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Temple : La longue attente de Vachon est terminée

Dans le calepin de notes : Sergei Makarov espère que d'autres Russes seront également honorés de la sorte; la fille de Pat Quinn rendra hommage à son père

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

TORONTO - Rogatien Vachon avait besoin d'un petit moment. Il a failli avoir besoin d'un mouchoir. Il était à ce point émotif.

Pendant qu'il répondait à une question sur ce que représentait pour lui son intronisation au Temple de la renommée du hockey, qui aura lieu lundi, l'ancien gardien qui a maintenant 71 ans et qui a attendu plus de 30 ans pour recevoir un tel honneur s'est mis à parler de sa défunte épouse, Nicole, et il a failli s'effondrer en larmes.

« Tu ne peux pas demander mieux, a dit Vachon. Le seul regret que j'ai, c'est que ma conjointe vient de nous quitter. »

C'est à ce moment-là que Vachon s'est arrêté. Nicole, à qui il a été marié pendant 44 ans, est décédée d'un cancer du cerveau au mois de février. Vachon a fait savoir qu'elle a lutté contre la maladie pendant quatre mois.

« J'aurais souhaité qu'elle soit ici, a affirmé Vachon. Elle me manque, mais il y a mon enfant, mes petits-enfants et il faut aller de l'avant. C'est un grand honneur, mais j'aurais aimé qu'elle soit ici avec moi. Je pense à elle tous les jours. Je sais qu'elle est bien là où elle est, mais j'aimerais qu'elle soit ici. »

On a ensuite demandé à Vachon ce que Nicole aurait dit si elle avait été à ses côtés, le 27 juin, quand il a reçu l'appel du président du conseil du Temple de la renommée, Lanny McDonald, lui apprenant qu'il allait enfin au Temple, 34 ans après qu'il eut pris sa retraite.

« Elle aurait dit, "Il est à peu près temps que tu y ailles", a lancé Vachon. Nous avons attendu plus de 30 ans pour ça et nous y sommes enfin. »

Makarov ne veut pas être le dernier

Sergei Makarov est le deuxième membre du renommé « trio KLM », le troisième membre de l'imposant « quintette russe » de l'équipe nationale de l'Union soviétique et le cinquième membre de la puissante formation de l'Armée rouge à être admis au Temple de la renommée du hockey.

Il estime qu'il ne devrait pas être le dernier à s'ajouter à un groupe qui comprend déjà Vladislav Tretiak, Viacheslav Fetisov, Valeri Kharlamov et Igor Larionov.

« J'espère que non, parce que je souhaiterais que d'autres s'y joignent aussi, a dit Makarov. Alexei Kasatonov était bon et il devrait y être. Vladimir [Krutov] est mort, mais si nous parlons du groupe des cinq, selon moi nous devrions tous y être. Je l'espère. »

Tretiak a été le premier des joueurs russes à être intronisé, en 1989. Fetisov a suivi 22 ans plus tard, en 2001. Kharlamov lui a succédé en 2005 et Larionov a été intronisé en 2008.

Les autres joueurs russes qui font partie du Temple de la renommée, soit Pavel Bure (2012) et Sergei Fedorov (2015), ont grandi en idolâtrant des joueurs comme Makarov et ils ont tenté de suivre leurs traces.

« Nous avons lancé une nouvelle ère dans le hockey et l'avons amenée dans la LNH, a noté Makarov. Nous étions déjà vieux, dans la trentaine, quand nous avons rejoint la LNH, mais nous avons pavé la voie pour les plus jeunes, nous avons facilité leur parcours vers la LNH. »

Makarov espère qu'un autre Russe recevra bientôt l'appel du Temple.

« Je crois qu'Alexander Mogilny doit y être parce qu'il a été un grand joueur, mais ce n'est que mon [opinion] », a-t-il dit.

Au nom de son père

Kalli Quinn aura pour tâche d'être la voix de son père, le regretté Pat Quinn, qui sera intronisé à titre posthume dans la catégorie des bâtisseurs. Quinn est décédé le 23 novembre 2014 à la suite d'une longue maladie. Il était âgé de 71 ans.

« C'est irréel parce que jamais je n'aurais cru me retrouver dans une telle situation, a déclaré Kalli Quinn. C'est facile pour moi de parler de lui parce que je l'aimais. Il était vraiment mon héros. Il était plus que mon père, il était mon héros. C'est facile pour moi d'en parler et de le vanter. Je n'aime pas le mot "vanter", mais je l'ai en très haute estime. Ça n'a jamais été son cas. Il ne disait jamais de telles choses de lui-même, mais c'est ce que je voyais en lui et c'est ce que les autres voyaient en lui. »

La chose que Kalli ne fera pas quand elle écrira son discours en fin de semaine, en vue de la cérémonie de lundi, c'est d'essayer de dire ce que son père aurait dit s'il avait été là.

« Je ne pourrais jamais faire ça, a-t-elle dit. Mon père avait une façon de dire les choses que je ne pourrais jamais égaler. Il était tellement bon, et c'est là le seul mot qui me vient à l'esprit, quand il parlait devant les gens, dans sa façon de les captiver et de leur faire comprendre son message. Je ne vais même pas m'y essayer.

« Ce que je vais essayer de faire, c'est de résumer les opportunités qu'il a obtenues. Des gens ont couru un risque avec un gars de Hamilton, c'est la réalité. En espérant lui rendre justice. C'est ce que j'espère.»

Une chose en commun

Mis à part le fait qu'ils vont tous devenir des membres du Temple de la renommée en 2016, chacune des personnes qui seront intronisées cette année a fait partie d'équipes championnes à la Coupe Canada ou à la Coupe du monde.

Vachon l'a emporté avec le Canada à la Coupe Canada 1976, Makarov a remporté la Coupe Canada avec l'Union soviétique en 1981, Lindros a aidé le Canada à s'imposer à la Coupe Canada 1991 et Quinn a mené le Canada vers la conquête de la Coupe du monde de hockey 2004.

Vachon a déclaré que la Coupe Canada 1976 a été le fait saillant de sa carrière parce qu'il a aidé le Canada à l'emporter et il a pu jouer avec Bobby Orr. Le plus beau souvenir de Makarov de la Coupe Canada 1981 a été le match de championnat contre le Canada, remporté 8-1 par les Soviétiques.

« Ç'a été un match facile contre le Canada, quelque chose qui n'arrivait jamais d'habitude », a-t-il souligné.

Lindros se souvient d'avoir été impressionné quand, à l'âge de 18 ans en 1991, il est entré dans le vestiaire des Maple Leafs de Toronto au Maple Leaf Gardens et y a vu les plaques sur les murs.

« C'était très impressionnant d'être là, a-t-il dit. J'en avais des frissons. »

Sur les traces de grand-papa

Vachon a fièrement parlé de son petit-fils de 11 ans, Calvin, qui est gardien avec les Kings juniors de Los Angeles et qui se trouve à Toronto cette fin de semaine pour célébrer avec son grand-père.

« Attendez de le voir », a mentionné Vachon en souriant.

Vachon a expliqué que Calvin aura la chance de jouer au Tournoi international de hockey Pee Wee de Québec l'an prochain. Un autre intronisé cette année, Lindros, a participé à ce tournoi lorsqu'il était enfant.

« Il est un excellent athlète, a affirmé Vachon. Il adore ce sport, et il va être très bon. »

Ils ont dit

« Nous sommes ici pour l'éternité, pas vrai? Que ça arrive à ta première année ou plus tard, nous sommes ici, pas vrai? Nous y voici. » - Eric Lindros sur le temps qu'il a attendu avant d'être intronisé au Temple de la renommée

« Il adorait [le Temple de la renommée]. Il était un historien en la matière. Il adorait le hockey. Il trouvait que c'était extrêmement important de protéger l'héritage de ce sport. S'il n'y avait pas cet endroit, nous aurions de la difficulté à comprendre d'où nous venons, à établir la direction dans laquelle le hockey voulait aller. » -- Kalli Quinn sur ce que le Temple de la renommée signifiait pour son père, Pat Quinn

 

 

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