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Top-10 des joueurs francophones jamais repêchés

Quelques exemples se sont succédé au fil des générations dans la LNH

par Philippe Landry @philippe_landry / Pupitreur LNH.com

On entend très souvent dire que c'est avec le repêchage qu'une équipe bâtit son noyau et son avenir. Il y a de ces histoires cependant où des joueurs ignorés finissent par obtenir une chance et connaissent des carrières remarquables.

Dans certains cas, ils ont même changé le visage d'une organisation. Vous avez certainement déjà entendu parler des Ed Belfour, Adam Oates ou Curtis Joseph, ces joueurs qui n'avaient pas réussi à capter suffisamment l'attention des recruteurs pour être repêchés par une équipe de la LNH. Vous connaissez sans doute la suite de leur histoire respective…

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Mais qu'en est-il chez les joueurs francophones? Les exemples sont-ils nombreux? S'ils n'ont pas nécessairement tous été des vedettes, quelques joueurs francophones jamais repêchés ont tout de même connu de très belles carrières dans la LNH. Voici le top-10 :

10- Pascal Dupuis (AD)

À sa dernière saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) avec les Cataractes de Shawinigan, Dupuis a explosé en amassant 50 buts et 105 points en 61 matchs. À 21 ans, il n'avait pas été repêché, mais ce rendement a attiré l'attention du Wild du Minnesota, qui lui a offert un contrat à titre de joueur autonome. Après 79 rencontres avec le club-école de l'équipe, l'attaquant a été rappelé pour les quatre derniers matchs de la saison du Wild. Il ne rejouera plus jamais dans la Ligue américaine par la suite. Mais c'est surtout lors de son passage avec les Penguins de Pittsburgh que Dupuis fera sa marque. Jumelé à un certain Sidney Crosby, le Lavallois connaîtra les meilleurs moments de sa carrière. Après 871 matchs de saison régulière, 409 points (190 buts, 219 passes) et, surtout, deux conquêtes de la Coupe Stanley (Penguins 2008-09 et 2015-16), Dupuis a pris sa retraite en raison notamment des nombreux problèmes de santé qui l'ont affligé lors de ses dernières campagnes.

Video: PIT@SJS, #6: Dupuis soulève la Coupe Stanley

9- Guy Charron (C)

Charron amorce sa carrière de joueur non repêché en faisant un court passage avec les Canadiens de Montréal en 1969-70 et 1970-71 avant d'être échangé aux Red Wings de Detroit. C'est vraiment là qu'il prend son envol et qu'il s'établit comme un joueur régulier dans la Ligue nationale. Il portera également les couleurs des Scouts de Kansas City et des Capitals de Washington et disputera au total 734 matchs dans la LNH, récoltant 221 buts et 309 mentions d'aide pour 530 points. Natif de Verdun, Charron poursuivra sa carrière dans le monde du hockey en occupant divers rôles d'entraîneurs, entre autres avec les Flames de Calgary et les Mighty Ducks d'Anaheim.

8- Sylvain Lefebvre (D)

Les Canadiens ont donné une chance à Lefebvre en lui accordant un contrat le 24 septembre 1986. Alors joueur autonome, le défenseur disputera deux saisons complètes avec le club-école de Sherbrooke avant de joindre le grand club pour la saison 1989-90. Son jeu défensif efficace et stable lui a permis d'achever une belle carrière de 945 matchs sur 14 saisons avec les Canadiens, les Maple Leafs de Toronto, les Nordiques de Québec, l'Avalanche du Colorado et les Rangers de New York. L'Avalanche est l'équipe avec laquelle il a disputé le plus de rencontres (303) et avec laquelle il a remporté la Coupe Stanley en 1996. Lefebvre est bien connu à Montréal puisqu'il a été l'entraîneur du club-école de l'équipe de 2012 à 2018.

7- Alex Burrows (AD)

Après deux saisons avec les Cataractes de Shawinigan dans la LHJMQ, Burrows rêvait d'atteindre la LNH, mais son nom ne fut pas prononcé au repêchage. Persévérant, il a accepté des essais dans la ECHL et est passé par la Ligue américaine (LAH) avant de se faire offrir un contrat avec les Canucks de Vancouver en novembre 2005. D'abord employé comme joueur de soutien, le Québécois a plus tard eu la chance d'être muté sur le premier trio aux côtés des frères Henrik et Daniel Sedin. Burrows a joué 822 matchs et récolté 384 points à Vancouver, où il a même été honoré par l'organisation le 3 décembre 2019. Son numéro 14, son nom et sa photo font maintenant partie de l'anneau d'honneur des Canucks dans les hauteurs du Rogers Arena. Après un court passage avec les Sénateurs d'Ottawa, Burrows a pris sa retraite à la fin de la saison 2017-18 et est aujourd'hui entraîneur adjoint du Rocket de Laval dans la LAH. Un parcours fort impressionnant pour un joueur jamais repêché.

Video: Burrows parmi les grands des Canucks

6- Don Marcotte (AG)

Marcotte a passé l'entièreté de sa carrière avec les Bruins de Boston entre 1965 et 1982, disputant au passage 868 matchs. À l'époque, il évoluait un peu dans l'ombre des Bobby Orr, Phil Esposito et Johnny Bucyk, mais Marcotte était un joueur de confiance qui excellait dans les deux sens de la patinoire. Il avait d'ailleurs souvent la responsabilité de surveiller les meilleurs éléments adverses, et il a eu son mot à dire lors des conquêtes de la Coupe Stanley de Boston en 1970 et 1972. Marcotte aura amassé 484 points (230 buts, 254 passes) en carrière, ce qui le place au 17e rang de la riche histoire des Bruins.

5- René Robert (AD)

Robert est surtout connu pour sa présence au sein de la « French Connection », un trio qu'il complétait avec Gilbert Perreault et Richard Martin chez les Sabres de Buffalo des années 1970. En 1974-75, les trois Québécois ont dirigé l'attaque en prenant les trois premières places des marqueurs à Buffalo, et c'est Robert qui a pris la tête avec une saison de 100 points, un sommet pour lui en carrière. Cette année-là, Robert a également inscrit 13 points en 16 rencontres de séries éliminatoires, alors qu'il a aidé les Sabres à accéder à la Finale de la Coupe Stanley pour la première fois de leur histoire. Ils se sont toutefois inclinés contre les Flyers de Philadelphie. Robert terminera sa carrière avec une moyenne de près d'un point par match après en avoir récolté 702 en 744 parties avec les Maple Leafs, les Penguins, les Sabres et les Rockies du Colorado.

4- Steve Duchesne (D)

Le 4 octobre 1984, les Kings de Los Angeles ont offert un contrat à ce joueur autonome jamais repêché. Ils ne se doutaient probablement pas eux-mêmes que Duchesne deviendrait un des meilleurs défenseurs offensifs de sa génération. En 1113 matchs étalés sur 16 saisons avec les Kings, les Flyers, les Nordiques, les Blues de St. Louis, les Sénateurs d'Ottawa et les Red Wings, le natif de Sept-Îles a inscrit 752 points (227 buts, 525 passes). Ce rendement offensif est bon pour le 21e rang parmi tous les défenseurs de l'histoire de la LNH. Duchesne a participé au Match des étoiles à trois reprises (1989, 1990 et 1993) et a pris sa retraite en 2002 après avoir gagné la Coupe Stanley avec Detroit. Lors de son passage à Québec, Duchesne a connu la meilleure saison de sa carrière avec 82 points en 82 matchs, un record pour un défenseur des Nordiques (excluant l'Avalanche).

3- Dan Boyle (D)

Boyle fait partie des rares francophones non repêchés à avoir franchi le cap des 1000 matchs en carrière dans la LNH. En 1093 rencontres, le franco-ontarien a amassé 605 points (163 buts, 442 passes), ce qui est bon pour le 38e rang de l'histoire chez les défenseurs. Boyle s'est fait un nom lors de son passage avec le Lightning de Tamba Bay au cours de la décennie 2000. En 2003-04, il était le quart-arrière en défense de cette équipe qui a remporté la Coupe Stanley. Boyle a ensuite passé six saisons avec les Sharks de San Jose, où il a été le meilleur défenseur offensif de l'équipe à cinq reprises. Le natif d'Ottawa a également joué un rôle important lors des séries éliminatoires tout au long de sa carrière. En 130 rencontres d'après-saison, il aura récolté 81 points, dont 17 buts.

2- Guy Lapointe (D)

Membre du fameux « Big Three » avec Larry Robinson et Serge Savard, Lapointe a fait partie de la dynastie des Canadiens dans les années 1970, où il a mis la main sur la Coupe Stanley à six reprises (1971, 1973, 1976, 1977, 1978 et 1979). En 884 matchs avec les Canadiens, les Blues et les Bruins, le défenseur a inscrit 622 points (171 buts, 451 passes). Finaliste à deux occasions pour l'obtention du trophée Norris (1972-73 et 1974-75), Lapointe a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1993. Celui qui a plus tard révélé n'avoir jamais eu l'intention de jouer dans la LNH - plus jeune il voulait devenir policier - a vu son numéro 5 être retiré par le Tricolore en 2014. Par ailleurs, il détient encore le record pour le plus de buts en une saison par un défenseur des Canadiens avec 28, exploit datant de 1974-75.

1- Martin St-Louis (AD)

Parmi tous les joueurs francophones non repêchés, St-Louis est celui qui a connu la plus longue et la plus illustre des carrières. Longtemps ignoré en raison de son petit gabarit, le Québécois a finalement disputé 1134 matchs dans la LNH et a récolté 1033 points (391 buts, 642 passes). Après aavoir amorcé sa carrière avec les Flames de Calgary en 1998-99, St-Louis a fièrement représenté le Lightning pendant de nombreuses années, équipe avec laquelle il a remporté la Coupe Stanley en 2004. De plus, il a mis la main sur le trophée Art-Ross, remis annuellement au meilleur pointeur de la LNH, à deux reprises grâce à des saisons de 94 points en 2003-04 et de 60 points en 2012-13 (saison écourtée). St-Louis a également ajouté à son tableau de chasse un trophée Hart (2003-04), remis au joueur le plus utile à son équipe, un trophée Ted Lindsay, remis au meilleur joueur selon un vote des joueurs, la même année, ainsi que trois trophées Lady Byng (2009-10, 2010-11 et 2012-13), remis au joueur considéré comme ayant démontré le meilleur esprit sportif tout en affichant des performances remarquables sur la patinoire.

Mentions honorables : Francis Bouillon, Donald Brashear, Jean Potvin, David Desharnais

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