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Touchette : Une année extraordinaire pour Brent Burns

Le défenseur des Sharks rivalise les McDavid et Crosby pour le trophée Art Ross

par Serge Touchette / Chroniqueur LNH.com

Qui est le candidat numéro un au trophée Hart, remis annuellement au joueur jugé le plus utile à son équipe dans la LNH ?

Ne répondez pas tous en même temps.

Sidney Crosby ? En voilà un qui, on s'entend, est toujours un excellent choix. Connor McDavid ? Un sérieux candidat s'il en est un. 

Mon choix pour l'instant ?

Je vous le donne en mille: Monsieur Burns, ou si vous préférez Brent Burns, le barbu et combien imposant défenseur des Sharks de San Jose qui, à moins d'un malheur, peut déjà faire une place de choix pour le trophée James Norris quelque part dans son salon ou dans son sous-sol.

Peu de défenseurs au cours des 20 ou 25 dernières années peuvent se vanter d'avoir déjà connu une saison comparable à celle de Burns.

Du haut de ses 6 pieds, 5 pouces, le numéro 88 des Sharks est dominant, rien de moins.

« À tous les matchs », a confié son coéquipier Joe Thornton au Mercury News, l'autre jour, « il est le meilleur joueur sur la glace. Impressionnant ».

Thornton n'a pas tort. Burns connait rarement un mauvais match. À vrai dire, il connait rarement une mauvaise ... période.

Il est aussi fiable que les météorologues de la Californie où il fait toujours beau ou presque.

Il chauffe les meneurs  

Video: SJS@ARI: Burns bat Smith entre les jambières

Non seulement Burns pourrait devenir le premier défenseur à décrocher le Hart depuis Chris Pronger en 1999-2000, mais il est également au plus fort de la course au championnat des marqueurs.

Non, ce n'est pas banal.

Dans la longue histoire de la LNH, un seul défenseur a déjà réalisé l'exploit non pas une, mais deux fois. Vous aurez sans doute deviné qu'il s'agit de Bobby Orr, qui a enlevé le trophée Art Ross en 1969-70 et 1974-75.

Burns, le meneur du circuit au chapitre des tirs au but (242), n'est pas Bobby Orr, bien sûr, mais qui aurait cru voir un défenseur s'approcher à si courte distance du sommet des marqueurs à une date aussi tardive de la campagne ?

En date du lundi 20 février, Burns occupait le troisième rang des meilleurs marqueurs, trois points seulement derrière le meneur, la jeune sensation des Oilers d'Edmonton, McDavid.

Ce n'est pas tout.

Avec ses 27 buts, il se permet même de faire des clins d'œil au trophée Maurice Richard.

Il n'est qu'à cinq buts du meneur, Crosby, lui qui pourrait devenir le troisième défenseur de l'histoire seulement à atteindre le plateau des 40 buts.

Paul Coffey (deux fois) et Orr ont déjà signé l'exploit.

Burns, c'est connu, possède à la fois un tir précis et puissant. Et quelques uns de ses coéquipiers, dont Joe Palveski, sont passés maîtres dans l'art de faire dévier des rondelles derrière les gardiens ce qui n'est pas sans favoriser sa production offensive.

Inépuisable

Video: FLA@SJS: Burns bat Luongo d'un tir des poignets

Il y a vraiment peu à redire sur l'athlète de 31 ans.

Non seulement il produit au rythme d'un attaquant de haut niveau, mais il est inépuisable.

La preuve, il joue en moyenne près de 25 minutes par rencontre. Il est parmi les dix joueurs les plus utilisés du circuit.

Et, détail non-négligeable, il est aussi efficace à domicile qu'à l'étranger. Plus tôt cette année il a réalisé une séquence de 14 matchs de suite avec au moins un point sur les patinoires adverses.

Qui dit mieux ?

Bref, Monsieur Burns connait une saison mémorable.

Une saison digne d'un candidat au Hart.

Une transaction ? 

À l'écouter parler, le directeur général des Canadiens de Montréal, Marc Bergevin, s'accorde bien peu de chances de conclure une transaction importante d'ici la date limite du 1er mars.

À cause évidemment des contraintes du plafond salarial et aussi parce qu'il ne veut à aucun prix échanger l'un de ses plus beaux espoirs.

Cela dit, Bergevin a déjoué la galerie avant aujourd'hui.

En mars 2014, il a acquis, souvenez-vous, Thomas Vanek à la surprise générale.

Et il y a quelques mois, il a secoué le monde du hockey en échangeant P.K. Subban aux Predators de Nashville en retour de Shea Weber.

Encore là, personne n'a vu venir le coup. Personne.

Bergevin sera peut-être bien sage, mais gardons-nous une petit gêne. Juste au cas.

L'homme n'a peut-être rien d'un magicien, mais il a sorti des lapins de son chapeau avant aujourd'hui. 

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