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Touchette : La parole est à Bergevin

Le directeur général des Canadiens doit décider si un autre coup de barre s'impose

par Serge Touchette / Chroniqueur LNH.com

D'abord, prenons tous une grande respiration.

Pis une deuxième. Et une troisième.

Vous sentez-vous un peu mieux ?

Si l'exercice s'impose, c'est qu'il est devenu ardu pour plusieurs d'entre nous de parler des Canadiens de Montréal sans grimper dans les rideaux.

Et parfois même jusqu'au plafond.

Comme dirait l'autre: « Maintenant, on fait quoi ? »

La réponse appartient au directeur général Marc Bergevin. Et à personne d'autre.

Certains sont prêts à liquider Michel Therrien, d'autres à échanger la moitié de l'équipe. Ou les deux.

Les Canadiens font pitié à voir. Leur pause de cinq jours tombe pile. Ils ont grand besoin de refaire le plein. Et de s'imposer un sérieux examen de conscience. Cela vaut et pour les joueurs et pour la direction de l'équipe car rien n'est encore perdu.

Faut-il encore que les joueurs aient encore le goût d'aller au front.

Depuis le début de février, ils présentent un dossier de 1-5-1.

Et ils ont été lessivés dans trois de leurs cinq dernières rencontres. La misère noire, quoi, Carey Price n'a plus rien du gardien de but qui, il n'y a pas si longtemps, était considéré comme le joueur numéro un de la LNH, rien de moins. La défense est vulnérable, fragile et l'attaque est l'affaire d'un seul trio depuis trop longtemps.

Bref, les amateurs sont en droit de se poser des questions à la vue d'une équipe souvent capable du meilleur comme du pire.

On dirait une équipe à deux faces.

 

Combien ? 

Therrien écopera-t-il ?

Bergevin se risquera-t-il à réaliser une importante transaction ?

Il est le même directeur général qui, il y a à peine quelques mois, a conclu la transaction le plus spectaculaire de l'entre-saison en obtenant Shea Weber des Predators de Nashville en retour de P.K. Subban.

Combien de transactions-chocs un directeur général doit-il effectuer pour relancer son équipe ? Une, deux, trois, quatre ?

Je vous le demande.

Tout le monde s'entend pour dire que les Canadiens ont besoin de renfort à l'attaque.

C'est vrai depuis des lunes et des lunes.

À essayer de bâtir une équipe condamnée à gagner 2-1 et 1-0, il arrive parfois qu'on néglige l'attaque. Ou si vous préférez qu'on sous-estime son importance.

L'effort

En attendant, les Canadiens sont à la recherche de solutions.

Certains problèmes sont évidents et s'il y en a un qui, à mon avis, saute aux yeux, c'est l'absence criante d'un effort soutenu certains soirs.

On a beau dire, mais l'effort ou encore l'envie de se défoncer n'est pas toujours au rendez-vous. Et cela est carrément inacceptable. Le match de dimanche à Boston a été un parfait exemple.

Les Canadiens ne sont pas dépourvus de talent. À cet égard, ils se comparent avantageusement à plusieurs équipes.

Mais lorsque certains de ses joueurs en donnent trop peu, ils ont carrément l'allure d'une équipe ordinaire. Surtout que Price, le Price des beaux jours, on s'entend, n'est pas là pour sauver les meubles.

Une défaite n'est toujours qu'une défaite; mais il y a des façons de perdre qui sont inexcusables.

Pas aussi mauvais que cela

Non, les Canadiens ne sont pas aussi mauvais qu'ils en ont l'air depuis quelques semaines.

Mais ils ne sont certainement pas aussi forts que Bergevin et ses lieutenants voulaient bien le croire après un début de saison canon.

Le moment est-il venu de donner un autre coup de barre ?

Seul devant son miroir, Bergevin est probablement en train de se poser la question. 

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