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Suivre les traces de la famille

Notre collaborateur nous parle des jeunes joueurs qui ont su s'inspirer des membres de leur famille qui sont aussi passés par la LNH

par Siniša Šindik @SinisaSindik / Collaborateur LNH.com

Avoir un membre de la famille qui a déjà évolué dans la Ligue nationale de hockey peut parfois être épeurant. Avec l'énorme pression à gérer, cette situation peut représenter un obstacle pour la carrière de plusieurs joueurs. Or, ce n'est pas le cas de tout le monde.

Nombreux sont les exemples de joueurs qui ont plutôt réussi à tirer profit de cette expérience à portée de main. Grandir en côtoyant les amphithéâtres de la LNH possède aussi des avantages.

On pense notamment à Nolan Patrick (son père Steve et son oncle James), Matthew Tkachuk (son père Keith), Dominic Turgeon (son père Pierre), Tyler Bertuzzi (son oncle Todd), William Nylander (son père Michael) et Max Domi (son père Tie), qui ont tous eu la chance de voir un membre de leur famille évoluer au sein du circuit Bettman.

Savoir écouter

Le deuxième choix au total des Flyers de Philadelphie lors du dernier repêchage, Nolan Patrick, se dit très choyé d'avoir grandi dans un tel univers.

« Avec mon père et mon oncle qui sont d'anciens joueurs de la LNH, cela a été très marquant pour moi en grandissant. Ils m'ont tellement appris », a déclaré Patrick au quotidien Toronto Star, en juin dernier.

L'espoir des Flyers, qui ne connaît pas nécessairement le début de saison escompté avec seulement neuf points en 38 matchs, a appris que la persévérance était une qualité essentielle pour demeurer dans la LNH.

Le père du jeune homme, Steve, a disputé 250 matchs avec les Sabres de Buffalo, les Rangers de New York et les Nordiques de Québec, avant de prendre sa retraite en 1986. De son côté, son oncle James a disputé 1 280 matchs de 1984 à 2004 dans l'uniforme des Rangers, des Whalers de Hartford, des Flames de Calgary et des Sabres.

Matthew Tkachuk, lui, 6e choix au total des Flames en 2016, a rapidement compris que ce n'était pas seulement le talent qui comptait.

« Quand je lui parlais [son père], il me répétait toujours de compétitionner et d'être un bon coéquipier. Il me disait de traiter tout le monde de la même manière, que ce soit les entraîneurs, les gérants d'équipement ou les coéquipiers », a expliqué l'ailier de gauche de 20 ans lors d'une entrevue à Sportsnet.

Il est toujours plus facile de prendre en compte les conseils du père quand ce dernier (Keith) a disputé plus de 1200 matchs dans la LNH et qu'il a récolté plus de 1000 points.

Même s'il a déjà été suspendu à quelques reprises et que ces frasques sur la patinoire suggèrent autre chose, Matthew a appris comment respecter les vétérans.

« À mon arrivée, j'étais un gamin de 18 ans qui jouait avec des gars comme Mark Giordano, Matt Stajan et Troy Brouwer; des joueurs qui ont presque 15 ans de plus que moi. Je me demandais comment j'allais m'adapter. »

« Je me souvenais alors de ce que j'avais vu de mon père lorsque j'étais jeune. J'ai vu la façon dont il traitait les gens - les entraîneurs et ses coéquipiers. Il a toujours insisté là-dessus », a conclu Tkachuk, qui verra probablement son frère Brady être repêché en première ronde cette année.

Savoir s'inspirer oui, mais aussi trouver sa propre identité

Dominic Turgeon a récemment été rappelé par les Red Wings de Detroit et a effectué ses débuts dans la Ligue nationale de hockey le 14 janvier dernier contre les Blackhawks de Chicago. Son père, Pierre, a connu une illustre carrière récoltant 1327 points en 1294 matchs.

Ce dernier reconnaît que son fils et lui sont deux joueurs complètement différents.

« Il est un bon joueur en défense. Lui et moi, ce n'est pas pareil. Il connaît une belle progression à sa deuxième saison. Il bloque des tirs et il est fier de ses performances dans le cercle des mises en jeu. Il a une bonne tête de hockey », a souligné Pierre lors d'un entretien avec Radio-Canada.

Pour le fils, évidemment que l'inspiration n'était pas difficile à trouver.

« J'ai grandi autour de la LNH en raison de mon père, alors cela m'a aidé à me sentir à l'aise très rapidement. Il a de toute évidence eu une grande influence sur ma carrière », a déclaré le plus jeune Turgeon.

Une autre histoire de famille à Detroit est celle de Tyler Bertuzzi, qui a eu la chance de grandir aux côtés de son oncle Todd, ancien redoutable ailier droit des Canucks de Vancouver, notamment, qui a terminé sa carrière avec les Red Wings.

Le 58e choix de l'encan 2013 dit avoir bénéficié de la présence de son oncle, qui a joué un véritable rôle de mentor.

« Il m'a dit de laisser mon empreinte, de jouer dur et surtout de jouer à ma façon. Cela allait me permettre de me dénicher une place régulière au sein de la formation », a expliqué le jeune homme de 22 ans au Sudbury Star.

Max Domi est aussi un bel exemple, lui qui est un attaquant offensif, alors que son père, Tie, était un dur à cuire (3515 minutes de pénalité en carrière).

Stabilité financière

L'aspect financier de la chose n'est pas à négliger non plus, alors que ces jeunes profitent souvent de conditions optimales pour se développer.

« Les joueurs qui ont joué dans la LNH ont les ressources financières nécessaires. Le sport est devenu si cher, si spécialisé. Vous avez besoin d'être aisé financièrement pour que l'enfant puisse travailler sur ses points faibles, comme les séances de patin supplémentaires, par exemple », a déclaré Mark Seidel, recruteur en chef d'une centrale de recrutement indépendante, au Toronto Star.

Bref, avoir un ancien joueur de la LNH dans sa famille rajoute certainement une pression additionnelle sur les épaules des jeunes, mais disons que ça a aussi ses bons côtés.

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