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Touchette : Une réputation à rétablir

Les Capitals sont favoris pour remporter la Coupe Stanley, mais les séries demeurent un défi de taille à Washington

par Serge Touchette / Chroniqueur LNH.com

Ils sont gros.

Et combien rapides.

Ils misent également sur un excellent gardien de but.

Et comme si ce n'était pas déjà suffisant, ils ont mis le grappin sur le joueur le plus convoité sur le marché des transactions avant la date limite du premier mars.

Vous avez sans doute reconnu les Capitals de Washington, dont l'une des rares faiblesses se situe probablement dans la couleur de leur chandail.

Gras durs, les Capitals ? Mettez-en. 

À écouter parler un peu tout le monde, ils ont déjà pris une option sur la Coupe Stanley. Presque deux.

Difficile de les contredire après l'acquisition, il y a à peine quelques jours, du défenseur Kevin Shattenkirk, qui leur a coûté un bras et une partie de leur avenir.

Ils ont décidé de profiter à plein de cette fameuse fenêtre qui donne une vue directe sur la Coupe Stanley.

Pourquoi ? Chez les Capitals, l'heure est venue de jouer le tout pour le tout.

Bref, si j'étais un partisan des Capitals, je m'empresserais d'acheter ma chaise pliante.

Les Capitals, savamment dirigés par Barry Trotz, ont tout ce qu'il faut et même un peu plus.

Leur gardien Braden Holtby se compare avantageusement à Carey Price, des Canadiens de Montréal, leurs six premiers défenseurs, Shattenrik, John Carlson, Matt Niskanen, Brooks Orpik, Dmitry Orlov et Karl Alzner sont parmi les plus solides du circuit et leur offensive, guidée par Alex Ovechkin, l'homme, qui tire plus vite que son ombre, Nicklas Backstrom, Evgeny Kuznetsov, T.J. Oshie et Marcus Johansson, est capable de démolir la meilleure des défenses en moins de deux.  

Oui, mais ...

Cela dit, un peu de calme s'il vous plait.

Aucune équipe, à ce que je sache, n'a encore gagné la Coupe Stanley en mars.

Les Capitals représentent une bonne ou une très bonne équipe depuis quelques années déjà.

Mais qu'on le veuille ou non, ils ont la fâcheuse réputation d'être meilleurs ... avant les séries.

L'an passé, rappelez-vous, ils ont été, malgré une récolte de 120 points en saison régulière, évincés dès le second tour des séries par les Penguins de Pittsburgh, éventuels gagnants de la Coupe Stanley.

Et il y a deux ans, ils ont également été sortis au deuxième tour après une récolte de 101 points.

Au cours des 12 dernières campagnes, les Capitals ont été éliminés huit fois au premier ou au second tour. À quatre autres occasions, ils ont raté les séries.

À première vue, les Capitals forment une équipe supérieure à l'an passé. Mais jusqu'à preuve du contraire, ils ont encore tout à prouver dans la seconde saison, celle qui fait foi de tout.

Les coups d'éclat qui surviennent avant la date limite des transactions ne sont garants de rien.

L'an passé, les Rangers de New York ont mis la main sur l'un des meilleurs joueurs disponibles en Eric Staal.

« Un changement d'air devrait relancer sa carrière ... », qu'on disait.

Staal n'a pas donné les résultats souhaités et les Rangers n'ont pas franchi la première ronde.

Est-ce que Shattenkirk est la pièce manquante, qui fera des Capitals une équipe plus redoutable en séries ?

Peut-être. Mais l'histoire des Capitals est là pour nous rappeler qu'à Washington, comme ailleurs, l'achat d'une ou plusieurs chaises pliantes en mars ne garantit pas un défilé en juin.

Un battant

Il a quasiment été sorti d'une boîte de Cracker Jack. Et il est toujours dans la LNH, à se battre pour conserver sa place envers et contre tous.

Un joueur tenace, David Desharnais. Un battant aussi.

Personne n'est tombé de sa chaise lorsque les Canadiens l'ont échangé aux Oilers d'Edmonton en retour du défenseur Brandon Davidson, la semaine passée.

Il ne jouait plus ou presque à Montréal et son départ était prévisible.

Avec les Canadiens, il n'a jamais connu une saison de 20 buts ou encore brisé des records. Il leur a donné 250 points en 435 rencontres et ses plus beaux efforts.

Il a toujours déclaré présent. Match après match. Et il n'a jamais dit un mot plus haut que l'autre lorsqu'il était rétrogradé sur le troisième trio ou carrément laissé de côté.

Il a toujours essayé de se relever.

Et il le fera encore à Edmonton.

Un battant, que je vous dis. Un battant et un p'tit joueur qui a encore sa place dans la cour des grands.

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