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Touchette : Le Canada en quête d'un filon

Les séries éliminatoires de la Coupe Stanley risquent d'avoir des participants Canadiens cette saison

par Serge Touchette / Chroniqueur LNH.com

Tout ou rien.

En peu de mots, vous avez là le portrait du hockey canadien sur la scène professionnelle.

Si Équipe Canada, depuis quelques années, gagne l'or à tout coup, les équipes canadiennes de la LNH, jusqu'à preuve du contraire, peinent à atteindre le podium.

Elles sont à la recherche du filon qui les mènera à une place dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley. 

La saison dernière, faut-il le rappeler, aucune d'entre elles, pour la première fois en 46 ans, n'a accédé aux séries. Aucune.

Un scandale ? N'exagérons rien. Mais certainement un œil au beurre noir au visage d'un pays qui a accouché d'un sport qui passionne son peuple depuis toujours.

Mais si le retour en bloc des équipes canadiennes en séries n'est pas pour demain, la présente saison, à cet égard, s'annonce encourageante.

Quelles sont les équipes canadiennes les plus susceptibles de renouer avec les séries d'après-saison ?

Bonne question.

Pour l'instant, elles sont trois, au premier coup d'œil, à avoir d'excellentes ou de bonnes chances de renverser la vapeur.

À commencer par les Canadiens de Montréal. Il est encore un peu tôt, on s'entend, avant de sortir les chaises pliantes en prévision d'un défilé sur la rue Ste-Catherine, mais tout le monde ou presque est unanime pour dire que les Canadiens représentent l'une des équipes les plus améliorées du circuit. À cause bien sûr du retour de Carey Price et des acquisitions de Shea Weber, Andrew Shaw et Alexander Radulov.

Avec un gardien de but capable de marcher sur les eaux, les Canadiens sont sûrement capables de compléter le marathon de la saison régulière parmi le super huit de l'Association de l'Est.

 

McDavid et les Oilers 

À cette courte liste, il faut aussi ajouter les Oilers d'Edmonton, qui ont raté le tournoi printanier au cours des dix dernières années.

On s'est souvent demandé, avec raison d'ailleurs, comment il se fait qu'une une équipe qui ait bénéficié d'un aussi grand nombre de premiers choix au repêchage, pouvait continuer à côtoyer la misère.

Mais cette fois semble la bonne. À cause bien sûr de la présence de Connor McDavid, mais aussi celle de Milan Lucic. Et d'un gardien de but Cam Talbot, qui continue de progresser.

Une autre possibilité: les Sénateurs d'Ottawa.

Difficile d'imaginer qu'une équipe qui compte des joueurs tels que Erik Karlsson, Kyle Turris, Mark Stone, Bobby Ryan, Derick Brassard, Chris Neil et Craig Anderson, entre autres, puisse rater les séries à nouveau.

Les Maple Leafs de Toronto ? Un peu de patience. L'équipe a encore des croûtes à manger avant de compétitionner dans la cour des grands, mais il n'est pas tellement loin le jour où Auston Matthews et sa bande imposeront leurs quatre volontés.

S'ils sont encore loin d'une place dans les séries, les Maple Leafs ont au moins le mérite d'être sur le bon chemin. Ce n'est pas rien pour une organisation, qui, il n'y pas si longtemps, passait le plus clair de son temps à changer de direction au gré de ses humeurs.

Quant aux Canucks de Vancouver, aux Jets de Winnipeg, qui ont certainement le droit de rêver à des jours meilleurs avec l'arrivée du combien talentueux Patrik Laine, et aux Flames de Calgary, ils ont encore beaucoup à faire.

Mais dans un circuit où des équipes, d'une année à l'autre, remontent parfois aussi vite qu'elles redescendent ou vice versa, il n'y a jamais rien d'impossible.

Ni pour les équipes canadiennes, ni pour n'importe quelle autre équipe.

Cinquante ans plus tard  

Le temps file. Trop vite, beaucoup trop vite.

Il y a eu 50 ans en octobre, un certain Bobby Orr donnait ses premiers coups de patin dans la LNH.

C'était le 19 octobre 1966. Le défenseur de 18 ans avait aidé les Bruins de Boston à vaincre les Red Wings de Detroit, 6-2.

Ce fut le point départ d'une formidable carrière qui aura été trop brève.

Ses genoux l'ont trahi en cours de route. Comme si Pavarotti avait perdu la voix au sommet de son art.

Cinquante ans plus tard, le hockey est toujours en attente d'un autre Bobby Orr.

Jamais un défenseur n'a été aussi dominant.

Je me souviens encore de ce jeunot qui, les cheveux taillés en brosse, filait comme le vent sur les patinoires de la LNH. Une pure merveille.

Le seul défenseur de l'histoire à avoir remporté non pas un, mais deux championnats des marqueurs, Orr a aussi mérité huit trophées Norris, un record qui tient toujours.

Ceux qui l'ont vu jouer en parlent encore; et ceux qui ne l'ont pas vu jouer ont probablement l'impression de l'avoir déjà vu en action tellement ils en ont entendu parler.

A-t-il été le meilleur joueur de tous les temps ?

Sais pas, mais à cela, je réponds que Wayne Gretzky est natif de Brantford en Ontario et que Mario Lemieux a vu le jour à Ville-Emard.

Bobby Orr ?

Réponse: Mars !

Video: PIT@MTL: Pacioretty reçoit le flambeau de Demers

Prompt rétablissement

Bien des gens ont été remués lorsque Jacques Demers, cloué dans un fauteuil, a remis le flambeau à Max Pacioretty lors du match inaugural des Canadiens, l'autre jour, au Centre Bell.

Ces mêmes gens ont été remués tout autant en apprenant que l'ancien entraineur des Canadiens avait été hospitalisé en fin de semaine dernière à cause d'un malaise. La nouvelle a fait le tour du Québec dans un temps record.

Demers est de retour à la maison depuis.

L'homme continue de se battre. Avec acharnement. S'il perd un round, il gagne aussitôt le suivant. 

En voilà un qui tient le flambeau contre vents et marée. Impressionnant. Inspirant aussi.

Prompt rétablissement, Jacques Demers. 

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