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Sharks : Jones devra voler quelques matchs

Le gardien de San Jose devra être au sommet de son art si les Sharks veulent réaliser leur rêve de Coupe Stanley

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

PITTSBURGH - Les tirs venaient de la pointe, des cercles, de l'enclave. Ils venaient même de l'arrière de la ligne des buts.

Au cours d'une séquence endiablée du match no 1 de la Finale de la Coupe Stanley, l'attaquant des Penguins de Pittsburgh Patric Hornqvist, qui se trouvait devant le filet, a redirigé une passe de son coéquipier Sidney Crosby sur une contre-attaque. Le gardien des Sharks de San Jose Martin Jones s'est dressé devant lui. La rondelle s'est dirigée dans le coin gauche.

Elle ne se trouvait toutefois pas encore hors de danger. Crosby l'a immédiatement renvoyée vers Jones, espérant obtenir un bond favorable ou un retour. Jones a placé sa jambière devant le disque, et ce dernier a ricoché plus loin, en sécurité.

« Ils tirent de partout », a noté le défenseur des Sharks Marc-Edouard Vlasic.

Les Penguins ont bombardé les Sharks de 41 tirs dans un gain de 3-2 lundi. À l'aube du match no 2 au Consol Energy Center mercredi (20 h (HE); TVA Sports, NBCSN, CBC), l'une des principales questions est de savoir si les Sharks peuvent réduire le nombre de tirs qu'ils vont accorder, et si Jones peut voler un match, ou la série, s'ils n'y parviennent pas. Le fait que Jones ait été le meilleur joueur des siens dans le match no 1, et que cela n'a pas suffit, en dit long.

Les Sharks ont accordé plus de 41 tirs une seule autre fois en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Cela remonte au 5 mai dans le match no 4 de la deuxième ronde de l'Association de l'Ouest contre les Predators de Nashville, et ce match s'est rendu en troisième période de prolongation, un revers de 4-3. Ils avaient permis 27 tirs en temps réglementaire.

Ils avaient aussi accordé 39 tirs en temps réglementaire au cours du deuxième match de cette série, et Jones avait réalisé 37 arrêts dans un triomphe de 3-2. Mais à l'exception de ces matchs, Jones devait être solide, sans être spectaculaire. Il n'a pas eu à effectuer plus de 29 arrêts dans toutes ses autres victoires. Il a signé trois blanchissages, mais n'a pas affronté plus de 26 tirs dans chacun d'entre eux.

« Il a été fantastique quand nous avons eu besoin qu'il le soit, a souligné l'attaquant des Sharks Tommy Wingels. Notre identité en tant qu'équipe est de ne pas donner d'excellentes chances de marquer. Je pense que c'est ce qui nous caractérise. C'est ainsi que nous voulons jouer. C'est en fonction de ce principe que nous appliquons de la pression, et que nous nous replions. C'est donc certainement au reste de l'équipe de réduire ce nombre de chances de marquer. »

Plus facile à dire qu'à faire.

Le Lightning de Tampa Bay a accordé 29,7 tirs par match au cours des deux premières rondes des séries, avant d'en accorder 38,4 par rencontre face aux Penguins en finale de l'Association de l'Est, où ils ont été dominés 269-179 dans la colonne des lancers. Ils ont accordé 41 tirs à trois reprises et n'en ont jamais permis moins de 34. Ils ont disputé des matchs no 6 et 7 en grande partie en raison du brio du gardien Andrei Vasilevskiy.

« Lorsque nous tirons en moyenne 40, 45 fois au filet… C'est difficile de perdre lorsque nous y parvenons, a mentionné l'attaquant des Penguins Nick Bonino. De toute évidence, Vasilievskiy a fait tout ce qu'il pouvait. Nous avons obtenu 100 tirs de plus qu'eux, et ils ont néanmoins disputé un match no n7. Nous devons être un peu plus opportunistes, mais je pense que nous sommes heureux du nombre de lancers que nous décochons. »

Les Sharks ont accordé 27,1 tirs par match au cours des trois premières rondes avant d'en permettre 41 lundi. Comme ils l'ont fait contre le Lightning, les Penguins ont profité des revirements et ont utilisé leur vitesse, générant des chances de marquer en contre-attaque et conservant la possession du disque en zone offensive.

« Plusieurs de ces tirs provenaient de l'extérieur, mais il y a aussi eu plusieurs très bonnes chances de marquer, a admis Wingels. Sommes-nous à l'aise avec les tirs en provenance de la périphérie? Oui, ça va. Ce sont toutefois ceux qui viennent du milieu de l'enclave, où le gardien doit nous sauver la vie, que nous devons éliminer. »

Jones ne devrait pas se laisser déranger. Il est reconnu pour son comportement calme et posé. Le capitaine des Sharks Joe Thornton l'a comparé au gardien des Canadiens de Montréal Carey Price, qui a remporté l'or olympique avec le Canada en 2014 ainsi que le trophée Hart remis au joueur le plus utile de la ligue la saison dernière, sans pour autant voir son rythme cardiaque augmenter ou devoir élever la voix. Il y a une raison pour laquelle les propos de Jones ne sont jamais rapportés dans cette chronique. Il parle rarement.

« Il est un excellent gardien, a assuré le gardien auxiliaire des Sharks James Reimer. Il voit très bien le jeu. Il peut aussi très bien lire ce qui se déroule devant lui. Je pense qu'il suit le rythme, et que cela ne le dérange vraiment pas de recevoir 22 tirs ou 41. Il est bon sous la pression. »

En 120 matchs de saison régulière et de séries éliminatoires dans la LNH, Jones a affronté 40 tirs ou plus à quatre reprises seulement : lundi contre les Penguins, le match en troisième prolongation contre Nashville et deux fois au cours de la dernière saison régulière. Il a réalisé 47 arrêts pour remporter l'un de ces matchs, le 7 mars contre les Flames de Calgary, et il a repoussé 38 lancers dans un revers en tirs de barrage, le 24 février contre l'Avalanche du Colorado.

Les Sharks doivent briser le rythme de Pittsburgh et imposer leur style de jeu, soit de travailler avec acharnement en zone offensive, et de garder la rondelle loin des Penguins, afin de limiter leur nombre de lancers. Sinon, s'ils veulent de remporter la Coupe Stanley, Jones devra probablement être leur joueur le plus utile dans cette série.

 

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