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On n'a pas oublié le « Prof Caron » à St. Louis

Le coloré personnage a laissé une empreinte indélébile sur l'organisation des Blues, estime Bernie Federko

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

ST. LOUIS - De là-haut, le « Prof Caron » est sûrement très agité de voir les Blues de St. Louis en Finale de la Coupe Stanley.

Il doit en tout cas être fier comme un paon, même après avoir vu les Blues tomber en retard 2-1 dans la série, samedi.

Ronald Caron a marqué l'histoire des Blues. L'homme qui est né à Hull, en Outaouais, a été directeur général de l'équipe à temps plein entre les années 1983 et 1994, avant de revenir en poste sur une base intérimaire pendant la saison 1996-97. Vingt-deux ans plus tard, et plus de sept ans après son décès à l'âge de 82 ans, sa mémoire demeure vive chez les anciens joueurs et membres de l'organisation qui l'ont côtoyé.

Comment peut-on oublier le personnage? Le « Prof » était unique, haut en couleur comme il ne s'en fait plus parce que le moule a été brisé.

« Quel homme amusant », se souvient le meilleur marqueur de l'histoire des Blues, Bernie Federko. « Il y aurait une tonne d'anecdotes l'impliquant à raconter. Il était doté d'une mémoire phénoménale, d'où le surnom de 'Prof'. Peu importe le sujet que vous abordiez avec lui, il en savait toujours plus que vous. »

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Au-delà du personnage, dit Federko, il y a eu l'homme de hockey compétent qui a laissé une empreinte indélébile au sein de l'organisation.

« Il a fait du travail remarquable dans un contexte difficile dans les années 1980, avec le propriétaire Harry Ornest qui tentait continuellement de couper les coins ronds », évoque Federko, qui demeure lié aux Blues à titre d'analyste à la télévision. « Il a dû faire preuve d'ingéniosité afin que les Blues restent compétitifs. Il était toujours aux aguets pour conclure un échange afin d'améliorer l'équipe, avec un budget restreint. Avec le recul, on peut dire que son plus grand mérite a été de garder l'équipe à flots pendant plusieurs années. »

Son meilleur coup d'éclat a été l'acquisition de Brett Hull des Flames de Calgary, le 7 mars 1988.

« L'arrivée de Brett Hull, avec son charisme et ses qualités de franc-tireur, a immédiatement redoré le blason des Blues », avance Federko qui a sa statue, comme Hull et Al MacInnis, aux abords du Enterprise Center. « Grâce à lui, St. Louis est devenue une ville de hockey. Les jeunes voulaient imiter Brett Hull. Le hockey mineur a connu un ''boum »' et les arénas ont poussé comme des champignons dans la région. Il devait y en avoir trois et on est passé à une douzaine en l'espace de quelques années. »

C'est l'héritage que Ronald Caron a laissé aux Blues et à la ville.

« Il arrivait de la prestigieuse organisation des Canadiens, avec lesquels il avait participé à plusieurs conquêtes de la Coupe Stanley dans les années 1970, rappelle Federko. Il a instauré un sentiment de fierté et une culture de gagnants chez les Blues.

« Il est sûrement très heureux là-haut de voir l'équipe en Finale parce que c'était son rêve. Il ne doit pas tenir en place. Oh, et il doit également piquer des crises contre les arbitres. J'imagine celle qu'il aurait faite après le but des Sharks de San Jose avec la passe avec la main, ou en apprenant la suspension d'Oskar Sundqvist. Je l'ai déjà vu arracher un téléphone au mur et le garrocher au sol. Il était très prompt et colérique, le 'Prof'. Il ne craignait pas de faire connaître son mécontentement à un joueur. Je me souviens entre autres d'une discussion très animée qu'il a eue avec le gardien Glen Hanlon.

« Je vous assure, vous ne vouliez pas être assis près de lui pendant les matchs parce qu'il pouvait vouloir échanger toute l'équipe quand elle jouait mal. Il revenait toutefois rapidement à la raison au bout de quelques minutes après une défaite.

« C'était un homme bon, empathique et généreux. Le hockey était toute sa vie. Le hockey et le baseball - il était un fervent admirateur des Yankees de New York. Il a joué un grand rôle dans l'histoire du hockey à St. Louis », termine Federko.

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