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Touchette : Andrei Markov dans le Big Six

Le défenseur des Canadiens, toujours aussi efficace que jamais, mérite sa place parmi les grands de l'équipe

par Serge Touchette / Chroniqueur LNH.com

À 44 ans, Jaromir Jagr est toujours parmi les meilleurs marqueurs des Panthers de la Floride. 

À 37 ans, Marian Hossa totalise déjà 11 buts. 

Et à 37 ans, bientôt 38 ans, Andrei Markov est toujours l'un des défenseurs les plus fiables de la LNH. 

Dans un circuit soufflé par un vent de jeunesse, il y a des vétérans qui refusent systématiquement de plier. De céder ne serait-ce qu'un quart de pouce à ces jeunes loups, qui surgissent un peu partout. 

Ils performent, ils demeurent des joueurs de haut niveau toujours susceptibles de faire basculer un match. 

Des dinosaures Jagr, Hossa et Markov ? Faut croire que les dinosaures sont toujours à la mode. 

Comme s'ils avaient découvert un élixir de jeunesse on ne sait trop où. 

Je l'avoue sans détour: Markov m'étonne. 

Il n'est évidemment pas aussi rapide qu'avant; il est parfois débordé mais, règle générale, il continue de prendre les bonnes décisions et de multiplier, les yeux fermés ou presque, les passes sur la palette. 

Et après un début de saison un peu ardu, il s'est remis en selle. Avec ses 17 points, il est parmi les cinq meilleurs marqueurs chez les défenseurs de la LNH même si son temps d'utilisation a été réduit. 

Une force tranquille 

Markov se veut une force tranquille. Au sein d'une brigade défensive dominée par Shea Weber, il se veut un élément rassurant. 

Et un joueur qui est en train de consolider une place de choix dans l'histoire des Canadiens. 

Un peu tout le monde connait le Big Three, qui était composé de Serge Savard, Larry Robinson et Guy Lapointe, trois défenseurs qui ont marqué les années 1970 au fer rouge. 

Mais qu'en est-il du Big Six

En d'autres mots, qui ont été les six meilleurs défenseurs de l'histoire des Canadiens de Montréal ? 

Je vous le demande. 

À mon humble avis, ils sont quatre, pas nécessairement dans cet ordre, à avoir déjà été élus par acclamation: Robinson, Savard, Lapointe et Doug Harvey, l'incomparable Doug Harvey qu'on a parfois tendance à oublier parce que ses exploits remontent dans les années cinquante. 

Le cap des 500 

Qui est le cinquième ? 

Mon choix: Markov. Oui monsieur. 

Des objections ? 

À sa 17e année avec les Canadiens, ses 553 points en carrière fait de lui le troisième défenseur le plus productif de l'histoire de l'équipe après Robinson (883) et Lapointe (572). 

Mais au-delà des chiffres, il a toujours été constant, souvent nez à nez avec les meilleurs à sa position. 

Pas trop mal pour un joueur qui a été réclamé au 162e rang lors du repêchage de 1998. 

Et qui est le dernier membre du Big Six

J'opte pour Chris Chelios. J'ai hésité longuement entre P.K. Subban et lui, mais parce que Chelios lui était supérieur en défense, j'ai opté pour celui qui, autant à domicile qu'à l'étranger, était égal à lui-même dans toutes les facettes du jeu, sans exception. 

Mais revenons à Markov. 

Certains, les baguettes en l'air, diront sans doute qu'il n'a jamais trempé les lèvres dans la Coupe Stanley et qu'il n'a jamais gagné le trophée James Norris. 

Vrai. Mais peu de défenseurs, au fil des ans, auront affiché une telle régularité dans leur jeu. 

Une onde de choc 

Coup de théâtre: Les Panthers ont viré leur entraîneur Gerard Gallant, dimanche soir. 

Surprenant ? Oui et non. Oui parce que les Panthers, sous la gouverne de Gallant, ont accédé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley, la saison dernière, pour la première fois depuis 2011-12. 

Non parce la décision des Panthers de dépouiller Dale Tallon de son titre de directeur général laissait présager un changement de garde à court ou moyen terme. 

Les Panthers, j'en conviens, avaient du mal à garder la tête au-dessus de l'eau depuis le début de la saison, mais comment pouvait-il en être autrement à la suite des blessures subies par Jonathan Huberdeau, Nick Bjugstad et Jussi Jokinen

Gallant, finaliste, faut-il le rappeler, dans la course au trophée Jack Adams, la saison dernière, est un entraîneur, pas un faiseur de miracles. 

Une prédiction: Gallant sera de retour derrière un banc de la LNH avant la fin de la saison. 

Dans la mesure, bien sûr, où une équipe sera à la recherche d'une bonne tête de hockey et non pas d'un faiseur de miracles. 

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