Skip to main content

Touchette : Un entraîneur sous-estimé

Michel Therrien est un des meilleurs entraîneurs dans la LNH, même si le monde à Montréal ne le réalise pas

par Serge Touchette / Chroniqueur LNH.com

Pas facile d'être entraîneur-chef à Montréal.

Et surtout, pas facile de le rester sur une longue période.

Mine de rien, Michel Therrien, version Prise Deux, en est à sa cinquième saison à la barre des Canadiens de Montréal.

Cinq saisons ou presque derrière le banc des Canadiens, ça mérite une médaille, à tout le moins une bonne main d'applaudissements lorsqu'on pense que l'organisation a changé d'entraineur huit fois entre 2000 et 2012. 

Malgré tout, Therrien, pour diverses raisons, obtient rarement la ou les accolades qui lui sont parfois dues.

Dans son cas, les taloches et les critiques, vous en conviendrez, viennent plus rapidement et sûrement plus souvent que les accolades et les compliments.

Mais bon. Montréal, c'est Montréal. Et à Montréal, ils sont des milliers et des milliers d'entraîneurs tant chez les fans que les médias à détenir toutes les réponses.
Conséquemment, Therrien, plus souvent qu'à son tour, se retrouve au banc des accusés.
Ainsi va la vie dans une ville où le hockey règne en maître.
La saison dernière, nombreux sont les fans qui, les baguettes en l'air et à grands cris, réclamaient son congédiement.

Après la perte de Carey Price, Therrien, par moments, semblait à court de réponse.

Il y a des jours où il l'était sûrement.

Comme bien d'autres, il a réalisé que son équipe, sans Price, tenait à bien peu de choses.

Heureusement pour lui, Marc Bergevin, le directeur général de l'équipe, l'a compris lui aussi et, dans la tempête, il a choisi de protéger son entraîneur. Et de lui faire confiance.

Aujourd'hui, Therrien se veut un candidat au trophée Jack Adams.

Des outils

Cela dit, Therrien est-il vraiment un meilleur entraîneur que l'an passé ?

Il a sûrement tiré des leçons de la dernière campagne mais certainement pas au point de passer au rang de génie.

Non seulement Price est de retour, mais l'entraîneur de 53 ans dispose de bien meilleurs outils, même si l'addition d'un autre bon joueur offensif serait la bienvenue.

Le menuisier qui, la saison dernière, n'a jamais cessé d'essayer de rapiécer une équipe avec comme seuls outils un marteau et une paire de pinces a maintenant un coffre d'outils bien garni.

Et il s'en sert fort bien malgré les blessures qui ont frappé durement son équipe au cours des dernières semaines.

Qu'on l'aime ou pas, Therrien a peu à se reprocher. Il prépare bien son équipe en fonction de chaque match et il s'ajuste rapidement selon l'allure de la rencontre et selon le rendement positif ou négatif de ses joueurs.

Il a le mérite d'agir rapidement.

Bref, il est un entraîneur aguerri, compétent qui, malgré tout, n'est pas toujours reconnu à sa juste valeur dans un marché aussi impitoyable que celui de Montréal.

Est-il parmi les cinq meilleurs entraîneurs de la LNH ?

Sais pas. Mais s'il ne l'est pas, il approche sûrement le peloton de tête.

De toute évidence, sa consécration viendra le jour où il mènera son équipe à la conquête de la Coupe Stanley.

Pas avant.

L'homme avec la rondelle

Dans le hockey d'aujourd'hui, les entraîneurs soulignent souvent l'importance du travail des joueurs sans ... la rondelle.

Aujourd'hui, je prends seulement quelques secondes pour souligner le travail d'un joueur qui, année après année, fait des merveilles avec la rondelle.

J'ai nommé Jaromir Jagr qui, il y a quelques jours, a devancé Mark Messier au deuxième rang des meilleurs marqueurs de l'histoire de la LNH.

L'exploit de Jagr met aussi en relief celui d'un certain Wayne Gretzky lorsqu'on pense que près de 1000 points séparent le premier marqueur de l'histoire du numéro deux.

Jarg totalise 1889 points comparativement à 2857 pour la Merveille.

En termes clairs, Jarg est le premier marqueur de la planète Terre.

Gretzky ? Il est bon premier sur Mars. 

En voir plus