujours fait en sorte que les membres de l'organisation des Skipjacks se sentent les bienvenues en les invitant chez eux pour le souper. Des liens forts subsistent après un quart de siècle. De nombreux messages textes et messages sur les réseaux sociaux ont été envoyés à Barry par d'anciens joueur et collègues lorsque les Capitals ont atteint la Finale de la Coupe Stanley à la suite de leur victoire dans le match no 7 contre le Lightning de Tampa Bay dans la finale de l'Association de l'Est. Plusieurs de ces personnes seront sur place, et quantité d'autres dont la vie a été influencée par Barry vont regarder la Finale à distance, souhaitant que Trotz ait la chance de remporter un autre championnat sous peu.  

Si on m'avait demandé à l'hiver 1992 si j'avais déjà rêvé de décrire des matchs de la Finale de la Coupe Stanley avec mon ancien co-chambreur derrière le banc, la réponse aurait été un oui sans équivoque.

Kenny Albert, qui travaille à la description sur les ondes de la « NHL on NBC », décrit la Finale de la Coupe Stanley pour Westwood One et NBC Sports Radio.

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