Skip to main content

Finalement la saison de la relance des Oilers?

L'attaquant Benoit Pouliot est admiratif du grand talent de Connor McDavid

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

WINNIPEG - Avec quatre victoires en cinq matchs cette saison, les Oilers d'Edmonton montrent des signes encourageants qu'ils sont en voie de s'extraire du bourbier dans lequel ils sont enfoncés depuis leur dernière participation à la Finale de la Coupe Stanley, il y a une dizaine d'années.

Serait-ce finalement la saison de la relance?

L'attaquant franco-ontarien Benoît Pouliot répond à la question en disant que la saison qui vient de s'amorcer ne peut pas être pire que les deux précédentes, soit depuis son arrivée avec les Oilers en 2014-15.

Concrètement, il dit avoir remarqué un changement d'attitude depuis la saison dernière, même si l'équipe a terminé à l'avant-dernier rang du classement de la LNH.

« Ça peut paraître bizarre, mais même la saison dernière, avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur (Todd McLellan) et tout ce qui s'est passé avec l'équipe, nous avons fait un pas vers l'avant », avance Pouliot, en marge de la Classique Héritage qui mettra en présence les Oilers et les Jets de Winnipeg au stade Investors Group Field, dimanche (15 h (HE); TVA Sports, SN, NHLN, NHL.TV).

« La saison dernière, on se faisait moins surclasser. Nous étions plus compétitifs, nos défaites l'étaient par des scores plus serrés.

« La grande différence jusqu'à maintenant cette saison, c'est que nous sommes capables de conserver des avances. La saison dernière, les gars se démoralisaient dès qu'on se faisait marquer un but. Le langage corporel n'était pas bon. L'atmosphère est complètement différente. »

McDavid le meilleur

Évidemment, une équipe qui a dans ses rangs un jeune prodige de la trempe de Connor McDavid ne peut qu'aller de l'avant.

Pouliot estime que ce n'est qu'une question de temps avant que McDavid soit le meilleur joueur de hockey au monde.

« Il l'est peut-être déjà, a-t-il soumis. C'est en tout cas le meilleur joueur avec lequel j'ai évolué en neuf ans de carrière. Il n'est âgé que de 19 ans. Je n'ai jamais vu un joueur tout faire, comme lui. Je deviens un amateur sur le banc en le voyant aller. Dès qu'il touche à la rondelle, tu sais que quelque chose de positif va arriver. La vitesse qu'il a c'est incroyable. Et il a des mains très agiles. Il peut manier la rondelle en patinant à vive allure. Il ne le fait pas que dans les matchs, mais également dans les séances d'entraînement. Il va toujours à fond de train. C'est impressionnant à voir. Je ne pense pas que quelqu'un d'autre puisse faire ça. »

McDavid a vu sa première saison dans la LNH être écourtée en raison d'une fracture à la clavicule gauche. Il a tout de même récolté 48 points en 45 matchs. Cette saison, il totalise déjà huit points en cinq rencontres.

« Il était déjà notre meilleur joueur à l'âge de 18 ans. Il a pris une autre coche cette saison. J'ai hâte de voir quand il va acquérir de la maturité physique, qu'il va se renforcer. Il va être très dominant. »

Les Oilers ont confirmé McDavid dans son statut de super-vedette en devenir en lui confiant la tâche de capitaine, avant le début de la saison. McDavid est ainsi devenu le plus jeune capitaine de l'histoire de la LNH.

« C'est un leader par ses actions sur la patinoire, même s'il commence à se dégêner dans le vestiaire, relève Pouliot. Ça s'en vient. Il n'a pas besoin de trop parler. Il y a des vétérans qui le font très bien. Lui n'a qu'à sauter sur la glace et nous allons le suivre. »

Remontrances

Pouliot dit connaître un début de saison satisfaisant, même s'il a eu subi une saute d'humeur de l'entraîneur. McLellan n'a pas apprécié qu'il écope de cinq pénalités en l'espace de quatre périodes de jeu. Il n'a pas mis de gants blancs pour le faire savoir aux journalistes.

« Je ne souhaiterais pas bloquer des tirs en infériorité numérique pour des pénalités stupides (de Pouliot), a-t-il vociféré, à l'issue de la défaite de 6-2 encaissée face aux Sabres de Buffalo, le 16 octobre. Il peut s'asseoir sur le banc et regarder. Comme organisation, nous avons des aspects à corriger et enrayer la stupidité est l'une d'entre elles. »

« C'est correct, commente Pouliot. Ce n'est pas comme si je n'avais pas vu venir le coup. Je savais que j'étais dans le tort. Nous avons eu une discussion et tout est rentré dans l'ordre. Il m'a demandé d'être plus combatif et d'avoir un meilleur positionnement. Je ne peux pas uniquement jouer en étirant le bâton. Je dois m'impliquer et déployer plus de vitesse à l'attaque. Ç'a mieux été dans les deux derniers matchs. »

Pouliot, qui vient de franchir la trentaine en âge, en sera dimanche à son quatrième match en plein air.

Il ne garde pas de bons souvenirs de son premier dans l'uniforme des Canadiens de Montréal à Calgary en 2011, à l'occasion de la Classique Héritage face aux Flames.

« C'était froid sans bon sens. J'avais les doigts gelés. Ce n'était pas agréable. Les deux autres matchs avec les Rangers de New York au Yankee Stadium en 2014, joués en l'espace de quelques semaines, ont été le "fun". »

 

En voir plus