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Sidney Crosby et les Penguins doivent être opportunistes

Le capitaine de Pittsburgh croit que l'exécution est la clé du succès en Finale de l'Est

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

CRANBERRY - Le capitaine des Penguins de Pittsburgh Sidney Crosby n'a jamais été du genre à suranalyser un match, à décortiquer chaque détail de chaque présence, à penser à ce qu'il aurait dû faire.

« On passe à autre chose » a toujours été sa philosophie. C'est demeuré comme ça dimanche, au lendemain d'une défaite de 2-1 en prolongation au cours de laquelle il a été blanchi et limité à deux tirs face aux Sénateurs d'Ottawa lors du match no. 1 de la Finale de l'Est au PPG Paints Arena.

Le deuxième match aura lieu à Pittsburgh lundi (20h HE; NBCSN, SN, TVA Sports).

« Vous n'avez pas besoin de changer beaucoup d'éléments, a dit Crosby. Parfois, ce n'est qu'une question d'exécution. »

À ce chapitre, Crosby a mis le doigt sur le bobo.

Lors du premier affrontement, ses coéquipiers Jake Guentzel et Bryan Rust et lui n'ont eu aucun problème à percer la formation 1-3-1 des Sénateurs en zone neutre, à entrer en territoire offensif et à s'y installer. Ce ne fut pas toujours fait avec de la vitesse ou proprement, mais ils étaient là et ils ont eu quelques occasions. Crosby, en fait, a presque récolté deux aides à ses quatre premières présences.

Jake Guentzel a fait dévier le tir de Ron Hainsey, préparé par Crosby, sur la barre transversale à 3:07 de la première période. Puis, à 5:22, pendant une double supériorité numérique, le tir sur réception de Patric Hornqvist sur une passe de Crosby a touché le poteau gauche.

Crosby a utilisé son patin pour mettre la table pour une chance d'Evgeni Malkin, qui a été frustré par le gardien Craig Anderson à 7 :32 du deuxième engagement. C'était pendant une pénalité à retardement aux Sénateurs.

À sa présence suivante, Crosby et Guentzel ont effectué un beau jeu de passes pour remettre le disque au défenseur Olli Maata qui a vu son tir être dévié par Rust. Anderson a réalisé l'arrêt à 11 :22.

Il y en a eu davantage.

Crosby a semblé servir une passe parfaite à Guentzel à 11 minutes de la troisième période, mais le défenseur Erik Karlsson s'est interposé et a mis un terme à la menace. Guentzel aurait pu compléter le jeu par un tir sur réception dans une cage béante.

À d'autres occasions, le trio a bourdonné en fond de territoire, mais rien ne s'est matérialisé devant le filet.

En prolongation, Crosby et ses compagnons ont à nouveau attaqué en tentant de voiler la vue d'Anderson pour préparer un tir de la pointe. Ça n'a pas fonctionné.

« Nous avons eu nos chances », a indiqué Crosby.

Ils n'en ont pas profité, c'est pourquoi l'analyse de la performance de Crosby devient nécessaire.

Les Penguins ont marqué un but et ont été dominés 32-17 au chapitre des tirs au but à forces égales. Crosby a été blanchi et limité à un seul tir à forces égales, à 3 :51 de la prolongation.

« Je crois que nous avons été impatients à certains moments dans le match quand nous avions la rondelle derrière la ligne des buts. Nous cherchions le jeu parfait », a dit Rust.

Ce trio n'est pas différent des trois autres des Penguins et des six défenseurs, mais ça parait quand l'adversaire réussit à museler le no 87, surtout en l'empêchant de réussir des jeux à partir du fond du territoire, où il est le plus dangereux.

Crosby a essayé, mais il n'a pas été en mesure de transporter le jeu de l'arrière du filet jusque dans l'enclave.

« Je pense que nous devons reconnaître où sont les occasions de créer quelque chose et quand il n'y en a pas, a déclaré l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan. Et quand nous ne pouvons pas, nous devons conserver la rondelle. Nous devons être patients. Nous devons les forcer à perdre de l'énergie en tentant de se défendre. Et peut-être qu'il faudra attendre à une prochaine présence. L'important c'est de ne pas forcer les choses. »

C'est peut-être ce qui explique que Crosby a amené l'iddée de conserver la rondelle davantage lors du match no 2. Pas parce qu'il croyait avoir abandonné la rondelle trop souvent dans le match no 1, mais parce qu'à quelques occasions il avait plus d'espace qu'il le croyait.

Ça fait partie des ajustements à faire d'une ronde à l'autre, surtout en passant d'une série intense et offensive contre les Capitals de Washington à un affrontement contre une équipe passive et défensive comme les Sénateurs, qui se regroupent autour d'Anderson pour rester dans le coup.

« Ils sont dévoués à se défendre, donc il faut tirer et s'emparer des retours, créer de la circulation, a dit Crosby. Nous ne devons pas tout changer, mais nous devons profiter de nos chances et nous battre pour les retours. »

Si les Penguins font ça, peut-être que l'analyse de la performance de Crosby ne sera pas nécessaire après le match no 2. Peut-être qu'il parlera de la manière dont ils ont passé du temps en zone offensive pour finalement arracher la victoire.

« Nous devons trouver le moyen de nous améliorer, de nous démarquer et de créer des chances, a ajouté Crosby. Et de marquer. »

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