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Sébastien, le dernier de la lignée des Geoffrion à faire sa marque dans le hockey

LNH.com @NHL

C'est en regardant le chandail numéro 5 de son grand-père être hissé au plafond du Centre Bell que Sébastien Geoffrion a compris ce que Bernard (Boom Boom) Geoffrion représentait pour le hockey et pour le Canadien de Montréal.

Ce soir-là, la famille au complet était dans un état second. D'abord en raison du décès de Boom Boom plus tôt ce jour-là, d'un cancer de l'estomac, puis du fait de se retrouver au centre de la patinoire pendant la cérémonie accompagnant le retrait de son chandail, devant 21 273 amateurs qui applaudissaient chaleureusement.

"C'était un jour triste mais également formidable, se rappelait cette semaine Sébastien Geoffrion, âgé de 19 ans. J'ai finalement vu à quel point il était célèbre.

"Avant, je ne le voyais que comme mon grand-père - mon grand-père avec des fausses dents. Mais nous avons été traités comme des dieux à Montréal."

Sébastien Geoffrion et son frère Blake, de deux ans son aîné et un choix de deuxième tour des Predators de Nashville, poursuivent une tradition familiale vieille de quatre générations en évoluant dans le hockey de haut niveau.

Sébastien est un solide attaquant qui s'aligne pour le Ice de l'Indiana. Le Ice se mesurait cette semaine au Force de Fargo, en finale de la United States Hockey League, un circuit américain junior.

Blake joue de son côté pour l'université du Wisconsin.

Leur grand-mère, Marlene Morenz, est la fille de l'ancienne légende du Canadien, Howie Morenz. Elle a épousé Boom Boom. Leur fils Danny, qui a évolué pour le Tricolore, est le père de Blake, de Sébastien et de Brice, le cadet. Ce dernier joue au hockey avec la Culver Military Academy, dans l'Indiana.

Boom Boom a gagné deux fois le titre de meilleur marqueur de la Ligue nationale de hockey en plus d'être choisi le joueur le plus utile à son équipe en 1961.

Sébastien obtient lui aussi sa part de buts mais c'est surtout avec ses poings qu'il soulève la foule. Bien qu'il ne mesure que cinq pieds et 10 et ne pèse que 185 livres, il a laissé tomber les gants à quinze reprises cette saison.

"C'est mon rôle mais ma contribution ne s'arrête pas là, explique Geoffrion. Je n'ai pas peur d'encaisser les coups."

Son entraîneur, Jeff Blashill, se rappelle qu'au début de la série contre Fargo, Geoffrion s'est mesuré à Grant Scott, qui mesure six pieds et deux et pèse 215 livres.

"Cela a changé l'allure du match, soutient Blashill. Il est combatif et sait déranger l'adversaire."

Le Ice, qui était à la recherche de robustesse à la mi-saison, a alors acquis Geoffrion des Stars de Lincoln.

"Il est l'un des facteurs qui expliquent notre présence en finale", ajoute Brashill.

Contrairement à son frère Blake qui représente un espoir, Sébastien - qui n'a pas été repêché - ne sait pas s'il pourra atteindre un jour la LNH.

Il espère continuer à se développer la saison prochaine à l'université d'Alabama-Huntsville, où l'entraîneur-chef est un ancien des Jets de Winnipeg, Danton Cole.

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