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Therrien et Stevens pourraient recroiser le fer à la moindre étincelle

LNH.com @NHL

PITTSBURGH - Ils sont remplis de bonnes intentions, tout en minimisant l'importance des prises de bec qu'ils ont eues, il n'y a pas si longtemps, au moment où ils étaient entraîneurs dans la Ligue américaine. Mais on a le sentiment que Michel Therrien et John Stevens pourraient refaire des flammèches ensemble, dès les premières étincelles sur la glace entre les Penguins de Pittsburgh et des Flyers de Philadelphie. Déjà que la rivalité est très forte entre les équipes de l'état de la Pennsylvanie. Ici, on qualifie la finale de l'Association Est, qui va s'ébranler vendredi, de "Guerre froide".

Le caractère bouillant de Therrien, qu'on appelle affectuellement "Iron Mike" à Pittsburgh, est connu des amateurs de hockey du Québec. L'ancien entraîneur du Canadien dit s'être assagi depuis l'époque où il semait presque la terreur à la barre d'équipes de la LHJMQ, à Laval et à Granby. A l'opposé, on ne serait pas porté à croire que son homologue des Flyers puisse chercher noise à quiconque. Derrière le banc, Stevens, avec ses petites lunettes rondes, ressemble davantage à un professeur de philosophie qu'à un entraîneur de la LNH.

Pourtant, les deux hommes ont déjà croisé le fer en séries éliminatoires, à la barre respective des équipes-écoles des deux organisations. Therrien a eu le meilleur en finale de la section Est en 2003-04 comme pilote des Penguins de Wilkes-Barre/Scranton, avant que Stevens n'ait l'avantage l'année suivante également en finale de section. En 2004-05, les Phantoms de Philadelphie ont remporté la coupe Calder.

La rivalité s'était transportée à l'extérieur de la glace, Therrien et Stevens l'ayant joyeusement animée. Ils s'étaient invités à régler leurs comptes au bout du poing, derrière leur banc, ils s'étaient invectivés et renvoyés la balle par le biais des médias.

Après le troisième match de la série de 2004, Stevens avait accusé Therrien de retarder impunément le jeu afin de permettre à ses meilleurs éléments de récupérer sur le banc. Il avait aussi dit que des joueurs jouaient la comédie en se laissant tomber sur la glace.

La réplique de Therrien avait été cinglante: "Il (Stevens) n'arrête pas de se plaindre. Si ça continue, il va se plaindre de notre mascotte Tux. C'est la seule chose qu'il ne s'est pas encore plaint. Je m'attends à ce qu'il le fasse."

L'attaquant Maxime Talbot, qui a pris part à la série de 2004, se rappelle qu'il y a eu passablement d'action.

"C'était l'année du lock-out et les Phantoms avaient dans leurs rangs les Mike Richards, Jeff Carter et R.J. Umberger. On avait aussi de gros joueurs. J'ai vu Michel lancer des bouteilles d'eau sur la glace.

"Et tout le monde sait que Michel est dur à battre dans une guerre verbale."

Stevens refuse de revenir sur le passé, allant même jusqu'à nier qu'il y ait eu existence de conflit entre les deux hommes.

"La série n'est pas un duel entre moi et lui, a-t-il dit. Il s'agit d'un affrontement entre les Flyers et les Penguins."

Therrien a joué du violon, jeudi, quand on a abordé le sujet des relations supposément tendues entre Stevens et lui.

"Il est un bon entraîneur. Il a relancé les Flyers cette saison, après que l'équipe eut terminé au dernier rang de la ligue, l'an dernier. Il a également connu du succès dans les rangs mineurs", a-t-il relevé.

"La série qui s'amorce entre deux grands rivaux va être émotive, c'est sûr. J'espère simplement que ses principaux acteurs vont être ceux qui jouent sur la glace, pas d'autres", a-t-il conclu.

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