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Sean Kuraly permet aux Bruins de poursuivre leur saison

L'attaquant recrue, laissé de côté au cours des deux derniers matchs, a marqué en prolongation contre les Sénateurs

par Amalie Benjamin @AmalieBenjamin / Journaliste NHL.com

OTTAWA - Alors que Sean Kuraly jetait son sac d'équipement sur son épaule, il ne savait pas exactement où était passée la première rondelle. Un employé des Bruins de Boston avait en sa possession la deuxième, celle avec laquelle il avait marqué en deuxième prolongation pour confirmer une victoire de 3-2 dans le match no 5 pour permettre aux Bruins de prolonger leur série, mais à ce moment, le sort de la première était inconnu. 

Elle a été localisée quelques instants plus tard - dans les mains du responsable de l'équipement Keith Robinson - afin qu'elle puisse être entourée de ruban, étiquetée et photographiée, près du visage souriant de Kuraly, comme le veut la tradition. 

L'attaquant de 24 ans avait inscrit ce but, son premier de la soirée et son premier en carrière dans la LNH, à 17:05 de la deuxième période, créant ainsi l'égalité et insufflant une nouvelle énergie aux Bruins dans leur série de première ronde de l'Association de l'Est contre les Sénateurs d'Ottawa, alors qu'ils se trouvaient en position de subir une défaite qui mettrait un terme à leur saison.

L'autre? Il était encore plus important, puisqu'il a été réussi à 10:19 de la deuxième période de prolongation, alors que l'horloge affichait 23 h 46, soit tout juste avant que les douze coups de minuit résonnent sur la saison des Bruins. Celle-ci se poursuivra, gracieuseté d'une mise en jeu remportée par David Backes, d'un tir de la pointe du défenseur recrue Charlie McAvoy, d'une déviation par Backes, et d'un but inscrit sur le retour par Kuraly, le héros le plus obscur possible pour les Bruins. 

« Plusieurs bons jeux ont mené à ce but, a noté Kuraly. Je me suis simplement trouvé à la fin de tout cela. La rondelle a atterri sur mon bâton et je l'ai passée vers le fond du filet… il s'agit d'un but facile. Il est rare d'obtenir un but comme ça. Mais bon, la rondelle s'est retrouvée sur mon bâton ce soir. Je suis heureux que ce soit arrivé. »

Il était également heureux d'être en uniforme. 

Kuraly, après tout, se trouvait dans la formation seulement en raison d'une décision prise par l'entraîneur Bruce Cassidy, qui a choisi de l'insérer dans l'alignement à la place du centre de troisième trio Ryan Spooner, en raison de son rendement au cours des deux premiers matchs de la série. 

Cette décision a semblé risquée au premier tiers, après que David Krejci eut été forcé de quitter la rencontre, blessé au bas du corps, ce qui laissait les Bruins avec 11 attaquants, dont un centre de premier trio, un centre de quatrième trio, et un attaquant qui disputait un 11e match en carrière dans la LNH, un troisième au cours des présentes séries. 

Mais Kuraly, qui avait huit matchs de saison régulière derrière la cravate, en plus de ces deux matchs de séries éliminatoires, a fait exactement ce dont les Bruins avaient besoin. Il a même fait plus que cela, ce qui lui a fait perdre ses mots au terme de la partie.

« Ouais. Wow, a-t-il dit après le match. C'est… ouais. Un bon sentiment. La série se poursuit. Nous avons accompli ce que nous voulions ici. Ouais, ce fut une bonne soirée. »

Mais Kuraly a été à la hauteur. Il n'a pas été dépassé par les événements. Il volait plutôt, il était partout sur la patinoire, en position pour effectuer des dommages.

À 14:25 de la première période de prolongation, son tir a été stoppé par le gardien des Sénateurs Craig Anderson. Kuraly a trébuché sur la jambière d'Anderson alors que Noel Acciari poussait le retour dans le filet. Le but a été refusé en raison d'obstruction sur le gardien, une décision qui a été maintenue après l'étude de la reprise vidéo.

Ils ont donc continué à jouer, simplement pour donner à Kuraly d'autres chances de jouer au héros.

« Il était insistant, a souligné le gardien Tuukka Rask. C'est un joueur qui travaille fort, qui fait les bonnes choses. Il rejette le disque en zone adverse, fonce et applique des mises en échec en allant dans les endroits où ça chauffe. Cela prouve que l'on est récompensé lorsque l'on fait cela. Il est un bel exemple. »

Les images de lui parlent d'elles-mêmes. Il y a d'abord eu sa réaction après son premier but, l'émerveillement lié à la réalisation d'un rêve de jeunesse dans la LNH, accompagné d'un sourire incroyablement large et du désir d'embrasser tous ceux qui se trouvaient à proximité.

« Vous ne savez pas vraiment ce que c'est avant d'avoir marqué votre premier but, a assuré Kuraly. C'est une sensation grandiose. Vous travaillez depuis longtemps pour ce but. De voir la rondelle pénétrer dans le filet, c'est indescriptible. Ce fut une bonne sensation. »

Assis sur le banc, Kuraly s'est fait faire une prise de tête par Backes, qui a obtenu la mention d'aide primaire sur chacun de ses buts. Le vétéran a célébré ce moment, a partagé la joie de la recrue. 

« Il possède tous les outils, et il vole sur la glace, a analysé Backes. Avec l'absence de [Krejci], ainsi que de celle d'autres joueurs, nous avons besoin de voir certains joueurs élever leur jeu d'un cran, et ce fut assurément sa soirée. Il est impossible d'être plus heureux pour un jeune joueur. Il est un bon jeune qui travaille d'arrache-pied. Encore une fois, c'est sa soirée. Nous adorons voir cela.

« [Il] avait besoin d'une prise de tête à ce moment-là. Je vais probablement devoir ajouter quelque chose, comme lui frotter les cheveux avec mes jointures, pour le deuxième. C'est difficile de s'amuser davantage. »

Ce moment a été surpassé quelques heures plus tard avec une encore plus grande démonstration d'exubérance, alors qu'il a sauté dans l'enclave avec le bâton dans les airs dans une masse de joueurs sautillant et hurlant, qui savaient tous que leur saison n'était pas terminée, qu'ils auraient une autre chance de jouer dimanche au TD Garden dans le match no 6 (15 h (HE); TVA Sports, NBC, SN).

Ils avaient le sentiment de l'avoir mérité, en raison de la manière dont ils ont joué en troisième période, de la manière dont ils ont résisté à deux jeux de puissance au cours des cinq dernières minutes du troisième tiers, de la manière dont ils ont passé bien près, à deux reprises, de l'emporter dans la première période de prolongation. 

Cela semblait juste. Et mérité.

« Les entraîneurs nous ont dit de simplement continuer de la sorte et de continuer à respecter le plan de match, et c'est ce que nous avons fait, a conclu Kuraly. Ce fut une manière très, très agréable de conclure la soirée. »

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