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Timothy Liljegren ne joue pas à l'autruche

Le défenseur suédois sait qu'il a connu une saison en-deçà des attentes

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Timothy Liljegren s'apprêtait à vivre la saison la plus enivrante de sa carrière. Il venait de connaître une campagne couronnée de succès, certains le comparaient déjà à Erik Karlsson et le voyaient être réclamé tout juste derrière Nolan Patrick, au deuxième échelon du repêchage de 2017.

L'arrière suédois à caractère offensif a amorcé la saison avec une récolte d'un but et trois aides en cinq matchs au tournoi Ivan-Hlinka, mais les réjouissances ont rapidement pris fin. Alors qu'il poursuivait sa préparation en vue de la saison avec Rogle, dans la Ligue de Suède, on lui a diagnostiqué une mononucléose qui allait le tenir à l'écart du jeu pendant deux mois.

« Quand je suis revenu au jeu, je ne me sentais pas à 100 pour cent. Ça m'a pris un mois pour retrouver la forme. Ensuite, j'ai eu une blessure à la hanche qui m'a fait rater trois semaines au mois de février. Ç'a été une saison assez difficile, j'ai seulement essayé de passer au-travers. »

En plus des ennuis de santé, Liljegren (5 pieds 10 pouces, 188 livres) a souvent changé d'adresse en cours de saison. Il a principalement joué avec Rogle dans la Ligue de Suède et a passé du temps avec Timra, en deuxième division suédoise, et avec les formations de moins de 20 ans et de moins de 18 ans de Rogle.

C'est donc avec quatre équipes, quatre entraîneurs et quatre plans de match différents que Liljegren a tenté de répondre aux attentes élevées que l'on avait fixées à son égard à l'aube de la saison.

Loin d'être des conditions idéales. Mais Liljegren a tout de même eu son mot à dire dans ces décisions.

« Je pense que je n'avais pas le temps de jeu dont j'avais besoin pour m'améliorer, c'est ce qui a mené à ces nombreux changements, a-t-il expliqué. J'ai eu des hauts et des bas, des bons et des mauvais matchs, mais ç'a été dur de trouver mon style de jeu.

« J'ai joué avec quatre équipes différentes. C'est bien pour moi, j'ai grandi en tant qu'individu, mais c'est certain que j'aurais aimé joué pour la même équipe. C'est frustrant parfois. »

L'histoire ne dit toutefois pas si Liljegren faisait le nécessaire pour obtenir le temps de jeu qu'il désirait, ce dont plusieurs doutent en coulisses.

L'arrière a récolté un but et quatre aides en 19 matchs avec Rogle, dans la Ligue de Suède, puis sept points, dont cinq buts, en 12 affrontements avec la formation des moins de 20 ans de Rogle.

Résultat : sa valeur a baissé considérablement aux yeux de plusieurs dépisteurs et il a finalement abouti au sixième rang sur la liste des meilleurs espoirs européens - deuxième au chapitre des défenseurs derrière le Finlandais Miro Heiskanen

N'en demeure pas moins que Liljegren demeure une option extrêmement intéressante pour une équipe à la recherche d'un défenseur habile avec la rondelle doté d'un instinct offensif. Si les comparaisons avec Karlsson sont désormais un peu plus difficiles à justifier, il reste que le jeune Suédois possède encore d'impressionnantes habiletés.

« Il a une excellente mobilité et un bon coup de patin, a déclaré le directeur du recrutement européen de la LNH, Goran Stubb. Il est aussi un excellent manieur de rondelle. Il peut changer le rythme d'un match d'un seul effort individuel.

« Parfois, il tente de trop en faire sur la patinoire. Il se complique la tâche. Il améliorera son jeu quand il commencera à jouer de manière plus simple et sans risque. »

Liljegren en est aussi conscient et il croit qu'une année supplémentaire en Suède avant de faire le saut en Amérique du Nord lui sera bénéfique.

« Je dois être plus mature, choisir mes moments, a-t-il affirmé. Je vais continuer à me développer comme joueur, à grandir en tant que personne et ensuite je pourrai faire le saut dans la LNH. » 

Avec la collaboration d'Adam Kimelman

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