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Steven Stamkos sait que le temps commence à presser

Alors que les chances du Lightning de participer aux séries diminuent, l'atatquant n'est toujours pas prêt à revenir au jeu en raison de sa blessure au genou

par Amalie Benjamin @AmalieBenjamin / Journaliste NHL.com

BOSTON - Alors que les jours passent et que les matchs se succèdent rapidement, le joueur de centre Steven Stamkos réalise que son retour au jeu à la suite d'une intervention chirurgicale au genou devient de moins en moins probable. Il sait que le nombre de matchs que le Lightning de Tampa a l'assurance de jouer cette saison n'est plus que de 10.

Ça le dérange. Mais le capitaine du Lightning sait aussi qu'il n'y a pas grand-chose d'autre qu'il puisse faire pour accélérer le processus de guérison et de remise en forme, même s'il a recommencé à patiner et à s'entraîner avec ses coéquipiers, comme il l'a fait jeudi au TD Garden à l'approche du match contre les Bruins de Boston (19 h (HE); TVA Sports, NESN, SUN, NHL.TV).

« Quand je serai à 100 pour cent, je serai de retour, a déclaré Stamkos. Évidemment, tu espères que ça va arriver plus tôt que tard, mais je n'ai aucun contrôle sur la vitesse de guérison ou sur le processus. Le synchronisme, le niveau de forme et toutes ces choses-là… Il y a tellement de facteurs qui entrent en ligne de compte quand tu as été absent pendant une aussi longue période de temps. »

Stamkos est à l'écart du jeu depuis le 15 novembre, date à laquelle il s'est déchiré le ménisque externe du genou droit. C'est vendredi de la semaine dernière qu'il a recommencé à participer à des entraînements complets, c'est-à-dire il y a six jours, après quatre mois de réadaptation. On avait initialement prévu qu'il serait absent pour une période de quatre à six mois, mais Stamkos savait dès le départ que le délai de guérison minimum était trop optimiste.

Il ne sait toujours pas combien de temps il lui faudra vraiment. Devra-t-il attendre à la saison prochaine ?

« C'est vraiment difficile de répondre à cette question-là, a dit Stamkos. J'essaie d'être le plus honnête possible quand je réalise des entrevues. C'est juste qu'il n'y a aucune réponse qui soit vraiment honnête.

« Ce n'était pas une blessure comme une fracture, où tu as pas mal l'assurance que ce sera dans quatre à six semaines. Dans ce cas-ci, c'est une période qui variait de quatre à six mois, mais la période de quatre mois était peu probable. Nous avons dépassé ce stade maintenant. »

Et il n'est toujours pas à 100 pour cent de sa forme.

« Jusqu'à ce que j'ai l'impression de pouvoir m'entraîner sans restriction sur la glace, je ne pourrai pas être le genre de joueur qui est capable d'aider son équipe au meilleur de ses capacités, a-t-il noté. Pour le moment, alors que je viens de quitter la patinoire, je n'ai toujours pas l'impression d'avoir atteint ce niveau. Et je ne m'attends pas à me lever demain matin avec le sentiment que soudainement, je sens que je suis dans une forme fantastique. C'est un processus. C'est frustrant par moments. C'est excitant par moments, notamment quand tu constates que tu as beaucoup progressé en peu de temps, mais reste que c'est une longue réadaptation. »

En fin de compte, tout se résumera à la façon dont Stamkos se sentira. Recevoir le feu vert d'un médecin ne voudra pas nécessairement dire qu'il se sentira aussitôt prêt à aider ses coéquipiers. Il ne veut pas, comme il l'a dit, être un boulet pour son équipe parce qu'il y a certaines choses qu'il n'est pas encore capable de faire de manière satisfaisante.

« Je vais essayer d'éviter ça, a-t-il indiqué. Ce ne serait pas juste pour mes coéquipiers. Ce ne serait pas juste à mon endroit non plus si je recommençais à jouer dans un contexte comme celui-là. »

C'est ce qui rend la situation encore plus difficile à vivre pour Stamkos, qui doit rester à l'écart et regarder ses coéquipiers se débattre du mieux qu'ils peuvent pour tenter de décrocher une place en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Le Lightning a subi la défaite à ses trois derniers matchs et se trouve à cinq points de Boston, qui détient la deuxième place de quatrième as dans l'Association de l'Est. Tampa Bay est par ailleurs à trois points des Islanders de New York, qui cherchent aussi à gagner du terrain dans l'espoir d'obtenir une place en séries.

Malgré l'urgence de la situation, Stamkos ne peut pas encore revenir au jeu, alors qu'il doit encore composer avec les effets à long terme de sa blessure, ainsi qu'avec un certain niveau de douleur et d'inconfort. Il s'attend d'ailleurs à ressentir un certain niveau de malaise pendant plusieurs mois encore.

« Il va falloir apprendre à faire la distinction entre la douleur du quotidien, entre ce qui est un malaise de routine et ce qui ne l'est pas, a-t-il affirmé. Quand tu quittes la patinoire, tu as mal, mais c'est une bonne sorte de douleur. C'est parce que tu as travaillé fort. Mais ressens-tu de la douleur lorsque tu fais certains mouvements, par exemple à tes trois premiers coups de patin quand tu cherches à accélérer ?

« Il faut se méfier quand il s'agit du genou. Je n'avais jamais eu à composer avec une blessure du genre, alors tout était nouveau pour moi. Il y a évidemment toutes sortes de mouvements que tu fais, quand tu patines sur la glace, qui impliquent le genou. Il y a toutes sortes de choses que tu dois apprendre de nouveau par toi-même après avoir été absent pour une aussi longue période.

« Je suis sur la bonne voie, sans aucun doute. C'est juste que le temps commence à presser. J'espère qu'il reste assez de temps pour que je puisse revenir aider l'équipe, ou du moins pour que l'équipe revienne dans la lutte et accède aux séries, pour qu'ensuite je sois prêt à revenir à ce moment-là. Je vais continuer à y aller un jour à la fois. »

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